Bonnet de la liberté

Actuel

"Robespierre bourreau de la Vendée" : protestation du Parti de Gauche Actuel

Dépêche AFP : "Selon un communiqué du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon a adressé aujourd’hui une lettre au président de France Télévisions Rémy Pflimlin pour protester contre le contenu d’un magazine diffusé sur France 3 intitulé Robespierre, bourreau de la Vendée ? et selon lui « truffé d’erreurs et dangereusement orienté ». Une copie de la lettre a été adressée à Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), et demande aussi que les historiens puissent bénéficier d’un droit de réponse.
« Pour la troisième fois en moins d’un an, France 3, chaîne de télévision du service public, a diffusé la semaine dernière, une émission nommée “Robespierre : bourreau de la Vendée ?”, épisode du magazine historique “L’ombre d’un doute” », écrit M. Mélenchon, coprésident du PG, dans une lettre cosignée par son secrétaire national Alexis Corbière. « Le contenu de cet épisode est un offensant et grossier plaidoyer à charge contre la Révolution de 1789, truffé d’erreurs et dangereusement orienté vers une banalisation de l’idée de génocide », expliquent-ils. « Nous nous adressons à vous pour protester avec la plus grande fermeté contre le fond et la forme de cet épisode. Avec la majorité des historiens et universitaires, nous le jugeons scandaleux et absurde. Votre attitude est également condamnable lorsque vous conduisez le service public à rediffuser étrangement cette émission malgré sa grande médiocrité. »"

Lire la suite sur Libération ; Lire sur Révolution Française.net une critique de cette émission

Thermidor Terminus : la mort de Robespierre Actuel

Thermidor Terminus ou la mort de Robespierre André Benedetto Théâtre Jean Vilar de Vitry sur Seine

Thermidor Terminus ou la mort de Robespierre, pièce d'André Benedetto créée au Théâtre des Carmes à Avignon en 1988, est reprise au Théâtre Jean Vilar de Vitry sur Seine, avec François Bourcier et Roland Timsit, vendredi 15 février (21h) et Samedi 16 février 2013 (19h).
Présentation : "Robespierre est incontestablement l’homme qui a joué le rôle le plus important lors de la Révolution et c’est à lui que l’on doit notre devise « Liberté Égalité Fraternité ». Mais son œuvre est contestée, décriée, nombreux le dépeignent comme un tyran organisateur de la « Terreur ». André Benedetto, en dramaturge engagé, a tenu à briser les fausses idées et mensonges qui pèsent sur le révolutionnaire en écrivant Thermidor Terminus ou la mort de Robespierre. Une œuvre tout à la fois poétique et historique. Deux personnages occupent la scène, Duplay, ami proche de Robespierre, et Philippe Buonarotti, auteur du Manifeste des égaux. François Bourcier et Roland Timsit, tous deux comédiens et metteurs en scène, incarnent ces deux personnages et explorent ainsi un épisode peu connu de notre passé, qui interroge notre présent, notre système politique, nos espoirs."

Voir le site du Théâtre Jean Vilar

Bataille parlementaire droite-FN sur le front vendéen Actuel

Révélée jeudi 17 janvier par Slate, la cosignature par Marion Maréchal-Le Pen d'une proposition de loi sur la «reconnaissance du génocide vendéen de 1793-1794» déposée par le député Droite populaire Lionnel Luca et signée par plusieurs députés UMP et divers droite suscite des remous.
Samedi 19, un des signataires UMP, le député du Var Philippe Vitel, a annoncé à Slate sur Twitter qu'il allait retirer sa signature.
Vendredi, un autre signataire, le député UMP des Bouches-du-Rhône Dominique Tian, avait effectivement affirmé la même chose à Médiapart:
«Ce n'est pas très délicat de la part de Lionnel Luca de ne pas nous avoir dit qu'il allait lui proposer. Si j'avais su, je n'aurais pas signé.»
«On doit être très clairs avec le FN, il n'y a pas de passerelle, pas d'alliance, pas de connivence, ce ne sont pas nos amis», a-t-il également expliqué au site Marsactu. Contacté par Slate vendredi, l'apparenté UMP Alain Leboeuf, élu de la circonscription de La Roche-sur-Yon (Vendée), qui affirme avoir signé cette proposition le 20 novembre, maintient lui sa position: «Je suis Vendéen et je me suis prononcé très clairement par rapport à ce sujet vendéen. Les historiens s'accordent à affirmer qu'il y a eu un certain nombre de massacres. Je suis cosignataire par conviction et pas par rapport à untel ou untel, ce n'est pas mon sujet.»

