Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

4 février 1794 : la Convention montagnarde abolissait l’esclavage dans les colonies françaises   Entretiens

Sur Le Canard Républicain et Agoravox, entretien avec Florence gauthier. Extrait :

Depuis le XVIIe siècle, le Roi de France possédait un empire colonial dans le Nouveau Monde, dont le centre de gravité était la Partie française de Saint-Domingue, « île à sucre et à esclaves », qui était devenue, au XVIIIe siècle, le premier producteur de sucre. Toutefois, le système esclavagiste entra en crise dès le début du XVIIIe siècle à cause de la raréfaction des captifs de chasse à l’homme, vendus par les Royaumes africains pour être mis en esclavage. La ponction avait été si forte qu’elle réduisit la population de l’Afrique et le prix des captifs haussa : il fut multiplié par trois tout au long de ce siècle en ce qui concerne la traite vers l’Amérique ! La crise du système de la traite provoqua la panique des planteurs qui comprirent que le système de reproduction de la main-d’œuvre devrait être prochainement transformé. À Saint-Domingue, les planteurs eurent une réaction particulière : ils crurent se protéger et gagner du temps en créant une concurrence entre eux sur le critère de la couleur, sous la forme d’une politique de discrimination contre les « colons de couleur », dans le but de s’emparer de leurs biens. Or, il faut savoir que dans les colonies françaises, les grands colons arrivés depuis la seconde moitié du XVIIe siècle, n’avaient pas hésité à épouser des femmes africaines, dont ils eurent des enfants légitimes, créant une classe de colons métissée.

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Naissance du service public de l’Ancien Régime à la Révolution française et à l’époque napoléonienne   En ligne

Un numéro des Cahiers numériques de Telemme (UMR Telemme, Aix-Marseille Université), présenté par Christine Peyrard (UMR Telemme), avec des textes de Cyril Belmonte (UMR Telemme), « Les banalités ou comment s’en débarrasser. Projet d’enquête sur les modalités d’abolition des banalités sur les fours , moulins et pressoirs » ; Grégoire Bigot (Université de Nantes, IUF), « De l’Eglise à l’Etat : le service de l’état civil » ; Igor Moullier, (Lahra/ENS Lyon),« Administration et service public à l’époque napoléonienne ». Extrait de la présentation de Christine Peyrard :
« Ce numéro se compose de trois contributions qui explorent, chacune à leur manière, les cheminements de la notion de « service public » à partir de la rupture révolutionnaire de 1789. Au-delà de la diversité des thématiques choisies par les auteurs – économie, religion ou administration -, il offre l’intérêt de proposer plusieurs pistes d’études tant au plan méthodologique que scientifique. Cheminements méthodologiques, d’abord, car le service public ne se laisse pas facilement appréhender par l’historien. Aujourd’hui le citoyen, par un simple clic sur un moteur de recherche, découvre immédiatement le portail de l’administration française ; il manifeste parfois dans la rue pour défendre des services publics menacés de disparition ou de privatisation ; or il est plus difficile de bâtir leur histoire. Pourtant, la Révolution française a fait proliférer l’adjectif : c’est aussi bien « la chose publique » que « l’esprit public », ou bien « l’éducation publique » ou encore « l’assistance publique », même si l’on préfère parler des archives et musées « nationaux » et « départementaux » sinon « municipaux ». Car la publicité des débats, dans l’enceinte des assemblées constituantes et législatives, comme dans d’autres assemblées constituées et dans les sociétés politiques révolutionnaires, est la clef de voûte du nouveau régime au même titre que le principe électif pour assurer n’importe quelle charge publique, à l’exception toutefois de celle du « premier fonctionnaire public » qui sert à désigner le roi des Français sous la monarchie constitutionnelle…. »

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French Revolution Digital Archive : Archives Parlementaires et images de la Révolution en ligne   Outils

La collection French Revolution Digital Archive vient d'être mise en ligne. Elle est le fruit d'un projet des bibliothèques de l'université de Stanford et de la BNF. La collection entend mettre à la disposition du public et des chercheurs une version digitale de grands recueils de sources. Cette collection est actuellement composée, d'une part d'un corpus d'images, et d'autre part des Archives Parlementaires. On pourra donc désormais interroger en plein texte l'intégrale des volumes des Archives Parlementaires concernant les années 1787 à 1794.

Accéder à French Revolution Digital Archive

220e anniversaire de la première abolition de l'esclavage   Annonces

Durant trois mois (février-avril 2014) la Société des Amis de la Révolution française, club René Levasseur de la Sarthe, organise au Mans une série de manifestations pour le 220e anniversaire de la première abolition de l'esclavage (4 février 1794) dont le conventionnel René Levasseur a rédigé la motion.

