Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

Sciences et savants en révolution (1780-1820)   Outils

Plusieurs disciplines scientifiques furent profondément touchées par les événements révolutionnaires : individus et institutions, publications périodiques et sociabilité savante subirent des transformations parfois radicales. Le site "Sciences et savants en révolution" présente et regroupe des preuves archivistiques sur les changements de personnel scientifique, de priorité de recherche, de structuration disciplinaire et institutionnelle à travers les témoignages offerts par des protagonistes de premier et de second rang de la science de l'époque.

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Marie-Antoinette et ses biographes. Mémoire et écriture de la Révolution française   Recensions

Couverture du livre de Cécile Berly

par Jacques Guilhaumou, UMR Triangle, ENS-LSH Lyon

A propos du livre de Cécile Berly, Marie-Antoinette et ses biographes. Histoire d’une écriture de la Révolution française, Paris, L’Harmattan, 2006, avec une préface de Jean-Clément Martin.

L’historienne Cécile Berly nous propose une étude de quelques biographies de Marie-Antoinette particulièrement significatives d’une manière plutôt vulgarisée d’écrire l’histoire de la Révolution française. Comme le souligne Jean-Clément Martin, dans sa préface, Marie-Antoinette est l’une de ses héroïnes de la Révolution française, certes malmenée au départ, mais située désormais au plus haut entre haine et amour dans le discours historiographique. D’abord désignée par l’historiographie progressiste comme une aristocrate débauchée et une mauvaise conseillère politique, Marie-Antoinette tend de plus en plus à incarner, chez ses biographes, l’image douloureuse de la mère confrontée à l’épreuve de la mort de ses proches et d’elle-même. Au-delà cette tendance générale de plus en plus affirmée, comment s’y retrouvait dans les gloses superposées des commentaires multiples à son égard ?

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Pauvres et pauvreté. Figures impossibles de l'enseignement secondaire français.   Enseignement

par Marc Deleplace, EA 2616-CERHIC, IUFM Champagne-Ardenne

Évoquer les pauvres et la pauvreté dans les programmes de l’enseignement secondaire français revient en fait à s’attacher à deux ordres de phénomènes qui, pour être ontologiquement liés l’un à l’autre, n’en impliquent pas moins des approches spécifiques. En effet, l’un suppose que l’on cherche à définir un groupe social, ce qui invite à en rechercher les contours, à en saisir la place dans la société, à en différencier les strates, à en comprendre les formes de présence et d’intervention dans l’espace des sociétés. L’autre interroge en premier lieu une situation sociale et demande qu’en soient identifiées les causes, les formes de production, les manifestations propres à la société qui la produit, son poids relatif dans cette société. L’un et l’autre confinent en revanche, même s’ils ne s’y réduisent en rien, aux représentations sociales : représentations construites dans la proximité ou l’éloignement du phénomène, représentations de la société sur elle-même au miroir du phénomène. En même temps, ils incitent à analyser les formes de réaction de cette société en face du phénomène, la manière dont elle intègre ou exclu, le plus souvent les deux à la fois, les pauvres, la manière dont elle accepte ou rejette la pauvreté, les réponses qu’elle prétend y apporter.

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Les privilèges d'Ancien Régime et les inégalités d’aujourd’hui : vers 1789 ?   Actuel

La marche et le rassemblement des doléances, depuis octobre 2006, viennent d’aboutir à la dénonciation des inégalités sociales grandissantes. Rappelons que, dès le départ en janvier 2006, pour le collectif ACLEFEU, "Ce terme de doléances, c'est évidemment pour rappeler 1789. Pour nous, les privilèges n'ont pas toujours été abolis dans ce pays".

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L’idée de révolution aujourd’hui : pour une cosmopolitique de l’économie politique populaire   Annonces

Altermondialisme/anticapitalisme. Pour une cosmopolitique alternative

Congrès Marx International V (3-6 octobre 2007)

Appel à contributions de la section histoire par Florence Gauthier et Jacques Guilhaumou.