Lire la suite sur Slate ; autour de la problématique du "génocide" vendéen : Lire sur Révolution Française.net

Tocqueville, la Chine et la Révolution française Actuel

Sur GlobalVoices le 28 décembre 2012 : "Grâce aux hauts fonctionnaires chinois,L'Ancien Régime et la Révolution de l'historien français Alexis de Tocqueville, un ouvrage classique du 19ème siècle sur la Révolution française, est devenu un bestseller en Chine. Selon Business Week, Wang Oishan, Vice-Premier Ministre du Parti Communiste Chinois, ayant fortement recommandé ce livre il est maintenant épuisé dans bon nombre de librairies de Pékin. Chong Ming, professeur d'histoire spécialiste d'Alexis de Tocqueville, en donne une explication : "De nombreux fonctionnaires le lisent pour faire comme leurs chefs. En Chine, les cadres ont beaucoup d'influence sur la culture politique." Pourquoi les hauts fonctionnaires chinois conseillent-ils ce classique sur la révolution ? Les universitaires ont lancé un débat animé sur les médias sociaux et la blogosphère."

Lire la suite sur GlobalVoices, version en anglais

Deneuve et Parisot inventent le « point 1789 » Actuel

Sur Rue89 le 21 décembre 2012 : "Le point Godwin désigne le moment où, selon une règle maintes fois vérifiée, une discussion sur Internet finit toujours par invoquer la Seconde Guerre mondiale. En France, on vient d’inventer un nouveau point Godwin : la référence à 1789, la Révolution française et ses coupeurs de têtes. Honneur à Catherine Deneuve, on pourrait l’appeler le « point Deneuve ».
Dans Libération (article payant) ce vendredi, l’actrice répond vigoureusement à « Monsieur Torreton » et à son pamphlet anti-Depardieu dans le même journal. Au détour d’une phrase, elle s’exclame : « Qu’auriez-vous fait en 1789, mon corps en tremble encore ! » Une phrase qui prend toute sa saveur quand on sait que Gérard Depardieu incarna Danton-le-guillotiné dans le film éponyme de Wajda...
Il faut plus d’une citation pour faire un « point », et, sans doute inspirée et dopée par sa lecture matinale de Libé, Laurence Parisot, la patronne du Medef, a lancé à son tour sur France info : « On est en train de recréer un climat de guerre civile, qui s’apparente à 1789. »"

Lire la suite sur Rue89

L’œuvre de Marc Bloch dévoyée Actuel

Par Suzette Bloch Journaliste, petite-fille de Marc Bloch

A la lecture du Figaro Histoire numéro 4, mes cheveux se sont dressés sur la tête. Marc Bloch, le grand historien qui a payé de sa vie son engagement dans la résistance contre les nazis, y est mis sur le même plan que le maurassien pro-mussolinien et antisémite Jacques Bainville, membre de l’Action française, journal de l’ultradroite monarchiste. Ce n’est pas la première fois que l’œuvre à portée universelle et la vie irréprochable de Marc Bloch sont récupérées pour tenter de rendre vertueuse une idéologie douteuse qui prône le retour à la préférence nationale. Nicolas Sarkozy, épaulé de ses conseillers, le souverainiste Henri Guaino et l’extrême droitiste Patrick Buisson, était un habitué du genre. En décembre 2009, avec l’historien Nicolas Offenstadt, j’avais tapé du poing sur la table, dans une tribune au Monde intitulée «M. Sarkozy, laissez Marc Bloch tranquille».

