Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

L'Esprit des Lumières et de la Révolution 2018-2019   Séminaire

Programme 2018-2019 du séminaire de recherche animé par Marc Belissa, Yannick Bosc, Marc Deleplace et Florence Gauthier. Les séances se tiendront le jeudi de 18h à 20h à l’Université Paris Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, salle E 655 pour les deux premières séances et salle F 671 pour les suivantes.

22 novembre : Sarah Vanuxem (Nice), La propriété comme faculté d’habiter.

6 décembre : Jean-Claude Gaudebout (Paris Nanterre), Condorcet physiocrate.

10 janvier : Edern de Barros (Paris Villetaneuse), Lycurgue au XVIIIe siècle : l'opposition entre régime mixte et despotisme légal, ou le dogmatisme anhistorique de l'économisme physiocratique

7 février : Myriam-Isabelle Ducrocq (Paris Nanterre), Harrington et les penseurs de l'égalité en France.

14 mars : Suzanne Levin (Paris Nanterre), Prieur de la Marne face au fédéralisme.

11 avril : Gaïd Andro (Nantes) , Administrer la liberté politique ? Expérimentation, reconfiguration et occultation d'une pensée administrative révolutionnaire (1789-1799).

16 mai : Carine Lounissi (Rouen), Paine et la Révolution française.

Le séminaire L’Esprit des Lumières et de la Révolution est soutenu par le CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne

"Un peuple et son roi" de Pierre Schoeller   Actuel

Les films sur la Révolution française sont suffisamment rares (et les bons encore plus) pour que l'on ne se réjouisse pas ici de la sortie de celui de Pierre Schoeller "Un Peuple et son Roi". Le cinéaste — réalisateur de "L'Exercice de l’État" qui avait été remarqué par la critique — explique son projet dans l'émission d'Emmanuel Laurentin "La Fabrique de l'Histoire" sur France Culture et dans celle de Marie Richeux "Par les temps qui courent". On peut également voir la bande-annonce du film sur YouTube. Enfin, l'aspect esthétique et cinématographique du film est débattu par les critiques du "Cercle" l'émission cinéphile sur Canal +. Le projet de Pierre Schoeller insiste sur le peuple de Paris en révolution. Il ne nous appartient évidemment pas de débattre de la réussite esthétique du projet (bien qu'à notre avis de non-spécialistes du cinéma, de nombreuses scènes sont magnifiques et que les acteurs ne le sont pas moins), en revanche, l'approche historique ne peut que convaincre le spécialiste de la l'histoire de la Révolution qui n'a que rarement eu l'occasion de prendre plaisir à un tel film !

Maudite révolution ! Reprise   Annonces

Maudite révolution ! d'Olivier Tonneau est au Théâtre Pixel tous les vendredis soir à 21h30 du 12 octobre au 9 novembre.

« Pourquoi Nedjma, 15 ans, se passionne-t-elle pour Robespierre ? Pourquoi la révolution est-elle, dans toute l’histoire de France, la seule chose qui la concerne ? Un homme cherche à comprendre. Il découvre comment la révolution est devenue le mythe fondateur de la république coloniale mais aussi comment elle a survécu dans les paroles et les actes de ceux-là mêmes que la France opprimait. A la recherche de Nedjma, il rencontre Robespierre, Saint-Just, Toussaint Louverture, Jules Vallès, Aimé Césaire, Yacine Kateb ou encore Thomas Sankara : le désir d’une rencontre ravive l’aspiration révolutionnaire. »

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Le théâtre Pixel

La réception de Rights of man aux États-Unis en 1791 (2)   Séminaire

Séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du 15 mars 2018.
Intervention de Marc Belissa (Université Paris-Ouest Nanterre) sur :
Un défi aux "hérésies politiques" : la réception de Rights of man aux États-Unis, 1791, deuxième partie.

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

Le Directoire. La république sans la démocratie   Annonces

Le Directoire. La république sans la démocratie

Introduction de l'ouvrage de Marc Belissa et Yannick Bosc, Le Directoire. La république sans la démocratie, Paris, La Fabrique, 2018, 296 p.

