Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

Voltaire à Ferney, une histoire de la postérité moderne   Séminaire

Séance du séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du jeudi 19 novembre 2015.
Richard Flamein (Université de Rouen) :
"Trajectoire et condensation d'une image : la postérité de Voltaire dans la Révolution".

Avec le soutien du CH19 – Panthéon Sorbonne/Paris Sorbonne, du CHISCO EA1587
et de l’ED395, "Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent", Paris Ouest Nanterre.

1789 : les casseurs prennent la Bastille   Actuel

les casseurs prennent la Bastille

Série d'images publiées par Claude Guillon sur son blog La Révolution et nous. Présentation : "Rencontre de grands esprits épars ou inspiration directe, le thème des «casseurs» de 1789 a donné lieu à plusieurs déclinaisons sur les murs de France, et les dits «réseaux sociaux». On observera que, dans tous les cas collectés ici, la date référentielle retenue est bien 1789, et non 1793."

Voir sur La Révolution et nous ; voir la rubrique Usages militants de la Révolution

Rue Robespierre à Paris, fin et suite   Actuel

Dans le prolongement de la proposition du groupe UDI-Modem de créer un parcours « Révolution française » dans l’espace public parisien, Danielle Simonnet, conseillère de Paris (FG), a soumis au Conseil de Paris le vœu "qu'une rue, une place ou un lieu de mémoire à Paris" soit consacré à Robespierre. Cette demande appuyée par une lettre ouverte d'historiens à Anne Hidalgo, Maire de Paris, a été finalement rejetée alors que les présidents des différents groupes semblaient s'accorder sur le principe d'une mission qui en étudierait l'opportunité.

Lire le commentaire de Danielle Simonnet, voir la vidéo de son intervention

Lumières et Républiques. Entre crises et renouvellement   Annonces

Colloque international, organisé par Christophe Miqueu et Jean Mondot les 9, 10 et 11 juin 2016 à l'Université Bordeaux Montaigne, MSHA (salle Jean Borde) et Maison de la Recherche, tramway B Montaigne-Montesquieu. Présentation :

Les recherches sur le républicanisme connaissent en France, depuis quelques années déjà, dans le sillage du renouveau anglo-saxon, un regain d’intensité porté notamment par une perspective souvent pluridisciplinaire. S’inscrivant dans cette dynamique, ce colloque international se propose d’interroger l’évolution complexe du modèle républicain dans la période où il est souvent présenté comme le plus porteur d’avenir, et où il est exposé en même temps à de nombreuses remises en question : le siècle des Lumières. Les Lumières, trop souvent considérées dans une perspective très franco-centrée, comme une période où le modèle républicain bénéficierait d’une sorte d’unicité conceptuelle, se révèlent bien plutôt comme un moment de profondes mutations, voire de crise de l’idée et des pratiques républicaines. Les Républiques urbaines traversent des crises internes alors que s’engage un débat sur leurs forces et faiblesses comparées aux monarchies éclairées et stables. Les philosophes conçoivent des modèles nouveaux, à l’échelle d’un Etat, s’opposant à la monarchie absolue. La logique traditionnelle du devoir commence à voir sa primauté discutée par la logique nouvelle du droit. Les voies de l’émancipation privilégient un paradigme de plus en plus pacifique et laissent émerger l’idée républicaine éducatrice et démocratique du citoyen éclairé. C’est donc le modèle républicain toujours en train de se réformer au plan conceptuel comme au plan empirique que nous proposons d’examiner ici, pour voir en quoi il ouvre sur la modernité. L’espace européen dans son ensemble sera examiné, de même que les Lumières dans leur durée et leur force d’influence.

