Introduction et table des matières de l'ouvrage de Yannick Bosc et David Casassas, La liberté contre le capitalisme. Le républicanisme du XVIIIe siècle et les révolutions à venir, Paris, Editions Critiques, 2024.
« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. »
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, article 2
Nous connaissons ce récit. Nous en avons appris les rudiments à l’École et il organise nos représentations politiques. La Révolution française y est une révolution bourgeoise et les principes de la Déclaration des droits sacralisent la liberté du propriétaire. Ils sont le fondement juridique du capitalisme, c’est-à-dire de la modernité. D’un côté, il y a les droits-libertés qui s’affirment en 1789, de l’autre les droits-créances ou droits sociaux. Ces derniers concernent l’égalité et émergent plus tard : ce sont les droits de seconde génération. Les moyens des droits créances se situent dans le renforcement de l’État, ce qui constitue la base d’une politique de gauche. En revanche, une politique libérale (de droite) est, comme son nom l’indique, au service de la liberté économique et individuelle.

