Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

Pourquoi, comment et par qui Bartolomeo de las Casas a-t-il été calomnié ?   Séminaire

Séminaire l'Esprit des Lumières et de la Révolution du 25 mars 2021.
Intervention de Florence Gauthier (Paris Diderot) :
Pourquoi, comment et par qui Bartolomeo de las Casas a-t-il été calomnié ?

Sieyès était-il rousseauiste ? Réponse critique à Jonathan Israël   Séminaire

Séminaire l'Esprit des Lumières et de la Révolution du 11 février 2021.
Intervention de Christine Fauré (CNRS) :
Sieyès était-il rousseauiste ? Réponse critique à Jonathan Israël.

Kant, penseur centriste et merkélien ?   Actuel

Par Lucien Calvié, Université Toulouse II - Jean Jaurès.

Angela Merkel devant quitter la Chancellerie fédérale allemande en septembre 2021, après seize ans de pouvoir, à l'occasion des élections au Bundestag, on peut tenter de caractériser l'idéologie qui a sous-tendu sa politique. Pour cela, on peut partir des commentaires élogieux, dont celui du Président des États-Unis Obama, qui, en 2015, ont suivi sa décision d'ouvrir sans restriction les frontières de son pays aux réfugiés en provenance d'États, dont la Syrie, en proie à des troubles et guerres civiles mêlés d'ingérences étrangères. Cela pouvait sembler très difficile, d'où le fameux « Wir schaffen das ! » (« On y arrivera » ou « ça va se faire ! » ), très allemand de ton dans son assurance de bien faire ce qu'il faut faire. Merkel aurait ainsi « sauvé l'honneur » de l'Europe. Et les commentateurs d'estimer que la Chancelière s'était montée la digne fille de son pasteur de père et de qualifier de « kantienne » la leçon de morale donnée au monde. En 2019 encore, Merkel fut louée d'avoir fait de l'Allemagne « une nation kantienne hissée au-dessus d’elle-même », alors que, dès le début 2016, la main-d’œuvre voulue ayant été sélectionnée par une économie allemande en manque de bras et de compétences et les frontières allemandes s'étant refermées, la plupart des éloges avaient disparu lorsqu'on s'était rendu compte qu'un surplus de réfugiés, ou supposés tels, se retrouvait parfois, hors d'Allemagne, dans des foyers d'accueil ou autres lieux moins contrôlables.
Qu'en est-il de la filiation Kant-Merkel ?

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Napoléon-mania dans les JT   Actuel

Le bicentenaire de la mort de Napoléon, le 5 mai 1821, a fait l’objet d’une quinzaine de reportages dans les journaux télévisés de France 2 et de TF1. Sur les deux chaînes, le traitement médiatique se résume à deux angles : des reportages « consommation » (axés notamment sur les collectionneurs et des tenanciers de magasins de souvenirs) et des sujets marqués par le « culte de la personnalité ». Le rétablissement de l’esclavage (entre autres) est rarement évoqué. Et quand il l’est, le fait est minimisé, pour ne pas dire… revisité. En résumé, c’est une vision « commerciale » du personnage qui domine, et une contribution médiatique à l’écriture d’un « roman national » par le haut, sans recul critique.

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Faut-il « cancel » Napoléon ?   Actuel

Chronique "Ouvrez les guillemets" sur Mediapart, 10 mai 2021 : " Emmanuel Macron voulait une commémoration mesurée et équilibrée, beaucoup ont malgré tout trouvé l’hommage à Napoléon Ier, à l’occasion du bicentenaire de sa mort, particulièrement appuyé, pour ne pas dire enthousiaste. Bien sûr, il y eut des débats mais le mal est fait : le président de la République s’est bel et bien lancé dans un éloge verbeux de l’empereur, auteur du coup d’État du 18 brumaire et fossoyeur des libertés publiques.
Peut-on voir dans cet épisode mémoriel davantage qu’un simple éloge de la « volonté politique » ? À l’heure où d’autres militaires s’emploient à peser sur la politique de ce pays, il serait peut-être en effet temps de s’interroger sur le sens d’un tel hommage."

Napoléon Bonaparte ou la corruption de la société par la guerre permanente 1795-1821   En ligne

Par Florence Gauthier (Paris Diderot)

Va-t-on nous rejouer la triangulaire bien pensante d’un Napoléon, Sauveur des gens de biens, contre le double danger du peuple et du retour des royalistes, comme la légende invite à ne se remémorer que cette issue, dans une société en perte de connaissance et de liberté ? Toute cette agitation pour le bicentenaire de sa mort ressemble à quelques préparatifs d’une énième répétition…

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Hannah Arendt : vers une refondation des droits de l’homme ?   Séminaire

Séminaire l'Esprit des Lumières et de la Révolution du 14 janvier 2021.
Intervention de Benoît Basse (ETHICS- Lille) sur :
Hannah Arendt : vers une refondation des droits de l’homme ?


