Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

Le moment thermidorien de Charles-François Dumouriez   Annonces

 Belissa Dumouriez

Le moment thermidorien de Charles-François Dumouriez, Œuvres politiques (1795), Paris, Kimé, 2019, introduit, édité et annoté par Marc Belissa - Université Paris Nanterre.

Présentation

Pour comprendre la complexité de la période thermidorienne — entre l’exécution de Robespierre et l’installation du Directoire — il est nécessaire de revenir aux réflexions des contemporains de l’événement et à leur lecture des processus en cours. Parmi les commentateurs de ce "moment thermidorien" figure un personnage particulièrement intéressant du fait de son positionnement politique original, antirépublicain mais opposé à la contre-révolution : l’ancien général Charles-François Dumouriez, alors en exil depuis sa trahison de 1793. Dans une série de cinq textes de combat publiés en Allemagne entre mars et décembre 1795, Dumouriez analyse à distance le processus de rupture entamé avec l’élimination des robespierristes, qui se poursuit par la répudiation de la constitution de 1793 et la fondation d’un nouveau régime : la république des propriétaires. Les thermidoriens entendent « terminer la Révolution », en finir avec la « Terreur » et refonder la république comme le gouvernement des « meilleurs » selon le mot de Boissy d’Anglas. Partisan d’une monarchie constitutionnelle et « nationale », Dumouriez encourage les thermidoriens à rompre avec le passé révolutionnaire et à aller plus loin dans la remise en cause de la « Terreur » et de la République. Situé à la « droite » de l’échiquier politique, Dumouriez défend une alternative monarchiste « modérée » à la République. Son point de vue décalé est révélateur de l’étendue des possibles dans ce moment charnière et peut être vu comme une anticipation de la politique monarchiste « libérale » qui sera à l’œuvre sous la Monarchie de Juillet après 1830.
Cette édition présentée, commentée et annotée des œuvres politiques de 1795 du général Dumouriez entend non seulement sortir ces textes de l’oubli (ils n’ont jamais été réédités depuis leur parution) mais aussi contribuer à les replacer dans le cadre des réflexions historiques sur ce "moment thermidorien" fécond en réflexions sur le sens de la Révolution et sur l’histoire de la République et de la Monarchie en France.

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Nakae Chômin : Écrits sur Rousseau et les droits du peuple   Annonces

 Chômin Écrits sur Rousseau et les droits du peuple

Présentation et extrait de l'ouvrage de Nakae Chômin, Écrits sur Rousseau et les droits du peuple, Les Belles Lettres, 2018, CLXXXVIII et 290 p, traduction d'Eddy Dufourmont et Jacques Joly, introduction et notes d'Eddy Dufourmont.

Au début des années 1880, le Japon est traversé par un vaste mouvement démocratique réclamant une constitution et les libertés fondamentales. Le journaliste et penseur Nakae Chômin (1847-1901) y joue un rôle majeur. En 1874, Chômin traduit Du contrat social en japonais avant de le faire en chinois classique, en 1882-1883, sous le titre Min.yaku yakkai (Traduction commentée du Contrat social). Cette traduction sera l’un des livres de chevet des démocrates japonais des années 1880 ainsi que des réformateurs chinois en 1898. Dans cette œuvre, Chômin réussit à expliquer nombre d’idées complètement nouvelles en vidant les notions du confucianisme de leur sens usuel pour leur donner celles du Contrat social. À ce titre, le Min.yaku yakkai n’a pas été une traduction mais bien une réinvention. Chômin utilisa le chinois classique pour traduire d’autres textes (Constitution française de 1793, Déclaration d’indépendance américaine) et écrire de courts essais, tous inclus ici, qui témoignent de son souci de penser la transition vers une société nouvelle, faire connaître Rousseau et promouvoir les droits du peuple.
Nakae Chômin est l'un des principaux penseurs du Japon moderne et contemporain. Journaliste et fondateur d’une école d’études françaises, il a été surnommé le « Rousseau de l’Orient » pour son engagement dans le Mouvement pour les libertés et les droits du peuple (Jiyû minken undô), dans les années 1880, et aussi pour ses traductions du Contrat social, du Discours sur les sciences et les arts. Ces dernières ne constituent qu’une partie d’un important travail de traduction, qui fait de Nakae un précurseur dans l’acquisition de la philosophie européenne, dont il s’est nourri lors de son séjour à Paris et Lyon en 1872-3. Il est notamment le traducteur du Fondement de la Morale d’Arthur Schopenhauer de La Morale dans la démocratie de Jules Barni. Nakae est aussi l’auteur d’un des tout premiers ouvrages de synthèse consacré à la philosophie européenne, La Quête philosophique (Rigaku kôgen, 1886). La parution en 1887 de sa fiction politique, Dialogues politiques entre trois ivrognes (Sansuijin keirin mondô, 1887), son plus grand succès éditorial, marque l’apogée de son activité. Nakae est élu à la Chambre basse lors de sa constitution en 1890, en tant que représentant du Parti libéral (Jiyûtô), mais il démissionne très vite, refusant les compromis qu’opèrent certains de ses alliés avec le gouvernement.