Autrefois, quand l’histoire de la décennie 1789-1799 était encore au centre de l’enseignement de l’histoire au collège et au lycée, trois ou quatre images suffisaient à caractériser la période du Directoire dans le grand public : celle des Merveilleuses et des Incroyables qui paradaient dans les cafés et les lieux publics de la capitale ou celle de la cour de jeunes femmes dénudées autour du Directeur Barras se dépêchant de jouir des plaisirs de Paris retrouvés après la « Terreur ». S’y ajoutait parfois l’image du personnage de Madame Angot, la ci-devant poissarde devenue riche du jour au lendemain, rendue populaire par le théâtre dès 1796 et immortalisée par l’opéra-comique de Charles Lecocq en 1872. Le seul personnage de premier plan connu de tous était le général Bonaparte sous lequel « perçait » déjà Napoléon, comme l’écrira Victor Hugo plus tard. Au XIXe siècle, cette légende rose – ou noire selon les points de vue – s’était construite notamment grâce à l’ouvrage des frères Goncourt La société française sous le Directoire, publié en 1855 et réédité de nombreuses fois depuis lors (jusqu’en 1992 pour la dernière édition). Sous une forme ironique et lapidaire, Gustave Flaubert résuma ces images et ces légendes dans son Dictionnaire des idées reçues : « Directoire (le). Les hontes du. – Dans ce temps-là, l’honneur s’était réfugié aux armées. – Les femmes, à Paris, se promenaient toutes nues. » Trois lieux communs donc : l’omniprésence de la guerre et des armées, la honte et la corruption, le relâchement (coupable) des mœurs…

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La réception de la première partie de Rights of Man aux États-Unis en 1791 (1)   Etudes

Un défi aux "hérésies politiques" : la réception de la première partie de Rights of Man aux États-Unis en 1791 - première partie (Voir la vidéo du séminaire au cours duquel ce texte a été présenté)

Par Marc Belissa, Université Paris Nanterre

En avril 1791, John Beckley, secrétaire de la Chambre des représentants et ami politique de Thomas Jefferson et James Madison, transmet à ce dernier un exemplaire de la première partie de Rights of Man (1), publiés deux mois plus tôt à Londres (2). Madison — à ce moment un des principaux leaders de la Chambre qui s’est opposé aux projets du secrétaire d’État au Trésor, Alexander Hamilton — fait parvenir le pamphlet à Jefferson, alors Secrétaire d’État c’est-à-dire ministre des Affaires étrangères, pour qu’il puisse contacter des imprimeurs afin d’éditer l’ouvrage aux États-Unis. Jefferson écrit alors à un certain Jonathan Bayard Smith, père de Samuel Harrison Smith un imprimeur de Philadelphie, et accompagne le pamphlet de Thomas Paine d’un court billet déclarant sa satisfaction "that something was at length to be publicly said against the political heresies which had late sprung up among us" (3). Sans que Jefferson en ait été avisé, l’imprimeur publie le pamphlet qui sort le 3 mai 1791, accompagné du billet du Secrétaire d’État, fort embarrassé de cette "fuite" qui le met en porte-à-faux à l’intérieur du gouvernement de Washington.

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La réception de Rights of man aux États-Unis en 1791 (1)   Séminaire

Séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du 8 février 2018.
Intervention de Marc Belissa (Université Paris-Ouest Nanterre) sur :
Un défi aux "hérésies politiques" : la réception de Rights of man aux États-Unis, 1791, première partie.

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

La propriété de la Terre   Annonces

 Sarah Vanuxem, La propriété de la Terre

Introduction de l'ouvrage de Sarah Vanuxem, La propriété de la Terre, Marseille, Editions Wildproject, 2018, 103 p.

S’approprier à la terre

Évoquant « l’appropriation au/du milieu naturel (1) » par les berbères des Seksawa, le sociologue Jacques Berque suggère que les habitants du Haut-Atlas marocain s’adaptent au milieu dans lequel ils vivent, autant qu’ils s’en emparent. Dans les douars chleus montagneux, s’approprier un lieu consiste à le conformer à soi comme à se conformer à lui ; s’approprier une terre revient à se l’attribuer comme à se rendre propre à elle. De même, les Kanaks de la Nouvelle-Calédonie investissent les « hommes-lieux » d’un devoir de défendre la tellus mater et affirment « l’appartenance réciproque » des humains et de la terre (2). La propriété de la terre ne saurait avoir une signification pour eux qu’à la condition de renvoyer au double sens pronominal du verbe approprier (3).

