Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

Archives parlementaires en ligne sur Persée   Outils

Les 10 premiers volumes des Archives parlementaires de la Révolution française ont été numérisés et indexés. Ils sont consultables sur Persée. Ce projet se distingue des éditions électroniques déjà disponibles, celles de Stanford-BNF et de Chicago-ARTFL CNRS.
Présentation :" Les volumes ont été indexés par la Mission édition électronique de la BIS, dans le cadre du partenariat avec l’Institut d’histoire de la Révolution française (IHRF, rattaché à l’IHMC) et le portail en sciences humaines Persée. Ce balisage très fin, réalisé à l’aide d’un glossaire établi avec l’IHRF, permet une recherche par intervenant, type de document et date. La numérisation et l’indexation des Archives parlementaires ont débuté, et vont couvrir, dans les années qui viennent, les 102 volumes de la collection déjà parus, soit plus de 80 000 pages, auxquelles viendront s’ajouter les tomes futurs de cette entreprise hors norme. Ces Archives se sont imposées tant par leur dimension patrimoniale que par leur actualité, elles intéressent aussi bien les chercheurs que les citoyens."
Voir la description du projet et du corpus sur le site de la Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne et sur celui de l'IHRF.

Accéder aux Archives parlementaires sur Persée

La France et les Amériques entre révolutions et nations, 1776-1865   Annonces

Appel à communications pour la journée d’étude « La France et les Amériques entre révolutions et nations, 1776-1865 » qui se déroulera à Nantes le 30 novembre 2017.

Pour prendre la suite de la journée d’étude organisée à l’Université de La Rochelle le 13 novembre 2015 (« Marchands, exilés, missionnaires et diplomates: Les Français et les États-Unis, 1789-1815 »), cette journée organisée le 30 novembre 2017 au Centre des archives diplomatiques de Nantes élargira et décalera le regard :

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Albert Mathiez, Révolution russe et Révolution française   Annonces

 Mathiez Révolution russe et Révolution française

Albert Mathiez, Révolution russe et Révolution française, Paris, Éditions Critiques, 2017, 140 p., introduction de Yannick Bosc et Florence Gauthier. L'ouvrage rassemble les textes publiés par Mathiez sur les Révolutions russes et l'URSS, de 1917 à 1931. Nous en proposons ici un extrait : "La chute de Kerenski", article paru dans Le Petit Comtois du 10 novembre 1917 (28 octobre dans le calendrier julien), deux jours après la Révolution d'octobre.

La Révolution Russe continue à se développer sur le rythme de la Révolution française, et cela n’a rien de particulièrement surprenant, quand on sait que les intellectuels qui en ont pris, je ne dis pas la direction (!), mais l’initiative, étaient tous nourris des œuvres de nos grands historiens et vivaient dans notre glorieux passé, encore plus hélas ! que dans le présent. Donc le Girondin Kerenski est abattu par les Montagnards que nous appelons aujourd’hui les Maximalistes.

Comme les Girondins d’autrefois, Kerenski est victime de l’équivoque fondamentale de sa politique. Il voulait continuer la guerre, pensée louable ! mais il ne voulait pas malheureusement les moyens d’intéresser le peuple à cette guerre. Il a retardé la solution de la question agraire, question capitale dont j’ai essayé ici même d’exposer sommairement les données. Refusant aux paysans la terre objet de leurs désirs, il n’a pu les entraîner derrière lui. Ses vainqueurs, dans leur proclamation d’hier, déclarent qu’ils remettront immédiatement la terre aux paysans. Ainsi, après la chute de la Gironde, les Montagnards abolissaient sans indemnité les derniers droits féodaux qui subsistaient encore en France.

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Enseigner la Révolution française aux Etats-Unis : enjeux politiques   Enseignement

Sur le site du CVUH (Comité de Vigilance face aux Usages publics de l'Histoire) : " Aurore Chery a mené un entretien avec J. Douthwaite qui enseigne le français à l'université Notre Dame dans l'Indiana. Ses travaux portaient jusqu'alors sur la littérature du XVIII siècle, mais elle participe désormais à un ouvrage éditorial collectif intitulé Teaching Representations of the French Revolution. Elle présente ici enjeux d'enseignement, démarches, attentes de ce travail qui mobilise une trentaine d'auteurs. De part sa position et la discipline cet entretien est un invitation à décentrer nos regards quant à l'enseignement de cet objet d'histoire''.

