Bonnet de la liberté

Actuel

De citoyen à citoyen Actuel

Cahier de doléances et de propositions pour refaire une Cité

Appel à participer à un projet de cahier de doléances contemporain, en vue de préparer les débats électoraux de 2012

Ce cahier a l’ambition d’être transversal dans ses thématiques et bref dans sa forme. Il doit pouvoir circuler facilement sous forme papier comme sous forme électronique et pouvoir être approprié par des lecteurs variés. Les doléances recueillies répondent au texte d’appel que nous avons pris l’initiative de rédiger et qui nous semble correspondre à une situation présente où l’horizon fermé est à la fois annoncé comme crise mais abandonné à tout investissement imaginaire. La formule « Soyons réaliste, demandons l’impossible », est une manière de ressaisir cette crise en disant nos doléances, nos griefs face à la cruauté du pouvoir afin de fabriquer un autre horizon commun. Dire là où ça ne va pas, là où ça ne va pas bien, là où ça souffre et se plaint, afin d’élaborer dans ce pays, à nouveau, un imaginaire politique. Si cela vous semble possible, rédigez une doléance liée à votre expérience professionnelle, soit collectivement , soit à titre personnel, une doléance liée à votre expérience civique, une doléance liée à votre expérience plus personnelle….. Chaque doléance ne devra pas excéder 15000 signes et pourra n’être constituée que d’une page ou même d’une phrase. Aucun sujet n’est hors sujet.

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A la reconquête de la République Actuel


"Face aux lois Sarkozy contre les étrangers en général et les Roms en particulier : la République comme utopie émancipatrice".
Photographies prises dans les différents massifs français le week-end du 11-12 septembre lors de l'opération "à la reconquête de la République", soutenue et aidée par l' association "Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui" ainsi que RESF et la "Ligue des Droits de l'Homme".

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Des intentions et de leur réception : à propos de « notre terreur » Actuel

notre terreur

Par Yannick Bosc, GRHIS, Université de Rouen

Notre terreur, création collective de la troupe d'ores et déjà mise en scène par Sylvain Creuzevault, est centrée sur Robespierre et les derniers mois du Comité de Salut Public. Créée l'an passé à La Colline la pièce est reprise du 9 au 30 septembre 2010 dans ce même théâtre pour la 39e édition du Festival d'Automne.
Disons d'emblée que ce spectacle porté par d'excellents acteurs frappe principalement par l'écart entre les intentions affichées et la réception des spectateurs.
Les intentions sont claires : « Que reste-t-il des révolutionnaires de l’an II dans l’imaginaire populaire ? Du sang. Sur quelle tête cet imaginaire se concentre-t-il ? Robespierre. Les 9 et 10 thermidor an II de la République marquent son arrestation et sa mort. Notre terreur interroge et dénonce cette transmission que d’ores et déjà interprète comme une censure thermidorienne, comme la fabrication de l’homme à abattre, comme le terroriste » (voir la présentation du spectacle sur le site de La Colline ).

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Valeurs républicaines : le retour ? Actuel

Manifestation du 4 septembre 2010

Rue 89 a demandé à Patrick Weil et Dominique Borne de faire quelques rappels sur les valeurs républicaines à la veille de la manisfestation du 4 septembre :

"L'appel a été lancé en plein mois d'août, lorsque 40 associations, partis et syndicats ont répondu à l'appel de la Ligue des droits de l'homme afin de réagir au discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy et au virage sécuritaire du gouvernement. La date choisie pour manifester ne doit rien au hasard : le 4 septembre, jour anniversaire de la proclamation de la IIIe République, une manière de réaffirmer l'attachement à des valeurs républicaines sérieusement mises à mal. C'est donc place de la République, comme il se doit, que les Parisiens sont appelés à se rassembler à partir de 14 heures, alors qu'au même moment des rassemblements se tiendront dans toute la France".

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Photographie de la manifestation du 4 septembre 2010, publiée dans la Photothèque du Mouvement Social. Le 4 juin 1793, une délégation du peuple (2 noirs, 2 métis, 2 blancs) intervenait à l’Assemblée Nationale pour exiger l’abolition de l’esclavage, portant le drapeau bleu, blanc, rouge sur lequel figuraient trois silhouettes noire, blanche et métissée symbolisant l’unité du genre humain.

