Par Nathalie Alzas, docteur en histoire.
Depuis 1944, un progrès lent, mais inéluctable, du droit des femmes, en France et dans l’aire occidentale, semblait assuré, avec notamment les avancées des années 1960-1970 (droit à la contraception, l’avortement). Mais là, comme en d’autres domaines, la période actuelle est marquée par des incertitudes, par une hystérisation du débat public via les réseaux « sociaux » ou chaines d’information, par l’arrivée au pouvoir d’hommes politiques réactionnaires, dans des puissances démocratiques majeures. Les divisions des féministes et leur instrumentation idéologique, au profit de thèses racialistes ou religieuses, accentuent les inquiétudes sur l’idée d’une progression du droit des femmes, tant au niveau social que politique.

