Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

Vers une république des biens communs ?   Actuel

Vidéos du colloque "vers une république des biens communs" qui s'est tenu à Cerisy du 8 au 15 septembre 2016. Présentation :

"Mieux connu depuis l'attribution, en octobre 2009, du prix Nobel d'économie à Elinor Ostrom, le concept de « communs » ou de «biens communs» fait actuellement florès dans de nombreuses disciplines: économie, gestion, droit et science politique, mais aussi dans les programmes de militants et responsables politiques. Ainsi le Parlement européen a constitué un intergroupe dédié aux « services publics et biens communs ». Surtout, de très nombreuses initiatives témoignent de la vitalité de nouvelles forces sociales du vivre et produire ensemble et autrement, pour promouvoir des laboratoires citoyens et économiques dans les domaines tels que l’économie collaborative, la santé, l’éducation, la transition énergétique, le domaine foncier et pour utiliser des logiques de biens communs pour une gouvernance plus démocratique de fourniture de services d’intérêt général et élargir les choix dans les partenariats publics/privés. Dans ces temps de mutations économiques, technologiques, écologiques, sociales, majeures, ce colloque est conçu comme un carrefour pluridisciplinaire de rencontres et d'échanges entre chercheurs et acteurs, venant de plusieurs pays européens, pour cerner le contenu du concept de biens communs et sa capacité à permettre la construction d'une nouvelle manière de vivre en société."

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La France et les Amériques entre révolutions et nations 1776-1835   Annonces

Journée d'étude organisée par Tangi Villerbu qui se tiendra le 30 novembre 2017 au Centre des Archives diplomatiques de Nantes.

Présentation : "Pour prendre la suite de la journée organisée à l'Université de La Rochelle le 13 novembre 2015 (Marchands, exilés, missionnaires et diplomates : Les Français et les Etats-Unis, 1789 – 1815), cette manifestation élargira le regard en posant la question de l'usage des sources, dans les Amériques comme en France (et ailleurs) pour l'étude des relations internationales au sens large, des circulations des personnes, c'est-à-dire des migrations de toutes sortes mais aussi des voyages d'affaire, d'agrément ou d'étude, des circulations culturelles, qu'elles soient de biens ou d'idées, du commerce atlantique..."

Voir le programme sur le site du CRHIA (Université de La Rochelle)

Les prud’homies et la Révolution française : naissance d’un modèle   En ligne

Par Yannick Bosc, Université de Rouen Normandie - GRHis

Sous l’Ancien Régime, les prud’homies de pêcheurs sont des corporations. Considérées comme des archaïsmes moyenâgeux, les corporations sont abolies pendant la Révolution française, mais pas les prud’homies de pêcheurs qui deviennent même des modèles dont on redécouvre aujourd’hui les vertus républicaines. Comment expliquer cette singularité ?

Les corporations, constituées au Moyen-Age, regroupaient des personnes exerçant un même métier. Les patrons et les ouvriers dépendaient donc de la même organisation qui disposait de privilèges, reconnus par la monarchie, permettant de réglementer et de contrôler l’exercice du métier. Avec la Révolution française, cette structure d’encadrement de la société d’Ancien Régime disparaît. Le 4 août 1789, l’Assemblée nationale vote l’abolition des privilèges qui touche les ordres (elle met fin à la noblesse) mais aussi les villes et les provinces qui disposaient de « libertés » particulières. Cependant les corporations et leurs privilèges passent temporairement entre les mailles du filet. Il faut attendre la loi d’Allarde en 1791 pour qu’elles soient abolies. Au lendemain du 4 août, les communautés de métiers sont en sursis tant il semble cohérent pour les contemporains que ces corps dits privilégiés soient également compris dans l’abolition.
Sentant son avenir plus qu’incertain, la prud’homie de Marseille s’organise. Elle décide d’envoyer une délégation à Paris, composée de ses deux premiers prud’hommes et de son secrétaire archiviste, afin de plaider en faveur du maintien de sa juridiction auprès de l’Assemblée constituante. La prud’homie de Toulon est associée à la démarche.