Lire un extrait du Min.yaku yakkai, la traduction commentée du Contrat social.

Voir la table des matières et la présentation du livre sur le site des Belles Lettres

Harrington et les penseurs de l'égalité en France   Séminaire

Séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du 7 février 2019.
Intervention de Myriam-Isabelle Ducrocq (Paris Nanterre) sur :
Harrington et les penseurs de l'égalité en France

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne

Rousseau au Japon. Nakae Chômin et le républicanisme français (1874-1890)   Annonces

 Rousseau au Japon. Nakae Chômin et le républicanisme français

Introduction du livre d'Eddy Dufourmont, Rousseau au Japon. Nakae Chômin et le républicanisme français (1874-1890), Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2018, 257 p.

Le Japon offre en apparence un visage paradoxal : d’un côté il fut, dès 1868, le premier pays d’Asie à se lancer dans la modernisation pour devenir un État-nation sur le modèle européen. C’est de lui que la Chine et la Corée empruntèrent des mots nouveaux, tels que « démocratie » ou « philosophie ». De l’autre, il ne devint réellement une démocratie qu’en 1945, avec la chute du régime impérial et, aujourd’hui encore, les frictions du Japon avec ses voisins s’expliquent par une fidélité des conservateurs à l’idéologie de 1868, qui entendait revenir au régime impérial du VIIIe siècle. Mais ce paradoxe n’est qu’apparent : si le régime impérial moderne ne fut établi qu’en 1889, c’est au prix de la répression du Mouvement pour les libertés et les droits du peuple (Jiyû minken undô), qui s’étend de 1874 à 1890. Les partisans de ce mouvement, pour la plupart des anciens guerriers, des marchands et des paysans, réclamèrent très tôt les droits politiques fondamentaux, une constitution et un parlement, alors que les dirigeants prétendaient, de manière contradictoire, à la fois restaurer le régime impérial et moderniser le Japon. À l’heure de « la civilisation et l’ouverture (à l’Europe) » (bunmei kaika), les initiatives allaient tous azimuts pour acquérir le savoir moderne, et c’est dans ce contexte d’ébullition politique tout autant qu’intellectuelle que Jean-Jacques Rousseau fit son apparition.

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Voir la présentation de l'ouvrage et la table des matières

Comment peut-on être robespierriste ?   Recensions

Par Olivier Tonneau, Université de Cambridge

Le livre de Marcel Gauchet "Robespierre, l'homme qui nous divise le plus" récemment paru a suscité cette réponse d'Olivier Tonneau, enseignant chercheur à Cambridge et auteur de "Maudite Révolution" dont nous avons rendu compte sur notre site. La version originale de cet article est parue sur le site En attendant Nadeau Nous publions ici une version de cet article avec les notes de bas de page.