Calomnie, dénonciation et politique Actuel

Par Emilie Brémond-Poulle, ICT, Université Paris Diderot-Paris 7

Les révélations liées au scandale politico-financier Bettencourt/Woerth (*) ont entraîné une série de réactions vives de la part des députés, ministres et membres de l’UMP, accusant le journal en ligne Médiapart, à l’origine des révélations, de calomnie, pratiques fascistes et autres. Débutée, il y a plus d’un mois, la polémique s’est progressivement étendue, faisant feu de tout bois, pour finalement se recentrer sur les rapports entre le pouvoir et la presse. En dépit de sa disparition des « unes » au profit de nouveaux sujets, il semble intéressant de faire part des réflexions inspirées par cette affaire : de part son contexte et les sujets abordés, elle a fait écho à des questions rencontrées dans mon travail de thèse sur la pratique de la dénonciation politique dans L’Ami du Peuple de Marat entre 1789 et 1793 (1). Un parallèle avec la période révolutionnaire semble assez évident, puisque des événements ou des personnages ont été largement cités dans les débats et les discussions de ces derniers mois. Parfois utilisée comme exemple démocratique, en renfort d'un argument anti-gouvernemental, il est remarquable que la Révolution française ait principalement servi de contre-exemple dans les interventions des hommes politiques de la majorité.

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Les paysans haïtiens contre Monsanto Actuel

Six mois après le séisme, les paysans haïtiens refusent le don d'un lot de semences hybrides par le groupe d'agrochimie Monsanto : "Nous nous battons pour notre souveraineté alimentaire et nos semences locales. Les dons de Monsanto sont une attaque contre l'agriculture paysanne et notre biodiversité", précise Chavannes Jean-Baptiste, le leader du MPP (Mouvement des paysans de Papaye). Selon Le Monde du 1er juillet 2010, "la polémique a débuté mi-mai lorsque le Père spiritain Jean-Yves Urfié, un Breton, chimiste de formation, qui a longtemps vécu en Haïti, a dénoncé sur Internet le don par Monsanto de "475 tonnes de semences OGM". Aux Etats-Unis, la mobilisation des altermondialistes s'est amplifiée après la publication sur le site du Huffington Post, d'un article de Ronnie Cummins, de l'association des consommateurs de produits biologiques. Il y dénonçait les "pilules empoisonnées visant à refaire d'Haïti une colonie d'esclaves, non plus de la France, mais de Monsanto et des multinationales de l'agrobusiness"."

Lire l'article du Monde et lire l'analyse de La Via Campesina du 22 juin 2010.

1789 secondes Actuel

A l'occasion du spectacle de rue 1789 secondes de la Compagnie Internationale Alligator , les habitants de Villeurbanne sont invités à rédiger leurs doléances. Présentation du spectacle : "Retour vers le passé, retour lointain jusqu’à la Révolution française. 1 789 secondes, création mouvementée et touchante de la compagnie Internationale Alligator, nous précipite dans ces années lumières obscures. La période est revisitée à trois cents à l’heure, la scène à 360° pour une performance qui joue avec la rue et l’explore sous toutes ses coutures. Le public, en plein coeur de l’action, se voit entraîné, interpellé, voire même choqué mais toujours impliqué puisqu’il passe tour à tour d’un rôle de citoyen à celui de député, puis de Tiers État ou encore d’armée en marche…
Réel pont entre passé et présent, la compagnie Internationale Alligator, qui arpente une nouvelle dynamique, offre ici un spectacle où les événements de l’époque résonnent malicieusement avec l’histoire d’aujourd’hui."

Lire la suite et voir la bande annonce du spectacle

Vida buena, virtud y existencia material garantizada Actuel

Par Daniel Raventós, Universidad de Barcelona

Lo que pueda ser una vida buena depende de los objetivos, de las creencias de cómo funciona el mundo y de las capacidades sociales y naturales, tanto psíquicas como físicas, de cada uno. Las teorías académicas liberales tratan la cuestión de una forma diferente a como lo hace la concepción republicana histórica de la libertad. Lo que una renta básica pueda suponer para una determinada vida buena también depende de otras precisiones que ineludiblemente deben realizarse para saber con claridad de qué estamos hablando. Entre estas precisiones hay que referirse a la neutralidad y a la virtud. De esto trata básicamente este artículo.