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Dictionnaire Robespierre   Annonces

Dictionnaire Robespierre

Publication en français du premier volume sur huit prévus du Dictionnaire Robespierre. Lexicométrie et usages langagiers. Outils pour une histoire du lexique de l’Incorruptible, de Cesare Vetter, Marco Marin et Elisabetta Gon de l'Université de Trieste. Une partie est accessible sur le site des Éditions de l'Université de Trieste. Nous en proposons ici la présentation et ci-dessous l'introduction de Cesare Vetter : "Le Dictionnaire Robespierre, étape intermédiaire entre la création d'un corpus numérisé de la Révolution française et la mise en œuvre d'une banque de données" :

Je présente ici la matérialisation d'un rêve que je caresse depuis très longtemps. Dès que nous avons commencé notre travail de numérisation – auprès du Département de Sciences Humaines de l'Université de Trieste – sur certaines sources importantes de la Révolution française, dans la perspective de pouvoir réaliser des analyses lexicologiques et lexicométriques, j'ai été séduit par l'idée de proposer à la communauté scientifique un instrument de travail permettant de vérifier avec précision l'emploi de certains mots clés dans le lexique de Robespierre. Il s'agit d'une étape intermédiaire vers la création d'une banque de données globale concernant le matériel numérisé sur la Révolution Française à notre disposition, ouverte à tout le monde et interrogeable par des logiciels d'analyse linguistique appropriés. La banque de données demeure encore un objectif lointain pour des raisons de financement et de droits d'auteur, que j'espère résoudre dans l'avenir.

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Nuit debout ou le retour de la Terreur   Actuel

Alain Finkielkraut en abbé Maury dans une vidéo de Nada-info.fr conçue par des anciens des Nouveaux chiens de Garde associés à la Compagnie Jolie Môme. Présentation : "admirative du clergé médiatique mobilisé contre la violence des casseurs, Nada-info a retrouvé un document exceptionnel dans ses archives : il illustre l’abnégation des ministres du culte qui, de tous temps, se sont dressés contre les barbares."

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Robespierre et la question du droit de guerre et de paix   Réplique

Par Anne-Marie Coustou-Miralles

Dans sa récente biographie de Robespierre, l’historien Jean-Clément Martin reprend à son compte la critique émise par Manon Roland, qui haïssait Robespierre et cherchait à le faire passer pour un personnage médiocre, critique selon laquelle la stratégie de l’Incorruptible aurait consisté à « reprendre des idées émises par d’autres et à les mettre en forme » (1). Comme exemple « frappant » illustrant cette prétendue stratégie, il cite le débat sur le droit de guerre et de paix qui s’ouvrit à l’Assemblée constituante le 15 mai 1790. C’est donc sur cet exemple précis choisi par l’auteur lui-même que nous analyserons la validité de cette critique faite à l’Incorruptible.

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Philosophie de Bernardin de Saint-Pierre   Annonces

 Gabriel Thibault, Bernardin de Saint-Pierre, Hermann

Gabriel R. Thibault, Bernardin de Saint-Pierre. Genèse et philosophie de l'œuvre, Paris, Hermann, 2016, 458 p.

Nous proposons aux lecteurs trois extraits de l'ouvrage de Gabriel- R. Thibault sorti le 27avril. Le premier, tiré de l'avant-propos, souligne le caractère existentiel de la morale de Bernardin. Le second, emprunté au chapitre sur "L'humaniste et la physiocratie", expose quelques unes de ses idées sur la nécessité d'une politique agricole fondée sur des valeurs sociales. Quant au dernier extrait, il témoigne de l'engagement anti-esclavagiste de l'écrivain face aux colons de l'Île de France.

Présentation :

"Bernardin de Saint-Pierre, poète philosophe né au Havre en 1737 et mort à Éragny en 1814, a été élève des Jésuites et de l’Académie de Rouen puis étudiant à l’École des Ponts et Chaussées. Il eut ensuite une expérience d’ingénieur géographe aux armées. Les Études et les Harmonies de la Nature, ses textes fondamentaux, sont un vaste diptyque où l’auteur a déployé sa vision idéo-réaliste de l’univers : le monde pour un chrétien-pythagoricien. L’écrivain dont la dernière mission militaire a été à l’Île de France (actuelle Île Maurice) est resté une figure emblématique de la culture mauricienne."