« Le moment est venu », déclare solennellement Marcel Gauchet, de nous accorder sur « l’homme qui nous divise le plus » parce qu’il incarne, pour les uns, l’idéal démocratique dans toute sa pureté, pour les autres, l’idéologie totalitaire. Puisque l’auteur entend dépasser « la querelle des robespierristes et des antirobespierristes » (1), on pouvait espérer que son essai en renouvelle les termes. Il n’en est pourtant rien. On trouve dès l’introduction les affirmations fondamentales de la thèse antirobespierriste classique (2) : l’ouvrage montrera comment « l’ambition de donner toute leur extension aux droits de l’homme allait pouvoir basculer vers un système inédit d’oppression » (3), basculement qui coïncide avec la transformation de l’ « incorruptible » Robespierre en « tyran » (4).

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Ancient Models in The Early Modern Republican Imagination   Annonces

Le 15 février 2019, à l'Université de Nanterre, Wyger Velema et Arthur Weststeijn, viendront présenter l'ouvrage collectif qu'ils ont dirigé : Ancient Models in The Early Modern Republican Imagination, Brill, 2017 (voir la table des matières).
Ce volume entend jeter un regard neuf sur l'imagination politique républicaine à l'époque moderne. Si les spécialistes de la période s'accordent sur l'importance du monde classique pour les théoriciens modernes de la république, son apport est trop souvent décrit en termes abstraits tels que "le républicanisme classique" ou "la théorie néo-romaine des États libres". Les contributions de ce volume tentent de saisir les différentes manières dont les républiques antiques (Rome, Athènes, Sparte et la République des Hébreux) ont servi de modèle dans la pensée républicaine des XVIIe et XVIIIe siècles. Il en résulte une interprétation nouvelle du rôle joué par l'Antiquité dans l'élaboration de la pensée républicaine à la période moderne.
La conférence sera en anglais. Elle se déroulera de 10h à 12h, Bâtiment Max Weber, salle 321.

Voir les détails sur le site du CEDRE

Les sources révolutionnaires du Référendum d’initiative citoyenne   Actuel

Par Serge Aberdam

Les débats des gilets jaunes portent sur un projet de Referendum d’initiative citoyenne (RIC). Il est alors utile de signaler que le premier projet de ce genre a été élaboré il y a quelques 225 ans par la Convention nationale et adopté par le vote de millions de citoyens, avec la première Constitution républicaine, en juillet-août 1793.
Les députés à la Convention avaient décidé (septembre 1792) que la France serait désormais une République. Ensuite, écartant tout compromis, ils avaient jugé pour trahison et fait exécuter le roi (janvier 1793). Il était donc clair que le peuple était désormais le seul souverain admis. Au printemps 1793, un vaste débat a lieu pour définir la forme qu’aura le nouvel État républicain. Ce débat a lieu à la Convention mais aussi dans les sociétés populaires locales et les clubs, dans tout le pays. Des centaines de projets sont imprimés sur financement public et largement diffusés.

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La vertu dans le lexique de Robespierre : évidences lexicologiques et lexicométriques   Etudes

Par Cesare Vetter et Elisabetta Gon, Université de Trieste

Chez Robespierre, dimension morale et dimension politique sont étroitement liées. Au cours de l'été 1791 Robespierre affirme ainsi que la « politique (…) des fondateurs de la liberté » ne peut « être que la morale même » (1). Dans son discours Sur les principes de morale politique (5 février 1794) il souligne que « dans le système de la Révolution française, ce qui est immoral est impolitique, ce qui est corrupteur est contre-révolutionnaire » (2). La contre-révolution, avant d'être une « contre révolution politique » est une « contre-révolution morale » (3). Le point de convergence de ce puissant entrelacement entre morale et politique est la vertu. La tâche du législateur est de «conduire les hommes au bonheur, par la vertu, et à la vertu, par une législation fondée sur les principes immuables de la morale universelle, et faite pour rétablir la nature humaine, dans tous ses droits et dans toute sa dignité première » (4). La vertu permet aux hommes d’ « attacher leur bonheur individuel au bonheur public » (5).
La notion de vertu a toujours été au centre de la réflexion historiographique sur la pensée de Robespierre. Nous nous limiterons ici à quelques considérations d'ordre général et à proposer en avant-première à la communauté scientifique les concordances complètes de la lexie « vertu(s) » dans les onze volumes des Œuvres de Robespierre, que nous avons composées pour le deuxième tome du Dictionnaire Robespierre (voir la présentation du premier volume), en cours d'élaboration avancée (6).