Nous pourrions avoir perdu ce double sens aujourd’hui. Du moins les juristes civilistes semblent-ils employer le verbe approprier pour désigner un pouvoir de soumettre, d’assujettir ou de dominer. Être propriétaire, ce serait bénéficier d’un pouvoir souverain absolu. Et une telle acception de la propriété aurait partie liée avec la réduction de la terre à un matériau corvéable à merci et, par suite, avec les actuels maux environnementaux. Le droit civil français véhiculerait dès lors une définition coupable de la propriété, qui autoriserait la destruction de l’environnement.

Mais quelle valeur accorder à cette opinion selon laquelle la propriété foncière confère univoquement, en droit français, un plein pouvoir sur une terre ? Est-il vrai que la doctrine du droit privé des biens français abandonne uniment la terre au bon vouloir de son propriétaire ? Les auteurs ignorent-ils réellement le devoir du propriétaire foncier de s’ajuster et de se plier aux spécificités et aux usages de la terre ?

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La fondation des premières républiques hispaniques, Colombie et Vénézuela, 1780-1820   Séminaire

Séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du 18 janvier 2018.
Intervention de Clément Thibaud (Université de Nantes) sur :
Libérer le nouveau monde. La fondation des premières républiques hispaniques, Colombie et Vénézuela, 1780-1820

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

Droit de propriété et droit de nécessité chez Grotius   Séminaire

Séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du 14 décembre 2017.
Intervention de Jean-Fabien Spitz (Paris I - Panthéon Sorbonne) sur :
"Droit de propriété et droit de nécessité chez Grotius : les fondements philosophiques de l’état social".

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

Art et Démocratie (1789-1792)   Outils

Art et Démocratie est une base de données de l'Université de Lausanne. Elle regroupe tous les débats qui concernent les arts entre 1789 et 1792 et a été constituée par Desmond-Bryan Kraege, Matthieu Lett et Sibylle Menal, sous la direction de Christian Michel. Présentation :

Nous avons réuni sur ce site l’ensemble des textes venus à notre connaissance qui interrogent ce que doit être le statut des arts dans un pays où il a été proclamé que le « principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. » (Déclaration des droits de l’homme, article II). Sur cette base, toutes les institutions monarchiques, sur lesquelles reposait le système des arts sous l’Ancien Régime, doivent être repensées et réformées. Ce sont pendant ces années qu’apparaissent des questions qui sont toujours d’actualité : la définition de l’artiste par rapport au praticien ou à l’artisan, la nécessité ou non d’un enseignement artistique, la forme que celui-ci doit prendre, la façon dont doivent être passées les commandes publiques, le droit des artistes sur la diffusion de reproductions de leurs œuvres, doivent désormais être fondés sur la raison et être compatible avec la liberté et l’égalité des droits.

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Hannah Arendt, la révolution et les droits de l’homme   Annonces

Hannah Arendt, la révolution et les droits de l’homme

Journée d’études organisée par Yannick Bosc (GRHis) et Emmanuel Faye (ERIAC) qui se tiendra le 17 avril 2018 de 9h30 à 18h à l'Université de Rouen, Salle Divisible Nord, Maison de l’Université (Mont-Saint-Aignan). Présentation :

L’essai De la révolution (1963) représente, après Condition de l’homme moderne et La crise de la culture, le troisième essai de la série d’ouvrages dans lesquels Hannah Arendt expose sa pensée politique.
Arendt propose de tirer les leçons de l’histoire en opposant ce qu’elle nomme l’« échec » de la Révolution française aux leçons d’une révolution supposée réussie, la « Déclaration des droits » américaine.
Il importait donc qu’historiens et philosophes se réunissent pour analyser et discuter la façon dont Arendt envisage les révolutions américaine et française et se détermine par rapport à la Déclaration des droits de l’homme et la remise en cause de celle-ci dans la pensée contre-révolutionnaire d'Edmund Burke.
La formule arendtienne du « droit à avoir des droits » amorce-t-elle, comme certains le soutiennent aujourd’hui, un tournant politique dans la considération des droits de l’homme ? Ne représente-t-elle pas avant tout une machine de guerre contre la notion même de droit naturel qui se trouve au fondement de ces droits ?