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Jean-Nicolas Pache, les sections de Paris et la Convention   Séminaire

Séance du séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du jeudi 7 avril 2016.
Aurélien Larné (Paris Ouest-Nanterre):
Jean-Nicolas Pache, acteur et médiateur politique entre les sections de Paris et la Convention.

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

Une part égale de liberté. La Révolution américaine et le patriotisme anglais   Annonces

Charbonneau, Une part égale de liberté

Introduction de l'ouvrage de François Charbonneau, Une part égale de liberté. La Révolution américaine et le patriotisme anglais, Montréal, Liber, 2013.
François Charbonneau est enseignant à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa et spécialiste des idées politiques aux États-Unis et au Canada. Dans cet ouvrage, il s’intéresse à la période de la crise impériale et du début de la Révolution américaine, entre 1763 et le moment de la rédaction des constitutions des états d’Amérique du Nord dans les années 1775-1780.
L'auteur part de la constatation d’un paradoxe apparent : jusqu’à la publication du Common Sense de Thomas Paine en 1776, l’immense majorité des acteurs politiques des treize colonies britanniques d’Amérique du Nord refusent l’idée d’indépendance et cherchent au contraire à rester dans la dépendance de l’Empire britannique. Tous les Américains ne parlent que de liberté, entendue comme une non-dépendance, mais dans le même temps, ils revendiquent une forme de dépendance assumée à l’égard de l’Angleterre et de son roi (au moins jusqu’aux premiers combats de Lexington et Concord en 1775). La solution de ce paradoxe se situe selon l’auteur dans le fait que les Américains se sentaient totalement partie prenante de ce qu’était la nation anglaise ou plutôt le corps politique britannique, alors défini comme le "plus libre du monde". La liberté ou les libertés anglaises fondaient une forme de patriotisme anglais revendiqué intégralement par les Américains. La véritable question que posent les Américains à l’Angleterre pendant la crise impériale n’est donc pas seulement fiscale ou économique (sans négliger ces aspects, l’ouvrage ne les traite pas) mais elle est peut-être avant tout identitaire et politique. "Ne sommes-nous pas Anglais ?" semblent demander les Américains au gouvernement britannique tout au long de la crise impériale.

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Jean-Paul Marat, l'Ami du peuple   Annonces

Charlotte Goëtz-Nothomb, Jean-Paul Marat, l'Ami du peuple

Avant propos de l'ouvrage de Charlotte Goëtz-Nothomb, Jean-Paul Marat, l'Ami du peuple. Une tradition politique à redécouvrir. Étapes de vie, actions et théories, PôleNordGroup, Bruxelles, 2016.

L’œuvre et surtout les journaux de Jean-Paul Marat peuvent, enfin, être vraiment découverts. Longtemps, les légendes et les déformations qui entouraient l’auteur et sa mort tragique avaient court-circuité un accès à ses écrits, dont le plus connu est le quotidien L’Ami du Peuple, dénomination qui est aussi devenue le surnom du publiciste-journaliste.
L’action d’imitateurs et de faussaires qui se sont servis de ce titre et de sa notoriété a été déjouée et les articles corrigés ou réécrits par Marat, restitués.
Parmi les autres textes, soulignons des Pamphlets, des Feuilles extraordinaires, des Placards et d’autres journaux : Le Junius français, Le Publiciste de la Révolution française, Le Publiciste de la République française.
Marat a aussi écrit un roman, des ouvrages médicaux, scientifiques et philosophiques, en particulier la double version (1774 puis 1793) des Chains of Slavery – Les Chaînes de l’Esclavage, livre théorique central.
Grâce aux recoupements de 52 journaux du temps, les prises de parole de Marat à la Convention nationale, aux Jacobins, au Club des Cordeliers… sont recomposées et éditées et, de son importante correspondance, dispersée lors des multiples saisies et à sa mort, une partie est sauvegardée.
Les qualités journalistiques de Marat sont maintenant reconnues par les spécialistes de la presse et plusieurs travaux scientifiques bénéficient d’une appréciation correcte.

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Thomas Paine, A Transatlantic Republican Between Two Revolutions   Annonces

JEAH Thomas Paine

Le dernier numéro du Journal of Early American History (vol. 6, n° 2- 3, 2016) propose un dossier Thomas Paine s'appuyant sur les contributions présentées lors du deuxième colloque international Thomas Paine organisé par Marc Belissa à Paris Ouest Nanterre en septembre 2014 avec le soutien de la COMUE Paris Lumières, des Thomas Paine Studies at Iona College et de la Thomas Paine Historical Association. Nous en proposons l'introduction.