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L'Esprit des Lumières et de la Révolution 2017-2018   Séminaire

Programme 2017-2018 du séminaire de recherche animé par Marc Belissa, Yannick Bosc, Marc Deleplace et Florence Gauthier. Les séances se tiendront le jeudi de 18h à 20h à l’Université Paris Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, salle G075 escalier E, 2e étage.

9 novembre : Yannick Bosc (Rouen) et Florence Gauthier (Paris-Diderot), Albert Mathiez, la Révolution russe et la révolution française.

14 décembre : Jean-Fabien Spitz (Paris 1), Droit de propriété et droit de nécessité chez Grotius : les fondements philosophiques de l’état social.

18 janvier : Clément Thibaud (Nantes), Publics et contre-publics des Droits de l’Homme en Terre-Ferme (1793-1815).

8 février : Marc Belissa (Paris Ouest Nanterre), La réception de la première partie de Rights of Man aux États-Unis (1).

15 mars : Marc Belissa (Paris Ouest Nanterre), La réception de la première partie de Rights of Man aux États-Unis (2).

5 avril : Marie Cornu (CNRS) et Judith Rochfeld (Paris 1), Les communs et le droit.

Le séminaire L’Esprit des Lumières et de la Révolution est soutenu par le CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, le CHISCO EA1587 et l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

Le journal des dames   Séminaire

Séance du séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du jeudi 8 décembre 2016
Intervention de Christine Fauré sur Le journal des dames.

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

Mathiez, la Révolution russe et la Révolution française   En ligne

Sur le site des Editions Critiques, vidéos dans lesquelles Yannick Bosc et Florence Gauthier présentent le recueil d'articles d'Albert Mathiez, Révolution russe et Révolution française, qu'ils ont introduit.

Grand historien de la Révolution française, Albert Mathiez fut aussi un intellectuel engagé, un partisan intransigeant de la démocratie sociale qui s’enthousiasma pour la révolution russe. Ces vingt-deux articles écrits au fil des événements analysent sur le vif ce séisme social et politique.
Des journées de février 1917 jusqu’à la fin de la guerre civile, l’auteur tisse l’analogie avec la Révolution française. Dans les deux cas, il observe la force motrice des mouvements populaires, à contre-courant des interprétations selon lesquelles les révolutions appliquent des théories.

Point de vue sur un débat : Boucheron, Skinner, Spitz et la fresque dite du Bon gouvernement   Réplique

Par Florence Gauthier, Université Paris Diderot

Le livre de Patrick Boucheron, Conjurer la peur. Essai sur la force politique des images, Seuil Points, 2013, fait état des débats sur les interprétations de la fresque dite du Bon gouvernement de Sienne, réalisée en 1339, et en particulier celle de Quentin Skinner, L’Artiste en philosophie politique. Ambrogio Lorenzetti et le Bon Gouvernement, Paris, Raisons d’agir, 2003, d’une manière qui m’a parue précise et fructueuse : on peut ainsi mieux comprendre l’objet du débat et l’auteur présente les arguments avec sérieux, mais aussi avec une grande prudence.
Jean-Fabien Spitz a publié une recension du livre de Boucheron , « Donner à voir le gouvernement libre ? », La Vie des Idées (17 XII 2013).

J-F Spitz entre d’emblée dans ce qui est l’objet du débat exposé par Boucheron dans son livre : le gouvernement communal de Sienne vient tout juste de sortir d’une période de « seigneurialisation » de la Commune. La fresque est une réponse à la propagande seigneuriale de l’époque, pour faire comprendre les effets bénéfiques d’un gouvernement communal.

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La querelle des titres et la construction d’un cérémonial républicain aux États-Unis   Séminaire

Séance du séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du jeudi 17 novembre 2016
Marc Belissa :
République monarchique ou démocratique ? La querelle des titres et la construction d’un cérémonial républicain aux États-Unis en 1789-1791.