Lire la suite dans SinPermiso du 28 février 2010

De la propriété ou du socialisme, quelle est la valeur la plus républicaine ? Actuel

La loi d’août 2008 sur la représentativité syndicale est en train de donner lieu à un déchaînement créatif de la part des avocats patronaux. Ainsi, l’opérateur des télécommunications SFR a contesté la représentativité du syndicat SUD au motif que les statuts de la fédération SUD-PTT, à laquelle est affilié ce syndicat, se réfèrent au « socialisme autogestionnaire ». Cette référence est jugée par SFR contraire au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre, et donc contraire au « respect des valeurs républicaines », notion introduite dans la loi de 2008.

Lire la suite du texte de Pierre Khalfa dans Mouvements

Histoire parodique de la Révolution française Actuel

Un récit en feuilleton dans la tradition satirique et charivarique du journal Le Tintamarre sur Internetalis Universalus. Cinq épisodes sont parus pour l'instant : "Marie-Antoinette saura-t-elle garder la tête froide pendant les événements qui vont suivre ? La Fayette deviendra-t-il le George Washington français ? Necker saura-t-il remettre les finances d’aplomb ? Les bouseux vont-ils retourner à leur place, près du fumier ?"...

The Commons, the Nobel for Economics and the Living Legacy of Tom Paine Actuel

Article de Peter Linebaugh, "Putting the Spine Back in the Commonwealth", publié dans Counter Punch le 13 octobre 2009 et dans Sin Permiso le 18 octobre 2009

In the prologue to Henry V (staged in 1599) Shakespeare described the Globe theatre (built in 1599). It is where the muse of fire ascended, this is the cockpit holding the vast fields, this is the wooden O crammed with war, the place of imaginary puissance. The ‘English nation’ as an ideological patriotic construct, yes, was constructed in this O, and then again when Henry V was put up in World War Two on the silver screen. Again, it was ‘the nation’.

A couple Fridays ago though it was A New World: A Life of Thomas Paine that was performed at the Globe, Trevor Griffith’s magnificent play. We walked across the Thames afterwards, across the Millennium Bridge, the footbridge that sways, to Mansion House and the Circle Line. St Paul's Cathedral was lit up, the Globe behind us was still illuminated, the clouds parted to reveal a full moon, and light glittered on the river. No, the scene was not that to evoke the nation. Between the banks of the Thames we could point out, amid the bank buildings of the City, where the demos of 1999, 2001 took place (‘Take Over the City’) against privatization of England and the planet. Again, the buildings were the background to the demo last spring against the G-20. Already, the commons was a call.

Lire la suite du texte en anglais dans Counter Punch ou en espagnol dans Sin Permiso

Pas de rue Robespierre à Paris Actuel

Georges Sarre et Michel Charzat, avec le soutien des groupes MRC et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche, et de quelques élus socialistes et verts, ont proposé ce mercredi au Conseil de Paris de donner le nom de Robespierre à une rue de la capitale. Une courte majorité UMP-PS a hélas rejeté cette initiative, après l'hostilité affichée du Maire de Paris et une intervention d'une rare mauvaise foi et d'une rare violence de M. Bournazel pour l'UMP.

Lire la suite sur le site L'esprit républicain ; voir également le blog d'Alexis Corbière, Conseiller de Paris et Premier Adjoint au Maire du 12e arrondissement.

Renta Básica/Basic Income/Allocation universelle Actuel

Le site Rede Renta Básica associé au Basic Income Earth Network (BIEN) rend compte de l'actualité du principe d'allocation universelle, formulé pour la première fois par Thomas Paine dans Justice agraire (an V-1797), principe qui consiste à verser inconditionnellement à toute personne, riche ou pauvre, un revenu d'existence : " le premier principe de la civilisation, écrit Paine, doit avoir été, et doit être encore, que la condition des individus qui naissent après l'établissement de cet état, ne soit pas plus malheureuse qu'elle ne l'aurait été s'ils étaient nés avant cette époque". Pour Paine mais aussi Mably ou Robespierre, autres théoriciens du droit à l'existence, la raison d'être d'une société est en effet de garantir une existence digne aux êtres humains qui la compose. Sans cela ils sont dans un état de guerre les uns avec les autres, et non dans un état social.

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