Voir le programme 1 et programme 2

Séminaire La Révolution française et le Monde, Paris Ouest Nanterre 2014   Annonces

Séminaire animé par Marc Belissa, Paris Ouest Nanterre, jeudi 13h30-15h30, salle D 301 (bât. D, 3e étage)

L'Atlantique en révolution

Cette année, le séminaire sera consacré en grande partie (sauf les séances 7 et 10) à un domaine particulier de l'histoire de "l'ère des révolutions" (1750-1830) : l'Atlantic History.

Ce champ a connu un très grand succès et une large expansion dans le monde anglo-saxon, il a fait timidement son apparition dans le domaine historiographique français. Prendre un espace maritime comme l'Atlantique pour objet de recherche n'a en soi rien d'innovant, Fernand Braudel, par exemple, l'a fait depuis longtemps avec la Méditerrannée, mais la nouvelle Atlantic History met l'accent sur des thématiques peu étudiées jusque-là : la nature des empires et des liens unissant leurs parties, les phénomènes de transferts socio-économiques et politico-culturels dans cet espace, les discours sur les "races", etc.

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Henri Guillemin et la Révolution Française : le moment Robespierre   En ligne

Les vidéos du colloque organisé le samedi 26 octobre 2013 par l’association Présence Henri Guillemin (PHG) sont sur Médiapart, interventions de : Patrick Berthier : La genèse de l'ouvrage "Robespierre, mystique et politique" ; Florence Gauthier : Robespierre, théoricien et acteur d’une république démocratique et sociale ; Etienne Chouard : Henri Guillemin-Robespierre, la problématique de la représentation politique aujourd'hui ; Yannick Bosc : Robespierre ou la Terreur des droits de l'homme ; Olivier Blanc : L'argent de la Terreur: les augmentations de patrimoine des élus de l'an II ; Marc Belissa : Robespierre et la religion dans l'historiographie (1794-2012) ; Serge Deruette : Le problème de l'héritage de Robespierre aujourd'hui ; Patrick Rodel : Conférences sur la Révolution française ; table ronde : première partie et deuxième partie.

Actualité d' E.P. Thompson   En ligne

Texte d'Ellen M. Wood, sur Edward P. Thompson, la gauche et la lutte des classes publié sur Solidarity :

That’s what makes this the right moment to revive Edward Thompson. It’s not just that he, probably more than any other historian, brings the processes of class formation and struggle so vividly to life. It’s also that more than any other historian, or maybe even any other scholar or writer of any kind, he has sharply defined capitalism as a historically specific social form, not as a law of nature, and compelled us to see it from a critical, anthropological distance. That’s especially important now, at a time when we have long since acquired the habit of taking capitalism for granted as if it were as universal and invisible as the air we breathe. Thompson challenges the most basic presuppositions of capitalism as a set of social practices and moral principles, tracing their development as a constantly contested process.

Lire en anglais sur Solidarity, version en espagnol sur SinPermiso

Robespierre et le délit de sale gueule   Actuel

Dans son blog, Alexis Corbière, élu du parti de gauche, réagit à la "reconstitution" de la tête de Robespierre :

Décidément, même en 3D, la haine du plus illustre porte-parole du jacobinisme, leur fait encore perdre la tête. J’annonce immédiatement mon intention, ce billet de blog sera exclusivement rédigé en défense de Maximilien Robespierre, toujours attaqué, moqué, caricaturé, même plus de deux siècles après sa mort. Il sera aussi l’occasion de reparler de masques de cire, qui pour certains, brandis par le peuple de Paris, en juillet 1789, débutèrent en quelque sorte la grande Révolution. Mais, n’allons pas trop vite.

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Les catéchismes politiques français (1789-1914)   Etudes

Par Jean-Charles Buttier, IHRF-Paris1

Nous publions ici la soutenance de thèse de Jean-Charles Buttier (9 mars 2013). Nous renvoyons également le lecteur au colloque qu'il a organisé avec Emilie Delivré à Florence en 2006, dont les actes sont publiés sur La Révolution française. Cahiers de l'IHRF.