Le texte de cette intervention est publié dans l'ouvrage collectif :
Hannah Arendt, la révolution et les droits de l’homme

« The Many and the Few » Économie politique aristocratique versus économie politique républicaine aux Etats-Unis (1790-1793)   Etudes

par Marc Belissa Université Paris Nanterre

Dans mes articles précédents sur le républicanisme aux Etats-Unis dans la décennie 1789-1799, j’avais dans un premier temps étudié le débat sur la nature de la jeune république par le biais du cérémonial lors de la mise en place du gouvernement fédéral en 1789 et 1790, j’ai ensuite présenté la réception de la première partie de Rights of Man aux Etats-Unis en 1790 et 1791 et notamment le débat pour et contre la critique de Paine par John Quincy Adams/Publicola, débat qui posait à nouveau la question de la nature de la république américaine au regard de la « constitution britannique » et de la Révolution française (1). Je poursuis aujourd’hui en m’intéressant à l’émergence d’une économie politique républicaine, selon l’expression de l’historien Drew McCoy (2), en 1792-1793 chez un certain nombre de commentateurs critiques de la politique économique et financière du gouvernement fédéral. Une fois de plus, c’est la question de la nature de la république qui est posée à travers ce que l’on pourrait appeler, dans le langage actuel, des projets de société concurrents.

Dès 1789, des critiques s’élèvent contre la politique économique du Secrétaire d’Etat au Trésor Alexander Hamilton. Ces critiques s’accentuent en 1790 et 1791 jusqu’à provoquer l’apparition de ce que James Madison et Thomas Jefferson commencent à appeler au printemps 1792 le « parti républicain » ou le republican interest. Ces débats se poursuivent en 1792 et au début de 1793 en relation avec l’évolution économique et sociale qui marque ces premières années de la république fédérale.

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Sources pour l'histoire de la Révolution de Saint-Domingue   Sources

En 1993, 1995 et 1998, Florence Gauthier publiait dans les Annales historiques de la Révolution française d'importants documents inédits sur la Révolution de Saint-Domingue. Nous les rassemblons ici :
- Inédits de Dufay, Santerre et Léonard Leblois, au sujet de l'arrivée de la députation de Saint-Domingue à Paris. Janvier-Février 1794 - LIRE
- Inédits du comité de Sûreté générale concernant l'arrivée de la députation de Saint-Domingue à Paris. Janvier 1794 - LIRE
- Inédits de Belley, Mills et Dufay, députés de Saint-Domingue, de Roume et du comité de Salut public, concernant le démantèlement du réseau du lobby esclavagiste en France. Février-Mars 1794 - LIRE

Économie politique aristocratique versus économie politique républicaine - 2e partie   Séminaire

Séminaire l'Esprit des Lumières et de la Révolution du 3 décembre 2020.
Intervention de Marc Belissa (Paris Nanterre) sur :
« The Many and the Few ». Économie politique aristocratique versus économie politique républicaine aux États-Unis (1790- 1793).
2 - La construction d’une « économie politique républicaine » critique.


Voir la discussion sur l'intervention

Économie politique aristocratique versus économie politique républicaine - 1ère partie   Séminaire

Séminaire l'Esprit des Lumières et de la Révolution du 26 novembre 2020. Intervention de Marc Belissa (Paris Nanterre) sur :
« The Many and the Few ». Économie politique aristocratique versus économie politique républicaine aux États-Unis (1790- 1793).
1- Une économie politique au service du few : le système fisco-financier de Hamilton.


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L'Humanité et ses droits   Annonces

 Fuchs, L'Humanité et ses droits

Introduction de l'ouvrage d'Edith Fuchs, L'Humanité et ses droits, Paris, Kimé, 2020, 160 p.

Nous connaissons tous le mot de Proudhon, repris par Carl Schmitt: qui dit « humanité » veut tromper et nous n’avons sans doute pas déjà oublié le mépris nazi, selon lequel tout humanisme serait « humanisme bêlant » ; dans un tout autre registre, théorique cette fois, nous avons entendu Michel Foucault déclarer dans Les mots et les choses que « l’homme est en train de périr à mesure que brille plus fort à l’horizon l’être du langage ».
De la « mort de Dieu » à la « mort de l’homme », les voies furent et demeurent multiples. Ainsi, les récusations Heideggeriennes de toute forme d’humanisme, et partant, de toute idée d’humanité ont conquis grand nombre d’esprits divers – même Althusser, fut comme tant d’autres, séduit par La Lettre sur l’humanisme. Si cette Lettre constitue sans doute une réponse de Heidegger à la question de Jean Beaufret en 1946, elle s’attache nommément à réfuter Jean-Paul Sartre quand celui-ci défendit l’humanisme de la philosophie existentielle contenue dans l’Être et le Néant par un petit opus qu’il intitula : L’existentialisme est-il un humanisme ? Pour Heidegger, il s’agissait de mettre en pièces l’humanisme de la liberté que Sartre octroie à l’humanité, en tant que « destin » dicté par le Néant d’où surgit la condition humaine, sans être déterminée par quoi que ce soit de donné.