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

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Le voyage des Républiques anglaises dans l'espace européen aux XVIIe et XVIIIe siècles   En ligne

Numéro 8 (juin 2017) de Philosophical Enquiries. Revue des philosophies anglophones, sous la direction de Luc Borot et Myriam-Isabelle Ducrocq, consacré à la circulation des modèles républicains anglais :
"Nous publions ici les actes du séminaire qui s’est tenu à l’Institut de Recherches sur la Renaissance et les Lumières à l’Université Paul Valéry de Montpellier de 2015 à 2017. Il sera question du voyage des Républiques anglaises dans l’espace européen, à partir de la période fondatrice des années 1650. Voyage physique tout d’abord : celui des républicains en exil ou de personnes aux sympathies républicaines en simple déplacement sur le continent, voyage de découverte vers l’Angleterre, spécifiquement motivé par un intérêt pour sa culture politique, voyage également des livres emportés avec soi. Voyage métaphorique ensuite : celui des thèmes, des références, des idées, parfois véhiculées par la traduction, qui s’incorporent à une nouvelle manière de penser."
Au sommaire : Harrington (son épistémologie de la science politique, sa traduction sous la Convention, son influence sur Sieyès), Barnave, Mirabeau, Robespierre, les républicains anglais en exil, la Pologne, le débat anglais sur la Révolution française.

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Arendt, penseur des droits de l’homme ?   En ligne

Recension par Benoît Basse du livre de Justine Lacroix et Jean-Yves Pranchère, Le procès des droits de l’homme. Généalogie du scepticisme démocratique (Seuil, 2016), sur nonfiction.fr. Extraits :

" Lacroix et Pranchère consacrent six chapitres à présenter chacun des courants critiques, à savoir : les critiques contemporaines (dans leurs versions conservatrice, communautarienne et néo-républicaine), le point de vue conservateur (Burke), les objections formulées au nom de l’utilité sociale (Bentham et Comte), la perspective théologico-politique (Bonald et Maistre), la critique de gauche au nom de l’émancipation humaine (Marx) et enfin la critique nationaliste (Schmitt). La force du livre nous paraît surtout résider dans sa capacité à rendre à chaque « procès » sa spécificité, mais aussi à souligner certains recoupements entre des théories aux finalités politiques radicalement opposées. En revanche, le septième et dernier chapitre, qui entend repenser la légitimité des droits de l’homme à partir de l’œuvre de Hannah Arendt, nous semble pour le moins problématique.
(...) Les considérations arendtiennes sur les droits de l’homme sont en vérité beaucoup plus problématiques qu’on ne l’admet généralement en France, puisqu’elles ne permettent pas de penser une égale dignité de tous les hommes, abstraction faite de leur appartenance à une communauté politique et indépendamment de ce qu’ils font durant leur existence. On l’aura compris, nous ne pensons pas que la cause des droits de l’homme ait beaucoup à gagner en se choisissant Hannah Arendt comme auteur de référence. Bien plus, il n’est pas certain qu’une pensée cohérente des droits de l’homme puisse congédier si facilement l’idée d’une « nature humaine », ainsi que les théories du droit naturel à l’origine des Déclarations des droits de l’homme."

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République monarchique ou démocratique ?   Etudes

La querelle des titres et la construction d’un cérémonial républicain aux États-Unis en 1789-1791

par Marc Belissa, CHISCO, Université Paris Nanterre

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En avril 1789, le Premier Congrès de la jeune République fédérale américaine se réunissait à New York. Alors que le processus de ratification de la nouvelle constitution par les treize états n’était pas encore totalement achevé (la Caroline du Nord et le Rhode Island ne la ratifient qu’en mai 1790), il revenait au Premier Congrès de mettre en place les nouvelles institutions dont l’élaboration n’avait pas été réalisée sans obstacles. Dans le débat qui avait suivi la Convention de Philadelphie de 1787 dans laquelle le projet de constitution fédérale avait été rédigé (1), les oppositions avaient été nombreuses tant sur la nature même du gouvernement fédéral que sur ses composantes (2). Celle qui apparaissait peut-être la plus dangereuse aux opposants antifédéralistes et même à certains des partisans du gouvernement fédéral était la fonction présidentielle. Quand on avait proposé à Philadelphie le principe d’un exécutif personnel, un grand silence s’était fait, tant l’idée d’un Président chef de l’exécutif faisait penser à une monarchie déguisée. Les débats autour de la nature du pouvoir présidentiel et surtout sur ses limites nécessaires avaient été particulièrement vifs. Dans les journaux antifédéralistes, l’accusation de monarchisme était partout même si la peur d’une monarchie à l’anglaise était tempérée par la certitude que George Washington — dont tout le monde savait qu’il serait élu Président — n’aspirait pas à devenir roi (3).