L’hypothèse de départ de ce travail est que les 815 catéchismes politiques qui constituent les sources de cette recherche forment un genre particulier de la littérature politique du long XIXe siècle. La thèse ici défendue est que l’unité et l’enracinement de ce genre s’expliquent par la large diffusion d’une pédagogie, véritable socle de cette écriture destinée à permettre la vulgarisation politique. Cet exposé débutera par l’explication de la construction de l’objet historique « catéchisme politique. » Il a été créé pour répondre à une problématique qui a elle-même été influencée par la connaissance de plus en plus précise de cet objet. L’analyse de ce corpus d’ouvrages et du discours que leurs auteurs ou éditeurs tenaient sur ces derniers permet de retrouver la perception que les contemporains avaient du catéchisme politique. Il s’agira ensuite de présenter les méthodes d’analyse choisies, la diversification des approches tant matérielles que textuelles ayant pour but de multiplier les angles d’approche. L’unité des catéchismes analysés l’emportant sur leur diversité, considérer les catéchismes politiques comme un genre littéraire à part entière est une approche fructueuse.
Les auteurs de catéchismes politiques ont utilisé une pédagogie qui révèle un projet partagé : celui de la vulgarisation politique. Ce projet a connu d’importantes évolutions liées au contexte politique mais aussi aux transformations du public visé sur une période aussi longue.

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La tête kitsch de Robespierre   Actuel

pseudo tête de Robespierre

Les lecteurs du journal L'Alsace.fr (12/12/2013) ont eu la surprise de trouver sur leur site une "reconstitution" photographique du prétendu visage de Robespierre réalisée par Philippe Froesch, un mulhousien qui s'était déjà illustré en "reconstituant" la prétendue tête de Henry IV. Le commentaire du journaliste est édifiant : "C’est un homme au visage grêlé par la petite vérole, à l’air fatigué par la Terreur qu’il avait fait régner dans un pays débarrassé de son roi." Bigre ! Sur quel relique ignorée par les historiens cette "reconstitution" a-t-elle été conçue ? Réponse : "Ce masque aurait été moulé sur la tête décapitée de Robespierre par une Strasbourgeoise, Marie Grosholtz, devenue célèbre ensuite sous le nom de Madame Tussaud." Le conditionnel est en effet plus que de rigueur ! Contrairement à une légende qui avait encore cours au début du XXe siècle (Hector Fleischmann, Le Masque mortuaire de Robespierre, E. Leroux, 1911), il n'existe pas de masque mortuaire de Robespierre dont le corps et la tête ont été jetés dans la fosse du cimetière des Errancis et recouverts de chaux vive sur ordre exprès de la Convention qui ne voulait laisser aucune trace du corps du Conventionnel qu'elle venait de faire exécuter. Le corps de Robespierre a été, comme Marc Belissa et Yannick Bosc l'ont montré dans un ouvrage qui vient de paraître, l'enjeu de la construction d'une légende particulière, articulé avec celle de son prétendu "caractère". Nul doute que le professeur en médecine Charlier (lui aussi impliqué dans l'histoire de la "tête" de Henry IV) donnera dans la conférence de presse qu'il tiendra le 21 décembre des détails "intéressants" qui viendront ajouter une couche plus ou moins nouvelle à ce mythe.

La dette   Séminaire

Séance du séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du jeudi 21 mars 2013 consacré à la dette.
Florence Gauthier (Université Paris Diderot) : Les enjeux de la dette de l'Ancien Régime.
Benjamin Coriat (Université Paris Nord), Economistes Atterrés : Les économistes et la problématique de la dette.

Avec le soutien du CHISCO-Université Paris Ouest Nanterre-La Défense. Merci à Agnès Wendling pour le montage et à Olivier Lombroso pour ses conseils techniques.

« L’ouverture de la Révolution » : Qu’est-ce que le Tiers État ?   Annonces

 Christien Fauré,ouverture de la Révolution : Qu'est-ce que le Tiers Etat ? de l'abbé Sieyès

Quatrième de couverture, extraits et table des matières de l'ouvrage de Christine Fauré, « L’ouverture de la Révolution » : Qu’est-ce que le Tiers État ? de l’abbé Sieyès, 1ère et 3ème édition, 1789, Chryséis éditions, distribution Amazon/kindle.

Qu’est-ce que le tiers état ? La brochure publiée en janvier 1789 par l’abbé Sieyès, inconnu jusqu’alors, est accueillie par un triomphe et assure à son auteur une notoriété durable jusqu’en 1799. La troisième édition, toujours dans le premier semestre de l’année 1789, propose, pour affronter les élections aux états généraux, une rallonge de cinquante pages, pimentée d’expressions immédiatement assimilables par le peuple, car le soutien que le clergé devait lui apporter dans cette élection demeurait incertain. C’est grâce à ce succès littéraire que Sieyès réussit in extremis le tour de force d’être élu député du tiers de la ville de Paris, transgressant les règles de la représentation des ordres.

Comme dans un opéra, Qu’est-ce que le tiers état ? est l’ouverture de la Révolution. Il concentre tous les thèmes chers à l’époque, une rage antinobiliaire mais pas seulement : il inaugure une argumentation d’ordre économique pour justifier la nouvelle importance politique du tiers. Le tiers état est « tout » parce qu’il assure la totalité des travaux qui soutiennent l’existence de la société. Une fulgurance démocratique fait de ce simple libelle la première mise en mots du phénomène révolutionnaire.