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A proposito di felicità, rivoluzione francese, banche dati e linguistica computazionale.   Epistémologie

Par Cesare Vetter, Università di Trieste

Traduction française (pdf) - English translation (pdf)

Fin dalla metà degli anni Novanta ho aperto – presso il Dipartimento di Storia dell’Università di Trieste – un cantiere di lavoro sull’idea di felicità nel XVIII e XIX secolo. Un cantiere di lavoro che comprende ricerche mie personali, discussioni con i colleghi, confronti con gli studenti nell’attività didattica e un ampio e organico piano di tesi di laurea. L’analisi dell’idea di felicità incrocia le problematiche affrontate in precedenti lavori. Integra e per molti versi arricchisce la riflessione sulla dittatura (1) . È mio fermo convincimento che la nozione di felicità è terreno privilegiato – e finora non sufficientemente frequentato – per ricostruire i percorsi del pensiero e dell’iniziativa politica in età moderna e contemporanea. Anche per la nozione di felicità – così come per altre grandi questioni dell’Ottocento e del Novecento – la rivoluzione francese costituisce snodo essenziale.

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Les récits de la pompe funèbre de Marat le 16 juillet 1793   Textes

La quasi-totalité de la presse parisienne rend compte du déroulement de la pompe funèbre de Marat qui se déroule du 16 juillet 1793 à 18h au 17 juillet à 2h du matin. Mais, de fait, seuls trois récits servent de modèles à l'ensemble de la presse : Le « Détail de la pompe funèbre qui a eu lieu hier, 16 juillet, pour les obsèques de Marat » ("Le Scrutateur Universel" du 17 juillet) ; « Paris le 17 juillet... Hier, on fit les obsèques de Marat... » ("Courrier de l 'Egalité" du 18 juillet) ; « Commune de Paris du 17 juillet – Rapport des obsèques de Marat du 16 juillet au soir » ("Feuille de Salut public" du 19 Juillet). Ce sont ces trois récits que nous reproduisons présentement.

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Être noir en France au XVIIIe siècle   Annonces

par Erick Noël

Couverture du livre de Erick Noël

Présentation de son livre Être noir en France au XVIIIe siècle, Paris, Tallandier, 2006

Des « nègres » d’hier aux « renois » d’aujourd’hui, les Noirs de France au sens large – Africains ou Antillais, voire Indiens du sud de l’Asie – n’ont cessé de représenter une minorité diversement perçue et plus ou moins bien insérée dans la société française. Mais alors que la traite négrière et l’exploitation coloniale ont, depuis les travaux de Jean Mettas et de Gabriel Debien, été amplement étudiées, Noirs et gens de couleur amenés au XVIIIe siècle des colonies, sans doute parce qu’ils étaient beaucoup moins nombreux, n’ont pas donné lieu aux mêmes investigations. Qu’on ne s’y trompe pas pourtant : c’est bien du siècle des Lumières que date la première vague d’entrées de non-Blancs sur le sol de métropole, et ce plus de cent ans avant que la formation d’un second empire outre-mer donne des assises élargies aux grandes migrations contemporaines.

Pierre Pluchon, en abordant la question du regard qu’avaient pu porter les Français de l’Ancien Régime sur ces nouveaux arrivants, avait vu dans l’attitude des élites éclairées un mépris du Noir et quelquefois même, derrière les discours humanitaires, un souci inavoué de tirer parti de la traite. De telles appréciations ont paru devoir être reconsidérées, et l’approche affinée par une relecture de tous ceux qui, du philosophe au négociant en passant par le religieux ou le médecin, ont exprimé un point de vue. Il semblerait que Noirs et gens de couleur en général appartenaient encore au début du XVIIIe siècle à un imaginaire nourri par les récits plus ou moins fiables de voyages et toute une littérature encline alors à mésestimer des hommes jugés en Europe aux limites de l’animalité. Considérés comme globalement vils et sans génie aussi bien par la société éclairée que par l’Eglise, même si les philosophes ont pu défendre l’idée qu’un « bon sauvage existait », leur image diversement revue et corrigée a finalement abouti à des conclusions qui ont surtout révélé l’intentionnalité de ceux qui les exprimaient. Dans l’affirmation de l’économie de plantation du dernier tiers du siècle s’est ainsi opposé le regard de l’homme d’affaires, grand propriétaire ou colon d’abord soucieux de profit, et la vision plus humaniste du philanthrope – au reste bien malmenée par les tensions alors croissantes outre-Atlantique

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Ressources numériques sur l'historiographie moderne   Outils

Le site Eliohs ( Electronic Librairy of Historiography, Bibilioteca di Storiografia Moderna) propose, en version intégrale et en format HTML, des classiques de l’historiographie moderne, des ouvrages de méthode et de théorie historiographique, des textes d’érudition, de la littérature de voyage, de la littérature historiographique relative au développement de la culture philosophique, scientifique, politique et économique, des documents biographiques relatifs à la vie des figures importantes de l’histoire, ainsi que des manuels et d’autres écrits documentaires significatifs de l’évolution de l’historiographie dans les Temps modernes.