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Humanité de l’insurrection : Paris (germinal – prairial, an III), Londres (août 2011) Actuel

Par Déborah Cohen, Telemme-Université d'Aix-Marseille 1

Il y a bien sûr l’émeute, le moment de l’action, de la violence collective, des images fortes que retiennent les médias et l’histoire, la Convention envahie, la tête au bout d’une pique du représentant Féraud, les vitrines brisées, les marchandises emportées, tenues à pleins bras par des gamins ensanglantés. À rester le regard rivé à ces clichés, on risque de ne pas comprendre, de se figer dans la sidération de ce qui paraît survenir en toute absurdité. Il faudrait sans doute regarder de plus près le déroulement exact de l’émeute, être certains des conditions exactes de survenue de la violence, être certains de l’ampleur prétendue des pillages (un jeune homme de 23 ans a ainsi été condamné à six mois de prison pour participation à une émeute dans laquelle il ne s’est saisi que d’une bouteille d’eau minérale, un jeune garçon de 11 ans a été condamné pour le vol d’une petite poubelle). Contre les visions issues d’une anthropologie pessimiste, réduisant l’homme à des passions mauvaises et l’émeutier à la violence d’une bête, il s’agira ici de contribuer au travail de requalification par le sens auquel se livre bien des sociologues, historiens et quelques journalistes. Il s’agira de rendre à l’insurrection sa part d’humanité.

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Le "Métronome" contre la République Actuel

Dépêche AFP - 5 juillet 2012

Le "Métronome" de Lorant Deutsch, succès de librairie qui revisite l'histoire de la capitale au gré du métro, est "orienté idéologiquement", a déclaré le groupe PCF-parti de Gauche du Conseil de Paris, qui veut que la Ville de Paris cesse d'en faire la promotion.
Le groupe présentera un voeu en ce sens lors de la séance du Conseil de Paris qui se tiendra lundi, mardi et mercredi prochain.
L'ouvrage a été vendu "à près de 2 millions d'exemplaires" et a bénéficié d'une "forte promotion médiatique", souligne le voeu porté par Alexis Corbière, précisant que le comédien "a même été invité dans des écoles parisiennes où il a proposé des conférences basées sur ses travaux" et le maire PS Bertrand Delanoë l'a décoré de la médaille Vermeille de la Ville.

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Le patronat, la Terreur et Mélenchon Actuel

Dépêche AFP, 1er avril 2012- La présidente du Medef, Laurence Parisot, a fustigé le programme économique de Jean-Luc Mélenchon, estimant que le candidat du Front de gauche était plus "l'héritier d'une forme de Terreur" que celui "des plus belles valeurs de la Révolution".

"Le programme de Jean-Luc Mélenchon installerait une modalité de contrôle de l'économie comme on n'en a jamais vue", s'est inquiétée Mme Parisot au Grand-Rendez-vous Europe 1/I>Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France.

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Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Cahier de doléances contemporain Actuel

Luce Faber, Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Extrait de l'ouvrage du collectif Luce Faber, Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Cahier de doléances contemporain, Excès-Les prairies ordinaires, 2012. Rencontre avec les éditeurs de ces doléances au Merle moqueur, la libraire du 104, le mercredi 18 janvier à 20h15.

DIGNITE HUMAINE

« IL FAUT QUE VOUS fassiez une cité, c’est-à-dire des citoyens qui soient amis, hospitaliers et frères ». C’était là le vœu de Saint-Just au printemps de l’an II. La Déclaration des droits de 1793 avait alors consacré une humanité une à l’article 3 : « tous les hommes sont égaux de part la nature et devant la loi », le devoir d’assistance aux plus démunis à l’article 21 : « Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler. » Enfin, Robespierre avait proposé un article additionnel : « Les hommes de tous les pays sont frères et les différents peuples doivent s’entraider selon leur pouvoir comme les citoyens du même État. » Cette manière de reconnaître l’universalité du genre humain fait de semblables plus ou moins fragiles, plus ou moins libres, plus ou moins riches, mais toujours membres de la commune humanité, était une pensée de la dignité humaine. Reconnaître un homme en chacun, même quand la vie l’avait amoindri, fondait la nécessité humanisante d’une société de secours réciproques. Une société non pas du care mais bien de la reconnaissance du même en l’autre, quels que soient l’autre et son degré d’altérité. Les seuls monstres l’étaient pour des raisons politiques, ils étaient ceux qui refusaient d’adhérer à ces principes fondant le lien humain.

