Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

Un texte inédit de Condorcet sur la République (1791)   Textes

La "trop célèbre polémique", selon la juste expression de Raymonde Monnier dans son étude du débat autour de la République, entre Sieyès avec Paine, reproduite dans le Moniteur en juillet 1791, est souvent commentée par les historiens. A l'inverse, l'intervention de Condorcet dans ce débat, par une réponse à Sieyès, est peu connue, dans la mesure où elle est restée manuscrite. Nous la publions présentement, en la présentant dans le contexte des échanges entre Sieyès et Condorcet en 1791.

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Faire de l'histoire aujourd'hui. Programme 2007-2008   Annonces

Séminaire de recherche animé par Christian Delacroix, François Dosse et Patrick Garcia sur les figures contemporaines de l’épistémologie de l’histoire : « Faire de l’histoire aujourd’hui. Quels changements ont affecté le métier d’historien depuis les analyses qu’en proposait Marc Bloch : aspects épistémologiques, politiques, sociaux et techniques ? ». Les séances se déroulent de 14 h à 17 h à l’IHTP 59-61, rue Pouchet - 75017 Paris.

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Rendre sensible le 17 juillet 1791   Actuel

Le film de Dominique Cabrera intitulé "Le beau dimanche" sera projeté le jeudi 22 novembre à 20h30 à la Salle Olympe de gouges, 15, rue Merlin (square Servan), Paris 11ème. Métro Voltaire ou Père-Lachaise. La projection sera suivie d'un débat avec la réalisatrice Dominique Cabrera, Sophie Wahnich et Laurent Roth, co-scénaristes.

L’été 2007, une cinéaste, une historienne et douze comédiens travaillent à rendre sensible le 17 Juillet 1791. Ce jour là, 6000 parisiens sont allés sur le champ de Mars signer une pétition pour demander le jugement du roi qui venait d’être arrêté à Varennes dans sa fuite vers les armées de l’Autriche et de la Prusse.

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Compilation d'images   Images

"1789-1794. Notes et archives" propose, dans sa rubrique Archives du site, 78 images à la date du 28 mai 2007, classées chronologiquement et portraits exclus (voir les autres rubriques à ce sujet). Le responsable de ce site précise; "Je ne présente sans doute pas ici la plus belle et la plus conséquente des banques d'images de la Révolution ; il se peut tout de même que cette compilation puisse vous être utile, et puisqu'elle existe...".

Galerie d'images   Images

Le site Historicum.net, en allemand, propose une galerie d’images, essentiellement sur les principaux personnages dela Révolution française, mais aussi sur quelques événements, et reproduit également quelques caricatures.

The Putney Debates, 28th October 1647   Brèves

Par Jonathan Smyth, Royal Holloway, University of London

Cromwell was deeply disturbed by the propositions which the more extreme groups in the Parliamentary Army had put forward to Fairfax (then head of the Army Council), and particularly the Agreement of the People the Leveller tract which suggested universal male franchise. At the meeting of the General Council of the Army, in St. Mary’s Church, Putney (then a village outside London) on October 28th 1647, a great debate was called at which the two principal opponents were Colonel Thomas Rainsborough, for the Levellers, and General Henry Ireton, for the land-owning gentry who were running the rebellion and the Parliamentary Army. The most famous passage between them is that concerning the liberty of the citizen, the right to vote and to have a direct say in the governance of the country. The Levellers believed in total adult male suffrage – no-one thought much about female suffrage- and the Parliamentarian elite held out for a property-owing or wealth based franchise, which became the law and, in fact continued to be the basis of male adult franchise until the great Reform Acts of the 19th century.

Rainsborough: …for really I think that the poorest he that is in England hath a life to live as the greatest he; and therefore, truly, sir, I think it clear that every man that is to live under a government ought first by his own consent to put himself under that government; and I do think that the poorest man in England is not at all bound in a strict sense to that government that he hath not had a voice to put himself under...

Ireton: …I think that no person hath a right to an interest or a share in the disposing of the affairs of the kingdom, and in determining or choosing those that shall determine what laws we shall be ruled by here – no person hath a right to this, that hath not a permanent fixed interest in this kingdom.

Entre les deux rives de l’Atlantique   Annonces

Par Florence Gauthier, Université Paris 7 Denis-Diderot

aristocratie épiderme f. gauthier

Introduction de l'ouvrage de Florence Gauthier, L'aristocratie de l'épiderme. Le combat de la Société des Citoyens de Couleur. 1789-1791, Paris, CNRS Editions, 2007, 448 p.

L’histoire du « préjugé de couleur » dans les colonies esclavagistes françaises d’Amérique, qui donna corps à l’établissement d’une « aristocratie de l’épiderme », a très insuffisamment retenu l’attention des historiens, à l’exception du beau travail d’Yvan Debbasch (1). L’histoire que nous proposons de retracer est celle de l’apparition de ce « préjugé de couleur », qui mit aux prises un nouveau parti de colons cherchant à imposer un ordre juridique ségrégationniste dans ces colonies, à la fin du XVIIIe siècle.