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La terreur des sans-cravates   Actuel

Les députés de La France Insoumise se sont présentés sans cravate à l'Assemblée. Extrait d'un article qui s’en inquiète vivement, publié dans Challenges le 27 juin 2017 et intitulé "Mélenchon, Ruffin et les Sans-cravates : une menace à prendre au sérieux", où l'on fantasme sur le peuple et la Révolution :

" "La question des codes vestimentaires a été portée par notre camp. Par exemple par le Tiers-État lors des États généraux" a déclaré Jean-Luc Mélenchon. (...) L’assimilation Sans-culottes et Sans-cravates ne relève pas du simple divertissement. Elle est une arme politique de destruction massive du système. Quand Mélenchon dit: "Il y avait des Sans-culottes, il y aura désormais des Sans-cravates", il ne plaisante pas. Il pose très sérieusement les bases de la lutte politique qu’il entend mener. Le peuple contre les aristocrates. Les floués contre les nantis. Les pauvres contre les riches. Le bas contre le haut. Application à la lettre des préceptes politiques de l’idéologue d’extrême gauche qui a pensé Syriza et Podemos, Chantal Mouffe, qui entend "Construire un peuple" pour l’amener à remplacer le peuple ancien.
Mélenchon et Ruffin ressuscitent effectivement la Révolution. Non pas l’esprit des constituants de 1789, mais plutôt celui des Hébertistes de 1793. Avec eux, c’est l’esprit du Père Duchesne (le Fakir de l’époque) qui entre à l’Assemblée nationale, comme il était entré à la Convention avec Hébert, Roux et Chaumette et les Enragés. Ceux-là aussi entendaient « se mettre à la portée de cette classe peu instruite du peuple qui ne pourrait comprendre d’importantes vérités si elles n’étaient énoncées avec des expressions qui lui sont particulières ». Ils en firent tellement qu’à la fin, les jugeant dangereux, Robespierre lui-même finira par les envoyer là où ils rêvaient d’envoyer l’oligarchie de l’époque. Le destin des Sans-cravates sera-t-il aussi tragique que celui des Sans-culottes ?"

Lire l'article dans Challenges

Une romancière, ses personnages et la Révolution française   Séminaire

Séance du séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du jeudi 21 janvier 2016
Leslie Kaplan :
Une romancière, ses personnages et la Révolution française.

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

Archives parlementaires en ligne sur Persée   Outils

Les 10 premiers volumes des Archives parlementaires de la Révolution française ont été numérisés et indexés. Ils sont consultables sur Persée. Ce projet se distingue des éditions électroniques déjà disponibles, celles de Stanford-BNF et de Chicago-ARTFL CNRS.
Présentation :" Les volumes ont été indexés par la Mission édition électronique de la BIS, dans le cadre du partenariat avec l’Institut d’histoire de la Révolution française (IHRF, rattaché à l’IHMC) et le portail en sciences humaines Persée. Ce balisage très fin, réalisé à l’aide d’un glossaire établi avec l’IHRF, permet une recherche par intervenant, type de document et date. La numérisation et l’indexation des Archives parlementaires ont débuté, et vont couvrir, dans les années qui viennent, les 102 volumes de la collection déjà parus, soit plus de 80 000 pages, auxquelles viendront s’ajouter les tomes futurs de cette entreprise hors norme. Ces Archives se sont imposées tant par leur dimension patrimoniale que par leur actualité, elles intéressent aussi bien les chercheurs que les citoyens."
Voir la description du projet et du corpus sur le site de la Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne et sur celui de l'IHRF.

Accéder aux Archives parlementaires sur Persée

La France et les Amériques entre révolutions et nations, 1776-1865   Annonces

Appel à communications pour la journée d’étude « La France et les Amériques entre révolutions et nations, 1776-1865 » qui se déroulera à Nantes le 30 novembre 2017.

Pour prendre la suite de la journée d’étude organisée à l’Université de La Rochelle le 13 novembre 2015 (« Marchands, exilés, missionnaires et diplomates: Les Français et les États-Unis, 1789-1815 »), cette journée organisée le 30 novembre 2017 au Centre des archives diplomatiques de Nantes élargira et décalera le regard :

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