« La Révolution
française consiste dans la Déclaration des droits
rédigée en 1789 et complétée
en 1793, et dans les tentatives faites pour réaliser cette
déclaration ; la contre-révolution, ce sont les
tentatives faites pour détourner les Français de se
conduire d’après les principes de la Déclaration
des droits, c’est-à-dire d’après la raison
éclairée par l’histoire »
Alphonse Aulard, Histoire politique de la Révolution française,
Paris, A. Colin, 1901, reéd. 1926, p.782.
« Je nécris pas pour catéchiser, pour recruter des adhérents à tel ou
tel parti, mais pour instruire et renseigner. Je croirais déchoir à mes
propres yeux si je me préoccupais, quand je prends la plume, du parti
que tireront de mes écrits les politiques du jour, en France et à
létranger.
Que ces hommes daction, daction rouge, noire ou blanche, sefforcent
dexploiter mes livres au profit de leur cause, avec plus ou moins de
bonne foi, cest un ennui que je dois supporter avec calme.
Ni leurs éloges, ni leurs injures ne me feront dévier de ma route. Si
lhistoire est la politique du passé, ce nest pas une raison, au
contraire, pour quelle devienne lhumble servante de la politique ou
plutôt des politiques du présent. Elle na de raison dêtre que si elle
dit en toute indépendance ce quelle croit être la vérité. Tant pis pour
ceux que cette vérité blesse ! Ou plutôt tant mieux, car cest peut-être
une des conditions du progrès. » (14/07/1928)
Albert Mathiez, extrait de sa préface à La Réaction thermidorienne,
Paris, Colin, 1929.
« En
coupant en deux la Révolution française, entre les
Droits de l’homme et la Terreur -marquant comme « bonne »
l’une ou l’autre phase, selon les versions-, le récit
standard de l’Histoire a fait à la Révolution
russe un cadeau empoisonné : il lui a laissé la
Terreur sans les Droits de l’homme ».
Jean-Pierre Faye, Dictionnaire politique portatif en cinq mots, Paris, Gallimard, 1982, p.149.
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