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Presse 2007: le mot révolution s'invite en instantané dans la campagne présidentielle   Actuel

Les chronomots ou le poids de l'instant

Dans le nuage de mots-clés que nous propose le linguiste Jean Véronis (Centre Informatique pour les Lettres et Sciences Humaines, Université de Provence) sur la base d’un corpus de presse comprenant, au jour le jour, les commentaires journalistiques sur les discours et gestes des principales personnalités politiques impliquées dans la campagne présidentielle en France, et bien sûr leurs discours, le mot révolution s’invite sur l’écran d’un clic du lecteur une fois sa demande inscrite. Nous pouvons ainsi suivre l’usage quotidien de ce terme clé, et bien sûr d'autres termes, sur son site Presse 2007.

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L'esprit de Marat   En ligne

Un blog, L'Ami du Peuple animé par un « collectif de rédacteurs indépendants engagés d'Ile de France » et « créé en la mémoire de Marat, créateur de ce journal de la Révolution française », a été ouvert sur le Web depuis quelques mois. A travers la personne de Marat, il s’agit de défendre des idéaux de justice et d'humanité.

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La Terreur   Dossiers

La rubrique Dossiers propose sur un événement, un thème et/ou un acteur majeur de la Révolution française une liste raisonnée et réactualisée de liens vers des articles et des renvois en ligne dispersés dans différentes rubriques du site.

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La Révolution française et le monde   Annonces

Séminaire de Master de Marc Belissa (HHIM209), Université Paris X-Nanterre, Jeudi 13h30-15h30 salle D 202 (bâtiment D, 2e étage)

On étudiera dans ce séminaire la dimension extérieure de la Révolution française entre 1789 et 1800 : ses conséquences européennes et mondiales, sa politique extérieure. On s’intéressera en particulier aux mouvements révolutionnaires ou patriotiques en Europe et en Amérique pendant cette période. On insistera sur l’historiographie, les sources et les méthodes pour l’étude de la période révolutionnaire en France et en Europe.

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« La terreur à l’ordre du jour » : un parcours en révolution (1793-1794).   Mots

Par Jacques Guilhaumou, UMR « Triangle », ENS-LSH Lyon

Dans la gamme diversifiée des travaux lexico-sémantiques sur les discours de la Révolution française, les études d’Annie Geffroy (1) et de Gerd van den Heuvel (2) retracent l’histoire du mot terreur pendant la décennie révolutionnaire. L’analyse de discours ouvre à une approche plus événementielle et plus historique des usages de ce mot en se centrant présentement sur l’émergence de l’expression « la terreur à l’ordre du jour » le 30 août 1793 au Club des Jacobins, et sur son devenir jusqu’à la première défaite du mouvement populaire avec l’arrestation des dirigeants cordeliers en mars 1794. Nous nous proposons donc de préciser le contexte discursif de formation de cette expression pendant l’été 1793, puis de suivre sa propagation au cours l’automne 1793 et de l’hiver 1793-1794 en essayant dans le même temps d’en situer les enjeux politiques.

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Alphonse Aulard, Jean Jaurès et l'historiographie républicaine de la terreur   Textes

Alphonse Aulard considère, dans le passage de son Histoire politique de la Révolution française reproduit ci-dessous, que l’on ne peut pas parler de « système de terreur » en l’an II, mais qu’il a bien existé un « régime de terreur », tout particulièrement au moment où « le mot de Terreur fut employé usuellement pour désigner un moyen de gouvernement », c’est-à-dire à partir de la mise à l’ordre du jour de la terreur le 5 septembre 1793. Ainsi « dans la politique gouvernementale, surtout dans les discours, la terreur fut bien à l'ordre du jour pendant quelque temps ».

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