Ce nouveau « parti ségrégationniste » suscita la résistance des victimes de ce « préjugé de couleur », des colons métissés qui, de « sujets libres du roi de France » état dont ils jouissaient jusque-là, étaient menacés d’exclusions, dont nous verrons apparaître, peu à peu, diverses formes.

La résistance des victimes de ce « préjugé » connut, elle aussi, différentes phases et évolua, de la fuite pure et simple de la colonie dans un premier temps, à la prise de conscience éclairée qui permit l’action philosophique et politique pour introduire, dès les débuts de la Révolution en France, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen sur le continent américain.

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Marseille - Paris, la formation et la propagation d'un mot d'ordre: "du pain et du fer" (1792-1793)   Mots

Par Jacques Guilhaumou, UMR "Triangle", CNRS/ENS-LSH Lyon.

Pendant longtemps, les historiens de la Révolution française ont conçu de manière unilatérale les rapports entre Paris et la province au niveau de la circulation des hommes, des idées et des mots d'ordre. Le couplet sur le centralisme idéologique des Parisiens, en particulier pendant la période jacobine, se retrouvait très souvent sous leur plume. La communication politique était ainsi réduite à son expression la plus simple : Paris impose sans partage ses idées aux provinciaux. Les travaux effectués autour de Michel Vovelle, à partir d'une source sérielle, les Archives parlementaires, ont décloisonné l'interprétation traditionnelle des liens entre Paris et la province, et ont permis à cet historien d’en proposer une nouvelle synthèse (1). L'étude de la réception, par l'entremise des adresses, des initiatives parisiennes met alors en évidence l'importance de la marge stratégique dont disposent les patriotes de toute la France sur le terrain idéologique. Puis, les travaux en de domaine se sont diversifiés, à l’exemple du numéro spécial des Annales Historiques de la Révolution française N°330 (2002).

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L’esprit des Lumières et de la Révolution 2007-2008   Séminaire

Groupe de travail animé par Marc Bélissa, Yannick Bosc, Françoise Brunel, Marc Deleplace, Florence Gauthier, Jacques Guilhaumou, Fabien Marius-Hatchi, Sophie Wahnich. Nous vous convions aux séances qui se tiendront le vendredi, de 18 à 20 h, à l’Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne, 12 place du Panthéon, 2e étage, salle 216.

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La Révolution française et l’intelligence politique de l’héritage historique : les objets patrimoniaux.   Recensions

par Jacques Guilhaumou, UMR « Triangle », CNRS/ENS/LSH

Au cours des années 1990, deux périodes ont été privilégiées dans le renouvellement de nos connaissances sur l’histoire du patrimoine, la Révolution française et le premier XIXème siècle. L’enjeu historiographique, ainsi que le soulignent Philippe Poirier et Louis Vadelorgue (2003) dans un ouvrage collectif, consiste alors à comprendre comment conscience et politique du patrimoine émergent au cours des années 1780-1810 dans la lignée de la formation de l’espace public. Cependant, au-delà de cet apport collectif et de l’ouvrage bien informé d’Edouard Pommier (1991), la perspective la plus novatrice est le fait de Dominique Poulot (1996, 1997, 2006) qui nous propose une vue d’ensemble de la manière dont la Révolution française met en place « l’intelligence de l’héritage historique » par une exploration minutieuse des objets patrimoniaux, de leur « futur passé » (Reinhart Koselleck), au cours d’un moment particulièrement dense d’intégration du passé national.

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Colloque républicanismes et droit naturel, 5 et 6 juin 2008   Annonces

colloque républicanismes et droit naturel

Depuis la parution des principaux travaux de Caroline Robbins (The Eighteenth Century Commonwealthmen, 1958), de Zera Fink, (The Classical Republicans…, 1962), de John G. A. Pocock (The Machiavelian Moment. Florentine Political thought and the Atlantic Republican Tradition, 1975, traduit en 1997) et de Quentin Skinner (The Foundations of Modern Political Thought, 1978, en français en 2001) pour ne citer que les plus célèbres, de nombreux historiens ont labouré le champ de l‘histoire des idées politiques à la recherche des continuités dans la tradition du républicanisme dit "classique" et/ou de "l’humanisme civique".

A partir de ces recherches, des philosophes politiques comme Philip Pettit ou Jean-Fabien Spitz ont également interrogé cette tradition. Les questionnements actuels sur ce qu’il est convenu d’appeler la "crise de la démocratie" ne sont pas étrangers à cet intérêt renouvelé. Ces philosophes n’hésitent pas à revenir aux origines historiques du républicanisme pour y puiser les éléments de réflexion leur permettant de concevoir un nouveau républicanisme social et démocratique fondé sur une conception de la liberté comme "non-domination".