Par Marc Belissa, Université Paris Ouest Nanterre – CHISCO et Gary Berton, Secretary of the Thomas Paine National Historical Association and Coordinator of the Institute for Thomas Paine Studies

Thomas Paine said the American Revolution was the cause of all mankind.(1) In France, sixteen years later, he said the French Revolution was also the cause of all mankind, and it was not a contradiction. He regarded both as the same revolution – the same revolution that was brewing as well in England. To understand Paine is to see him as a transatlantic revolutionary and democratic theorist. His principles were universal, and it was these first principles that he repeatedly referred to and promoted. They weren’t confined to a particular nation, although he adapted them to particular circumstances. They weren’t ephemeral or dependent on those circumstances. They defined an Age – the Age of democratic revolutions(2) that began with Common Sense and continues to today. Each of his key works quickly became international best-sellers and Common Sense’s influence in Europe was as great as Rights of Man’s influence on American politics. Paine must be regarded as an international political philosopher in order to come to grips with his influence and legacy, and to analyze his principles with regard to what have developed as « republics », and what has happened to « democracy ».

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La non-violence révolutionnaire   Recensions

Par Suzanne Levin, CHISCO-Paris Ouest Nanterre

A propos du livre de Micah ALPAUGH, Non-Violence and the French Revolution. Political Demonstrations in Paris, 1787-1795, New York, Cambridge University Press 2014, VIII-292 p.

Toujours présente dans l’historiographie de la Révolution française, la question de la violence révolutionnaire a pris, depuis le bicentenaire (1), un caractère quasi-obsessionnel, dont l’écho est tel que la violence est souvent tout ce que l’on retient de la Révolution dans la culture générale. S’il est sans doute peu de spécialistes de la Révolution qui avanceraient que « la violence fut le moteur de la Révolution », comme le fait Simon Schama, auteur anglais d’un ouvrage grand public paru pour le bicentenaire (2), force est de constater qu’une grande partie de l’historiographie récente rejoint ce sentiment. Sans compter les multiples études consacrées directement à la problématique de la violence dans la Révolution, pour certains, toute étude sur ce sujet se doit désormais de se focaliser sur la violence. Et cette dernière ne suffit plus : toute explication qui soit ne passerait pas par l’hypothèse de l’archaïsme – surtout du peuple – soit ne ferait pas de la violence le péché originel de « l’idéologie révolutionnaire », risque d’être suspectée d’en être partisane (3).

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La construction du droit naturel à partir du droit romain   Séminaire

Séance du séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du jeudi 31 mars 2016.
Florence Gauthier (Université Paris-Diderot) :
La construction du droit naturel à partir du droit romain

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

Réponse de Jean-Clément Martin à la recension d'Anne-Marie Coustou   Réplique

Jean-Clément Martin nous a adressé cette réponse à la recension de son ouvrage Robespierre, la fabrication d'un monstre par Anne-Marie Coustou. Nous la publions intégralement. A la différence de Jean-Clément Martin, nous ne voyons dans cette recension ni propos "diffamatoires" ni "procès politique" mais une critique argumentée de son livre.
La rédaction

Intitulé « Robespierre, la fabrication d’un médiocre », le texte de Mme Coustou consacré à mon livre Robespierre. La fabrication d’un monstre accumule tant de déformations et d’accusations mensongères, que j’attends de la revue qui l’a diffusé, Révolution Française.net, la publication de ma réponse et une mise au point désavouant des propos inexacts voire diffamatoires. La recherche systématique de confusions, d’intentions perverses et de désinformations est inadmissible d’autant qu’elle s’appuie sur des citations tronquées ou mal comprises, voire dévoyées.

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Robespierre, la fabrication d’un médiocre   Recensions

Par Anne-Marie Coustou, Professeur d'histoire-géographie

A propos de l'ouvrage de Jean-Clément Martin, Robespierre, la fabrication d’un monstre, Paris, Perrin, 2016, 400 p.