Lire la suite et voir la table des matières, voir la présentation sur le site des Éditions Kimé

Séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution 2020-2021   Séminaire

Programme 2020-2021 du séminaire de recherche animé par Marc Belissa, Yannick Bosc, Marc Deleplace et Florence Gauthier. Compte tenu de la situation sanitaire, le séminaire se tiendra à distance, par visioconférences. Si vous souhaitez y participer, contactez-nous : redaction@revolution-francaise.net. Les séances se tiendront le jeudi de 18h à 20h.

26 Novembre : Marc Belissa (Paris Nanterre), « The Many and the Few ». Économie politique aristocratique versus économie politique républicaine aux Etats-Unis (1790- 1793). 1- Une économie politique au service du few : le système fisco-financier de Hamilton.

3 décembre Marc Belissa (Paris Nanterre), « The Many and the Few ». Économie politique aristocratique versus économie politique républicaine aux Etats-Unis (1790- 1793). 2- La construction d’une « économie politique républicaine » critique.

14 Janvier : Benoît Basse (ETHICS- Lille), Hannah Arendt : vers une refondation des droits de l’homme ?

11 Février : Christine Fauré (CNRS), Sieyès était-il rousseauiste ? Réponse critique à Jonathan Israël.

25 Mars : Florence Gauthier (Paris Diderot), Les politiques coloniales de l’Empire français, de Louis XIV à Bonaparte.

08 avril : Julie Ferrand (GATE-Saint-Etienne), Commerce, Propriété et Liberté dans Du gouvernement et des Lois de la Pologne de Gabriel Bonnot de Mably.

"République" contre République   Actuel

On a entendu cette semaine, à la suite de l'assassinat de Samuel Paty, un concert de propositions fascisantes. Toutes avancées au nom d’une “République” qu’on ne prendra jamais le soin de définir. Il est nécessaire, dans ces circonstances, de faire un pas de côté historique et philosophique pour réfléchir au sens du mot qui est dans toutes les bouches : "République".
Qu'est-ce que "la République" ? Si l'on devait se plier à l'exercice du micro-trottoir cela mettrait assurément en évidence le flou qui entoure cette notion pour la plupart d'entre nous. On parlera de démocratie, on citera la devise, on évoquera la laïcité. On sera probablement en peine de formuler la différence avec d'autres concepts comme la Nation ou l’État. Mais quoique difficile à définir, l'idée est perçue comme positive : il faut être républicain. La « République » est le concept consensuel par excellence, elle est vue comme un cadre qui organise la libre coexistence des individus.

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L’obélisque et les philosophes   Enseignement

Ou Comment l’Éducation Nationale a éteint les Lumières en classe

Par Nathalie Alzas

Les rentrées 2019-2020 des lycées, en France, sont marquées par la mise en place d’une réforme de vaste ampleur, qui touche l’ensemble des programmes (1). Comme toujours, ce genre de micro-événement suscite son lot de controverses, notamment en histoire, matière donnant traditionnellement lieu à de multiples débats. Mais dans une Éducation Nationale dont les réformes s’empilent, depuis des décennies, comme autant de couches de crème pâtissière sur un mauvais millefeuille, l’évocation d’un tel sujet s’apparenterait à un exercice particulièrement vain. L’observateur blasé n’y rencontre que des figures connues, débats éphémères d’un jeu de rôle médiatique. Parler d’ailleurs de « nouveaux » programmes pourrait laisser sceptique, tant le recyclage d’anciennes notions semble permanent (cf., par exemple, la réapparition de « La Méditerranée médiévale : espace d’échanges et de conflits » en Seconde). Pourtant, la lecture des dits programmes est souvent chose intéressante, tant elle nous amène, non pas à la découverte de l’histoire des temps passés, mais à un éclairage sur les temps présents. Malgré l’impression d’immobilisme évoquée plus haut, les programmes, et les manuels scolaires qui les interprètent, ont toujours été, en effet, très influencés par les évolutions idéologiques de leur époque. Les considérer permet d’aller au-delà des déclarations d’intention des politiques ou des idées reçues. Songeons, par exemple, aux travaux qui ont montré que sous la IIIe République, loin d’un « récit national » univoque, l’école primaire avait enregistré profondément le choc traumatique de la Première Guerre Mondiale (2). La polémique récente sur la disparition, en classe de Première, de la bataille de Verdun et son remplacement, en quelque sorte, par la bataille de la Somme, pour l’année 1916, dans le traitement de la Première Guerre Mondiale, est exemplaire à cet égard. Certains y ont vu la prééminence d’un discours victimaire, réduisant les soldats à des agents passifs d’un conflit absurde qui les dépassaient, en lieu et place d’une commémoration célébrant le courage des « poilus ». Dans la postmodernité des débuts du XXIe siècle, un jugement moral, pour ne pas dire moralisateur, dominerait les programmes, plutôt qu’une perspective historique (3).

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