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Gilets jaunes : l’économie morale et le peuple qui la porte   Actuel

Par Benjamin Coriat, Université Paris 13

Les différences bien sur sont éminentes. Quoi de semblable entre ces émeutiers qui tout au long du 18e siècle envahissaient les marchés pour réquisitionner la farine, le blé, ou le seigle, et imposer des prix abaissés, permettant aux plus pauvres de se nourrir – et les vagues de Gilets Jaunes qui dans toute la France ou presque occupent carrefours et péages d’autoroutes pour obtenir – au minimum et pour commencer – le retrait de taxes supplémentaires sur le gazole.
En apparence rien de commun. Les premiers, qualifiés à l’époque de « taxateurs » s’appuyaient sur la coutume et prétendaient faire respecter le principe de l’établissement du prix du pain par voie règlementaire, contre Turgot, Necker et les premiers libéraux qui voulaient établir le principe d’une « libre marché » des grains et ainsi imposer un nouveau monde : celui d’une économie déclarée « moderne » basées sur des marchés « faiseurs de prix ». Les nouveaux « taxateurs », ceux d’aujourd’hui interviennent deux siècles plus tard. Le règne du libre marché est avéré, et domine partout, écrase tout vient de couronner trois décennies de néolibéralisme forcené qui permet de breveter et de faire commerce, non plus de la seule farine mais des semences désormais « génétiquement modifiées » elles mêmes…
Tout donc est différend. Et pourtant ! Pourtant pour qui veut bien regarder les choses de plus près, certaines similitudes ne peuvent manquer d’être relevées.

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Les communs et le droit   Séminaire

Séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du 5 avril 2018.
Intervention de Marie Cornu (CNRS) et Judith Rochfeld (Paris 1) sur :
Les communs et le droit

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

Un peuple et son roi   En ligne

Par Dominique Godineau

Rares sont les films sur la Révolution française. Rares sont les films qui, en un temps où « le peuple » semble avoir disparu de notre vocabulaire et de notre horizon politiques, transformé en « classes moyennes » ou conjugué au « populisme », font du peuple un acteur politique collectif. Et encore plus rares sont ceux qui ne réduisent pas cet acteur collectif à sa dimension masculine. Peut-être est-ce pour ces raisons, et notamment les deux premières, que depuis sa sortie, Un peuple et son roi ne laisse pas indifférent.
De la prise de la Bastille à la mort du roi le 21 janvier 1793, le film nous entraîne au cœur de la vie révolutionnaire à Paris, dans un immeuble du faubourg Saint-Antoine, à l’Assemblée nationale et lors d’événements qui ont rythmé la Révolution – pour certains rarement voire jamais représentés à l’écran : la Marche des femmes d’octobre 1789, la fusillade du Champ-de-Mars de juillet 1791. Il était impossible de retranscrire la densité de ces trois années, et c’est donc en se concentrant sur des moments cruciaux, sur les discours de députés et les discussions politiques des faubourien·ne·s que Pierre Schoeller montre l’évolution, la politisation populaire et le progressif délitement des liens entre « un peuple et son roi ».

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La réception de la première partie de Rights of Man aux États-Unis en 1791 (2)   Etudes

Un défi aux "hérésies politiques" : la réception de la première partie de Rights of Man aux États-Unis en 1791 - Deuxième Partie (Voir la vidéo du séminaire au cours duquel ce texte a été présenté, lire la première partie)

Par Marc Belissa Université Paris Nanterre

Encore plus d’hérésies : Publicola contre Paine

La contre-offensive fédéraliste contre Paine débuta le 18 mai par la publication d’un article sans doute dû à la plume de John Quincy Adams dans la Gazette de Fenno (48). Anticipant les Letters of Publicola, l’article commençait par une défense ironique de "l’esprit d’hérésie" faisant évidemment référence à la note de Jefferson. Surtout, il posait la question de la constitution anglaise et de sa critique par Paine. Plutôt que de s’attaquer directement à la Révolution française comme l’avait fait Burke, l’auteur entreprenait de défendre l’idée qu’il existait bien une constitution anglaise qui, bien que non écrite, était parfaitement légitime, contrairement à ce qu’avait écrit Paine. Selon l’auteur de l’article, les constitutions ne sont pas des "bits of parchment" changeables à volonté par les peuples mais des principes écrits dans les cœurs des Anglais : "The people of England have high ideas of personal, social and political freedom — and these ideas are inseparably connnected with certain great principles, which they wisely suppose form the great outlines of a constitution". Cette constitution anglaise, comme la common law dont elle est l’expression, est fondée sur la raison et est inscrite dans la conscience de chaque "free-born Englishman".