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Et ce n'était pas qu'on allait quelque part   Annonces

Pièce mise en scène par Frédérique Liebaut, Cie AWA, d'après DreamHaïti du poète barbadien Kamau Brathwaite, Théâtre de L'Epée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes, du lundi 26 mars 2018, au samedi 31 mars 2018. Présentation de Frédérique Liebaut :

Haïti, c’est le rêve de l’humanité, le rêve qui anime tout homme de la sortie de l’esclavage, de la conquête de la liberté dans toutes ces acceptions. Il n’est donc pas étonnant que j’ai choisi un texte dont le titre est DreamHaïti, écrit par un auteur qui n’est pas haïtien comme je ne suis pas haïtienne mais parfaitement française comme j’aime à le dire en riant. Et ceux qui m’entendent ne s’y trompent pas, « parfaitement », c’est à dire élevée, dans l’idéal de la devise de la Révolution Française : Liberté, Égalité, Fraternité. Et cette devise m’a constituée. Puis par hasard j’ai été en Guadeloupe et j’ai pris conscience – comme on reçoit une gifle – que sur le territoire français car il s’agit d’un département, l’universalisme porté par cette devise devenait mortifère comme le sont les idéaux qui ne s’incarnent pas. J’ai pris conscience que j’ignorais totalement – pourtant bien éduquée – l’histoire de mon pays sur ces petits volcans surgis de la mer Caraïbe, au flanc des Amériques. Quelle amnésie ? Et quelle histoire ? Il me fallait la retrouver et la comprendre pour que cet horizon de liberté, d’égalité, de fraternité ne devienne pas le poison des fausses promesses. Et quand nous cherchons de tout notre cœur, il y a souvent des réponses qui s’incarnent et nous trouvent.

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Albert Mathiez, Robespierre et la république sociale   Annonces

Albert Mathiez, Robespierre et la république sociale, éditions critique

Albert Mathiez, Robespierre et la république sociale, Paris, Éditions Critiques, 2018, 368 p., introduction de Yannick Bosc et Florence Gauthier. L'ouvrage regroupe les principaux textes que Mathiez a consacrés à Robespierre. Nous proposons ici l'un d'entre eux, intitulé "Robespierre", une conférence organisée par le Groupe Fraternel du XIIIe et par la 7e Commission de l'USTICA (Union syndicale des techniciens de l'industrie, du commerce et de l'agriculture), publiée en 1924 par les éditions de la Maison des Jeunes.

Citoyens,
Aucun homme d’État de la Révolution n’a été plus populaire pendant sa vie que celui que les contemporains surnommèrent dès la Constituante du beau nom d’Incorruptible, aucun pourtant n’a été plus tristement calomnié après sa mort ni plus bassement outragé. On imprime couramment, jusque dans les livres scolaires qui servent à l’éducation des enfants de l’école laïque, qu’il fut un pieux calomniateur, un mystique assassin, un hypocrite sanguinaire, un ambitieux sans scrupules, on lui dénie jusqu’au talent, jusqu’à l’éloquence. On en fait un cerveau médiocre, une âme rétrécie. Quand ces gentillesses s’étalent sous la plume d’académiciens, d’écrivains bien-pensants, de remparts de l’ordre établi, cela s’explique, et il est naturel que Robespierre, qui a incarné la démocratie la plus hardie et qui l’a faite triompher tant qu’il a vécu, soit toujours poursuivi par la haine des ennemis de la justice et du progrès.

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La déclaration des droits de Condorcet en 1789   Séminaire

Séance du séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du jeudi 27 avril 2017
Intervention de Jean-Claude Gaudebout (Paris Ouest Nanterre) sur :
La déclaration des droits de Condorcet en 1789.

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

 

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