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La guerre contre les valeurs des Lumières Actuel

Ce texte de Zeev Sternhell, publié en décembre 2010 dans Le Monde diplomatique, est une bonne introduction à son ouvrage sur Les Anti-Lumières (Fayard, 2006, réédition Folio histoire, 2010).

La guerre menée contre les valeurs des Lumières se poursuit avec autant de détermination qu’au cours des deux siècles précédents, car les grandes questions affrontées par les philosophes du XVIIIe siècle demeurent centrales : une société représente-t-elle un corps, un organisme vivant, ou seulement un ensemble de citoyens ? En quoi réside l’identité nationale ? Une communauté nationale se définit-elle en termes politiques et juridiques ou bien en fonction d’une histoire et d’une culture ? Et quel est alors le poids de la religion dans la culture ? Qu’est-ce qui a le plus d’importance dans la vie des hommes : ce qui leur est commun à tous ou ce qui les sépare ? Par ailleurs, le monde tel qu’il existe est-il le seul envisageable ? Un changement de l’ordre social en place constitue-t-il un objectif légitime ou l’assurance d’un désastre ?
Les réponses à ces questions clés mettent évidemment en jeu une conception de l’homme. Pour la pensée politique représentée par le puissant et tenace courant anti-Lumières, l’individu n’a de sens que dans et par la communauté, il n’existe que dans le particulier concret et non dans l’universel abstrait. Il faut donc privilégier ce qui distingue, divise, sépare les hommes : ce qui fait leur identité, irréductible à la seule raison, et bien plus vigoureuse.

Lire la suite dans Le Monde diplomatique

Révolutions, révolution, 1789-2011 Actuel

Le séminaire de Sophie Wahnich à l'EHESS se tiendra le mardi de 11 h à 13 h (salle 3, RdC, bât. Le France, 190-198 avenue de France 75013 Paris), du 10 janvier 2012 au 29 mai 2012. La séance du 31 janvier se déroulera en salle 1 (même heure, même adresse).

Les révolutions de l'hiver et du printemps 2011 ont remis à l'honneur l'idée comme la pratique révolutionnaires. En prenant appui sur l'analyse précise du moment révolutionnaire français, il s'agira d'interroger dans un rapport passé présent l'actualité comme l'inactualité de cet événement fondateur. L'objectif est de revisiter à la fois les manières d'agir révolutionnaires et la question du statut des analogies en histoire. La plupart des séances tenteront d’aborder la comparaison Révolution française, monde arabe.

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La crise de l'idéologie propriétaire et le retour des communs Actuel

Entretien avec Benjamin Coriat, économiste au Centre d'Économie Paris Nord-Université Paris 13, sur le site de la revue Contretemps. Extrait :

"L'« idéologie propriétaire », que l'on pourrait aussi appeler « utopie propriétaire », est une des expressions majeures de la pensée libérale actuelle. Ce n'est pas seulement un dispositif théorique, c'est également une instrumentation du droit qui permet de déployer les arguments théoriques en pratiques politiques, économiques et sociales. Cette affirmation idéologique du libéralisme contemporain connaît des expressions multiples. En matière économique la construction repose centralement sur l’idée que les marchés sont autorégulateurs. Ainsi selon la vision qu’elle propage l'efficience ne peut provenir que du libre jeu des marchés. Mais pour cela il est nécessaire qu'un ensemble de droits de propriété privé soient clairement établis et complètement garantis. Ces droits doivent être entiers, c'est-à-dire exclusifs, toutes les autres formes de « droits partagés » étant considérées comme des droits diminués qui font obstacle à l'efficience."

A lire dans Contretemps

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