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L'Esprit des Lumières et de la Révolution 2018-2019   Séminaire

Programme 2018-2019 du séminaire de recherche animé par Marc Belissa, Yannick Bosc, Marc Deleplace et Florence Gauthier. Les séances se tiendront le jeudi de 18h à 20h à l’Université Paris Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, salle E 655 pour les deux premières séances et salle F 671 pour les suivantes.

22 novembre : Sarah Vanuxem (Nice), La propriété comme faculté d’habiter.

6 décembre : Jean-Claude Gaudebout (Paris Nanterre), Condorcet physiocrate. DÉPLACÉ : se tiendra le 24 janvier

10 janvier : Edern de Barros (Paris Villetaneuse), Lycurgue au XVIIIe siècle : l'opposition entre régime mixte et despotisme légal, ou le dogmatisme anhistorique de l'économisme physiocratique

7 février : Myriam-Isabelle Ducrocq (Paris Nanterre), Harrington et les penseurs de l'égalité en France.

14 mars : Suzanne Levin (Paris Nanterre), Prieur de la Marne face au fédéralisme.

11 avril : Gaïd Andro (Nantes) , Administrer la liberté politique ? Expérimentation, reconfiguration et occultation d'une pensée administrative révolutionnaire (1789-1799).

16 mai : Carine Lounissi (Rouen), Paine et la Révolution française.

Le séminaire L’Esprit des Lumières et de la Révolution est soutenu par le CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne

"Un peuple et son roi" de Pierre Schoeller   Actuel

Les films sur la Révolution française sont suffisamment rares (et les bons encore plus) pour que l'on ne se réjouisse pas ici de la sortie de celui de Pierre Schoeller "Un Peuple et son Roi". Le cinéaste — réalisateur de "L'Exercice de l’État" qui avait été remarqué par la critique — explique son projet dans l'émission d'Emmanuel Laurentin "La Fabrique de l'Histoire" sur France Culture et dans celle de Marie Richeux "Par les temps qui courent". On peut également voir la bande-annonce du film sur YouTube. Enfin, l'aspect esthétique et cinématographique du film est débattu par les critiques du "Cercle" l'émission cinéphile sur Canal +. Le projet de Pierre Schoeller insiste sur le peuple de Paris en révolution. Il ne nous appartient évidemment pas de débattre de la réussite esthétique du projet (bien qu'à notre avis de non-spécialistes du cinéma, de nombreuses scènes sont magnifiques et que les acteurs ne le sont pas moins), en revanche, l'approche historique ne peut que convaincre le spécialiste de la l'histoire de la Révolution qui n'a que rarement eu l'occasion de prendre plaisir à un tel film !

Maudite révolution ! Reprise   Annonces

Maudite révolution ! d'Olivier Tonneau est au Théâtre Pixel tous les vendredis soir à 21h30 du 12 octobre au 9 novembre.

« Pourquoi Nedjma, 15 ans, se passionne-t-elle pour Robespierre ? Pourquoi la révolution est-elle, dans toute l’histoire de France, la seule chose qui la concerne ? Un homme cherche à comprendre. Il découvre comment la révolution est devenue le mythe fondateur de la république coloniale mais aussi comment elle a survécu dans les paroles et les actes de ceux-là mêmes que la France opprimait. A la recherche de Nedjma, il rencontre Robespierre, Saint-Just, Toussaint Louverture, Jules Vallès, Aimé Césaire, Yacine Kateb ou encore Thomas Sankara : le désir d’une rencontre ravive l’aspiration révolutionnaire. »

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Le théâtre Pixel

 

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