Bande dessinée : Petite histoire de la Révolution française   Actuel

Petite histoire de la Révolution française, de Grégory Jarry et Otto T

Petite histoire de la Révolution française de Grégory Jarry et Otto T. aux éditions FLBLB, découpée en 7 chapitres. Présentation :

"La Révolution française de 1789 racontée à ceux qui vont faire la prochaine ! Cette fois c'est la bonne : des quatre coins du pays, le peuple se soulève, les centres de pouvoir s’affolent, la France est à feu et à sang ! Le Président réfugié à Berlin annonce qu'il quitte le pouvoir. Les députés désespérés font alors appel à Louis XX, héritier du trône de France, pour restaurer la Monarchie capétienne…."

"Dans un futur très très proche, une nouvelle révolution survient en France. Mais le pays est ravagé par l'inflation, en PACA des soulèvements réclament la restauration de l'Empire français, les USA menacent d'un putsch si la France ne revient pas au capitalisme. Le peuple chasse alors les anciens dirigeants, l'État est définitivement aboli et la Première République autonome est créée."

A lire et télécharger sur Médiapart

La Révolution française invente-t-elle l'Etat-nation ?   Notions

La naissance du concept d'État-nation est souvent associée à la Révolution française dans l'historiographie révolutionnaire "classique". Cette association n'est pourtant pas une évidence. Comme l'avait déjà remarqué Jean-Yves Guiomar en 1974 dans son ouvrage L'idéologie nationale. Nation, représentation, propriété (nouvelle édition en 2009 aux Perséides) ou François Brunel dans son Thermidor publié à Bruxelles en 1988, la Révolution française est caractérisée par l'association nation-patrie plutôt que par celle de l'État et de la nation.
Dans le cadre des Rencontre d'histoire de Genevilliers organisées par l'Université populaire du 92 dont le thème était en novembre 2015 "Nation(s), Mondialisation(s) : toute une histoire", Marc Belissa (Université Paris Ouest Nanterre - CHISCO) aborde la question de ce lien présumé entre État et nation dans la période révolutionnaire. Quel "État" la Révolution française crée-t-elle ? Peut-on parler d'un programme visant à construire un État-nation chez les révolutionnaires ? Pensent-ils seulement la souveraineté dans le cadre étroit de la nation ou bien défendent-ils une conception universaliste de la patrie et des droits réciproques entre les nations ?

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Zéromacho corrige la Déclaration des droits de 1789   Réplique

Par Florence Gauthier, Université Paris Diderot

L’Association Zéromacho a réécrit le texte de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, parce qu’elle aurait été conçue « par des députés qui étaient tous des hommes et au seul bénéfice des hommes : elle ne s’appliquait ni aux femme ni aux esclaves ». Le titre devient « Déclaration des droits humains des citoyennes et des citoyens » et tout le texte est adapté en ce sens. Sous le titre « Éléments historiques » on apprend que le vote de cette Déclaration aurait eu lieu « le 27 août 1789 », « en présence du roi » (1).
Ces approximations laissent rêveur…
La Déclaration des droits a été votée non le 27, mais le 26 août et sans la présence du roi, qui n’assistait pas aux travaux de l’Assemblée constituante. Pourquoi ? Parce qu’il n’en avait pas le droit : la Déclaration établissait la séparation des pouvoirs et la suprématie du législatif sur l’exécutif. Or, le roi n’était pas un élu du peuple et avait perdu tous ses pouvoirs, depuis le début de la Révolution qui transforma les Etats généraux en Assemblée nationale constituante.

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La terreur des droits de l'homme   Annonces

Yannick Bosc, La terreur des droits de l'homme, Kimé

Introduction de l'ouvrage de Yannick Bosc, La terreur des droits de l'homme. Le républicanisme de Thomas Paine et moment thermidorien, Paris, Kimé, 2016, 297 p.