Paru après Robespierre, la fabrication d’un mythe, de Marc Belissa et Yannick Bosc (2013), l’ouvrage de Jean-Clément Martin au titre quasi identique ne propose pas, à la différence du premier, de revenir sur la construction des légendes noires ou dorées de l’Incorruptible. L’introduction qui s’ouvre sur l’épisode du pseudo-masque de Robespierre que l’auteur qualifie de « quasi-comique » nous en donne l’objet. L’on pourrait penser que l’aspect « quasi-comique » résiderait dans ce montage cousu de fil blanc censé révéler « la vraie tête » du révolutionnaire. Mais pour l’auteur, c’est la réaction des défenseurs de l’Incorruptible qui est risible car «… aujourd’hui comme hier, écrit-il, on peut débattre sans crainte de la violence de Marat, de la vénalité de Danton ou de la frivolité de la reine, alors que l’épiderme national demeure sensible dès qu’on l’évoque (Robespierre) » (p. 1 et 2). Cette « crainte du débat » ne semble pas très dissuasive au vu du nombre de biographies et articles dépréciatifs parus sur l’Incorruptible. Par contre, cette « crainte » s’avère révélatrice du propos de l’auteur dont l’objectif est de libérer la parole sur Robespierre et, en quelque sorte, de déverrouiller le débat à son sujet. Le propos du livre consiste donc « à expliquer pourquoi il est le seul dans ce cas » alors qu’il est, selon Martin, un révolutionnaire parmi tant d’autres, pas même franchement remarquable par ses prises de position, ni même le plus attaché aux principes ou le plus désintéressé.

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XVIIIe siècle : La République sociale avant la république   Entretiens

En relation avec le colloque "Modernités Républicaines", La Fabrique de l'histoire, l'émission d'Emmanuel Laurentin sur France Culture était consacrée le mercredi 23 novembre à la question des origines de l'idée républicaine au XVIIIe siècle et pendant la Révolution française. Marc Belissa et Stéphanie Roza sont intervenus dans cette émission au cours de laquelle ont été lus des extraits de textes de Rousseau, Mably, Robespierre et Billaud-Varenne. On pourra retrouver le replay de l'émission sur le site de France Culture. Présentation :
"Les historiens de l'idée républicaine, et en particulier l'école de Cambridge représentée par Quentin Skinner, considèrent la liberté de l'individu et les vertus civiques comme centrales dans la définition de cet idéal à l'âge des Lumières. Mais n' oublient-ils pas qu'à cette même époque, en France, les écrits de Rousseau propageaient, avant même la Révolution, l'idée de souveraineté du peuple qui sous-entendait l'égalisation des conditions sociales ? La République sociale est-elle née avant même 1792 et la république formelle ?"

Écouter l'émission

Modernités républicaines   Annonces

Colloque international, organisé pour l'inauguration du Centre européen d’études républicaines (CEDRE), qui se tiendra le jeudi 24 Novembre et le vendredi 25 Novembre 2016 à l' École normale supérieure, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris. Présentation :
"Ce colloque part du constat d'une très forte activité de recherche et de publication sur la question républicaine depuis une vingtaine d'années, comme en témoigne la multiplication des colloques et des réseaux de recherche internationaux, mais aussi d'un cloisonnement des problématiques et des disciplines, qui contribue à perpétuer des malentendus, à creuser des partages ruineux et à prolonger de longs silences. Il a donc pour ambition de confronter les traditions intellectuelles nationales et les disciplines autour de cet objet à la fois central et mal cerné, dont l'actualité ne cesse de nous être rappelée par les débats sur l'école, la citoyenneté, les biens communs, l'impôt et la redistribution, ou encore les formes de la construction de la volonté générale."

Voir le programme
Inscription : modernitesrepublicaines@gmail.com

James Guillaume : l'émancipation par les savoirs   Annonces

colloque james guillaume

Un colloque consacré à James Guillaume, militant libertaire et historien (il est notamment l'éditeur des procès verbaux du comité d'instruction publique pendant la Révolution française), se tiendra le 24 et le 25 novembre 2016 à l'Université de Genève. Présentation :
"À l’occasion du centenaire de la mort de James Guillaume (1844-1916) est organisé à l’Université de Genève un colloque consacré aux engagements multiples de cet internationaliste. L’hypothèse qui sous-tend cette rencontre scientifique est l’existence d’une continuité entre son action politique au sein de l’Association internationale des travailleurs (AIT) et son engagement pédagogique aux côtés de Ferdinand Buisson après son arrivée en France en 1878. Les dix-huit communications et la table ronde de cette rencontre internationale permettront d’éclairer les réseaux au sein desquels a évolué James Guillaume. Il s'agira aussi de réfléchir à l’actualité de la conception libertaire de l’éducation en ce début de XXIe siècle."


Lire l'argumentaire du colloque et le programme sur Calenda et accéder au carnet de recherche consacré à James Guillaume.

 

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