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Discours de citoyennes marseillaises manifestant « le Courage vraiment républicain qui les anime » (1793)   Textes

Dans la série L des Archives départementales des Bouches-du-Rhône, nous trouvons le manuscrit d'un discours prononcé par une citoyenne à la séance de la section 5 de Marseille le 7 août 1793, au nom de l'ensemble des citoyennes de la section, alors que Marseille "fédéraliste" est sous la menace d’un intervention de l’armée de la Convention. Nous reproduisons ce discours pour mieux souligner le caractère exemplaire du patriotisme des citoyennes marseillaises engagées dans le mouvement sectionnaire pendant le printemps et l’été 1793.

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Derecho a la existencia y Renta Básica   Annonces

par Antoni Domènech, Universidad de Barcelona

raventos condiciones materiales de la libertad

Préface au livre de Daniel Raventós, Las condiciones materiales de la libertad, Barcelona, El Viejo Topo, 2007. Voir également sur le site de la revue Sin Permiso, le texte Antoni Domènech et de Daniel Raventos ¿Quién teme a la Renta Básica de Ciudadanía?

Quien por vez primera habló de “derecho a la existencia” fue Robespierre, en un discurso celebérrimo –uno de los últimos— de 1794, para expresar la idea de que la sociedad debe garantizar a todos sus miembros, como primer derecho, el de existir material y socialmente. Thomas Paine habló un poco después, en un escrito no menos afamado –Agrarian Justice (1796)—, de la necesidad y la justicia de crear un “fondo nacional” mediante impuestos a la propiedad privada de las tierras, a fin de introducir una pensión vitalicia para “toda persona actualmente viva” (mayor de cincuenta años) de “10 libras esterlinas anuales” (1).

Más aún que la propuesta concreta en sí, era interesante el estilo de su argumentación normativa. Paine comenzaba distinguiendo entre la propiedad de la tierra, que debía ser común, y la apropiación privada de los frutos del esfuerzo en su cultivo, al que debía hacerse también justicia. Pero luego pasaba a mostrar los enormes daños causados “a más de la mitad de la población” por la propiedad privada agraria, preparando el terreno para justificar la necesidad de compensarlos:

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Les enjeux d’une traduction   Historiographie

par Julien Louvrier, GRHIS-Université de Rouen

aux armes historiens hobsbawm

A propos de l'ouvrage d' Eric J. Hobsbawm, Aux armes, historiens. Deux siècles d’histoire de la Révolution française, Paris, La Découverte, 2007, 154p. Avec une postface inédite de l’auteur. Traduit de l’anglais par Julien Louvrier. En librairie le 11 octobre 2007.

Au lendemain du bicentenaire de 89, l’historien britannique Eric J. Hobsbawm publiait aux éditions Verso sous le titre évocateur Echoes of the Marseillaise. Two Centuries Look Back on the French Revolution (1) , le contenu étoffé et remanié d’une série de conférences prononcées au cours de l’année 1989 à l’Université Rutgers aux États-Unis. En cette année commémorative largement dominée par la vision furetienne de l’histoire de la Révolution, Hobsbawm entendait convaincre son auditoire et ses futurs lecteurs de ne pas s’en laisser compter par « l’air du temps » : très sévère à l’égard du « révisionnisme historique », il proposait de porter un regard rétrospectif sur deux siècles d’historiographie révolutionnaire, avec pour objectif de mettre en lumière les enjeux politiques de l’entreprise de relecture de l’histoire de la Révolution amorcée au milieu des années 1950 par Alfred Cobban contre « l’interprétation sociale » et poursuivie jusque dans les années 1980 par des historiens s’étant entre-temps autoproclamés « critiques ».

Eu égard à la façon dont la France venait de célébrer le deux centième anniversaire de sa Révolution, ce genre de contre-expertise venait à point. C’est d’ailleurs ce que comprirent très vite les éditeurs italiens (2) et espagnols (3) qui firent traduire le livre dès sa sortie. Quoi de plus normal en effet que de faire paraître les appréciations d’un grand historien marxiste de renommée internationale sur l’historiographie d’une période tellement importante pour l’histoire du monde contemporain ?

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Thomas Paine, l'allocation universelle et le principe de révolution   En ligne

Par Yannick Bosc, GHRIS-Université de Rouen

Alors qu'il a suscité les passions de son vivant, Thomas Paine est de nos jours une figure consensuelle de l'historiographie de la Révolution française, une sorte d'ornement libéral à la périphérie des événements. Acteur de l'indépendance américaine, député français à la Convention nationale et banni d'Angleterre pour avoir écrit Droits de l'homme , il incarne le républicain - entendu le plus souvent dans le sens restreint d'anti-monarchiste - et la « modernité » c'est-à-dire, grosso modo , le libéralisme économique . Les historiens utilisent généralement ses écrits pour caractériser la pensée politique girondine. Or il existe un autre Thomas Paine sur lequel l'historiographie française n'insiste guère.

Lire la suite en pdf sur le site de Marx XXIe siècle

 

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