« C'est en s'entraînant à modifier le regard
qu'on obtiendra de nouvelles vues des choses. »
Jean Dubuffet, Bâtons rompus, 1986

Thomas Paine est le personnage principal de cette histoire qui se déroule pendant la Convention thermidorienne, au cours du débat constitutionnel de l'été 1795, à un moment stratégique de la Révolution française. Pourtant, ni le principal protagoniste, ni la Constitution de 1795 ne semblent de prime abord nous placer au cœur de l'épopée révolutionnaire telle que nous avons l'habitude de l'entendre racontée. Rares sont en effet les historiens qui ont étudié le rôle de Thomas Paine dans la Révolution française. Ils sont encore moins nombreux à s'y être intéressé dans le moment thermidorien, cette période d'entre-deux qui suit l'exécution des robespierristes après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) et engendre le Directoire. Outre le fait que cette étude se focalise sur un acteur certes célèbre mais apparemment périphérique et une période qui le semble également, elle perturbe encore le récit classique en associant ce qui est ordinairement dissocié : la Terreur et les Droits de l'homme. Pour comprendre ces paradoxes penchons-nous d'abord sur Paine qui en est un à lui seul.

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La « déchéance de nationalité » et la Révolution   Actuel

Par Marc Belissa, CHISCO-Paris Ouest Nanterre

Dans ce qui tient lieu de débat aujourd’hui sur la « déchéance de nationalité », il n’est peut-être pas inutile de rappeler comment la Révolution française et ses constitutions ont posé les questions de l’acquisition, de la déchéance et de la suspension de la citoyenneté pour les « étrangers » et pour les « Français ».
Notons tout d’abord qu’aucun de ces textes ne parle de « nationalité » et, pour cause, ce concept — mais non le terme lui-même qui ne devient d’un usage courant que dans les années 1830 et encore comme un terme renvoyant à un « esprit national » et non comme un terme juridique — n’entre en droit français qu’avec le Code civil de 1804 lorsqu’on dissocie l’exercice des droits civils et la « qualité de citoyen » qui n’est pas de droit naturel, mais qui dépend alors des stipulations de la loi constitutionnelle. C’est le Code civil qui crée en droit la « qualité de Français » indépendante de la citoyenneté. L’usage juridique de la « nationalité » ne date que de 1889 sous la Troisième République.

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Révolution française : souveraineté populaire et commis de confiance   En ligne

Par Florence Gauthier, Université Paris Diderot

L’institution du commis de confiance correspond au mode d’élection des représentants, depuis le Moyen-âge. Cette institution vient des Romains, mais ils en faisaient un usage différent. Le Moyen-âge a donc repris et repensé la pratique du commis de confiance pour en faire une institution électorale.
Le Moyen-âge inventait-là une forme très intéressante, parce qu’elle renvoie à l’idée de souveraineté. Dans le cadre des assemblées générales des habitants des communautés villageoises, des communes, des corps de métier, etc…, le commis est chargé d’une mission et doit rendre des comptes à ses commettants, sinon il est destitué et remplacé : cela signifie que les mandataires sont reconnus comme souverains dans ce mode de chargé de mission.
D’où l’intérêt de rappeler l’existence de cette institution, puisque nos systèmes électoraux ne la connaissent plus ! Aujourd’hui, ce sont les élus qui s’imposent comme souverains aux électeurs. Le résultat des élections actuelles est encore une manifestation de cette nouvelle hiérarchie.
Il faut bien voir que, dans le système actuel, le fonctionnement des partis politiques a pris la place de l’assemblée générale médiévale et l’a ainsi confisquée aux citoyens : ce point est fondamental à comprendre. De peuple souverain, il n’y a plus que le nom dans le texte de la Constitution, et un peuple vidé de ses pouvoirs. Voilà ce qu’il me semblait important à clarifier.

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Bénigne Gagneraux, Le génie de la Paix arrêtant les chevaux de Mars (1794)   Actuel

Bénigne Gagneraux, Le génie de la Paix arrêtant les chevaux de Mars, 1794

Musée d'art et d'histoire de Genève

 

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