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Réponse à Monsieur Olivier Blanc à propos de la mystification de la figure d’Olympe de Gouges   Réplique

Par Florence Gauthier, Université Paris Diderot

Le 1er novembre dernier, Monsieur Olivier Blanc publiait contre mon article sur Olympe de Gouges, une attaque pleine d’aigreur et d’insultes à mon endroit, ce qui laisse penser qu’il ignore les règles élémentaires de l’honnêteté qui se pratiquent dans les débats. Monsieur Olivier Blanc (M.O.B.) me prend pour une partisane des « méthodes staliniennes ». Quelle erreur, quelle horreur ! Il faut le rassurer immédiatement sur ce point ! Non Monsieur, je suis même critique des méthodes staliniennes et je me suis donné le mal de les démonter, en ce qui concerne l’historiographie de la Révolution française, et de façon détaillée dans plusieurs de mes travaux. Par exemple, à l’occasion du Centenaire de la Société des Études Robespierristes, j’ai présenté une intervention consacrée au grand historien de la Révolution française, Albert Mathiez. Ce dernier a été une des premières cibles « extérieures » de l’historiographie « stalinienne » soviétique des années 1929-1930 et reçut les honneurs de leur censure. Entre 1930 et 1932, date de sa mort, Mathiez a développé une critique lucide et précieuse du phénomène stalinien dès sa naissance, qui mérite d’être connue.

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Robespierre. La fabrication d'un mythe   Annonces

Marc Belissa et Yannick Bosc, Robespierre. La fabrication d'un mythe

Conclusion de l'ouvrage de Marc Belissa et Yannick Bosc, Robespierre. La fabrication d'un mythe, Paris, Ellipses, 2013, 576 p.

"Robespierre n’a pas d’aventure amoureuse, (…) n’a jamais livré bataille et vit dans la théorie, (…) il se méfie de la foule et du peuple, (…) cache des souvenirs de Marie-Antoinette sous son matelas, (…) il est immature, (…) guidé par un idéal de pureté néo-romaine, (…) les têtes tombent, tombent, (…) il exerce un pouvoir sans partage avec ses deux séides, le terrible Couthon et Saint-Just, (…) des flots de sang débordent des caniveaux. " Quel est l’auteur de cette litanie ? Galart de Monjoie (1795) ? Hippolyte Taine (1875) ? Friedrich Sieburg (1936) ou le duc de Lévis Mirepois (1978) ? Non, il s’agit du journaliste Franck Ferrand, le 17 mai 2011, dans l’émission "Au cœur de l’histoire " qu’il anime sur Europe 1, à propos de la souscription lancée par la SER pour le rachat des manuscrits du révolutionnaire. Le même présente le documentaire "Robespierre bourreau de la Vendée ? " (mars 2012), une mise en scène de la propagande royaliste que France 3 a diffusée quatre fois.

Depuis le 9 thermidor, le discours défavorable à Robespierre est ainsi demeuré d’une remarquable stabilité, comme la polarisation des passions que le révolutionnaire alimente. En deux siècles, sur une toile de fond hostile dominante, toujours vigoureuse et en constante adaptation – la légende noire se recycle admirablement –, quatre phases distinguent des "moments Robespierre" au cours desquels on constate le retour d’un discours positif sur l’Incorruptible dans l’espace public.

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Démocratie bourgeoise : note sur la genèse d’un oxymore et sur l’origine d’un cadeau   Notions

Par Antoni Domenech, Université de Barcelone

La vulgarisation de la pensée politique et de son histoire, au XXe siècle, est parvenue à imposer à travers d’amples circuits, y compris universitaires, l’idée que la démocratie est un phénomène fondamentalement moderne. Cette idée s’est imposée à l’aide de deux arguments, mais historiquement, elle est irrecevable. Le premier argument introduit une sorte de « liberté des Anciens » - ces inutiles amants de la vertu dévoués à la vie publique, qui sacrifiaient par abnégation leurs affaires privées – opposée plus ou moins strictement, selon la version canonique du thermidorien Benjamin Constant (1), à la « liberté des modernes », ces gens plus occupés à résoudre leurs problèmes personnels que préoccupés par les questions de la vie politique publique. Le second argument veut que les démocraties de l’Antiquité et, en particulier, l’athénienne n’aient pas été des démocraties au sens « moderne » du terme, et suppose qu’il s’agissait de régimes politiques dans lesquels d’étroites minorités de libres et riches oisifs totalement déchargés des tâches matérielles, pouvaient se permettre de délibérer politiquement, tandis qu’une immense masse d’esclaves s’affairait sans relâche à la production.

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