Bonnet de 
la liberté

Révolution Française

Le débat politique, la Terreur et Robespierre   Actuel

Deux articles d'Antoine Bourguilleau parus sur Slate.fr :

La chasse aux terroristes (de 1793) : "Alors que, nous fêtons, si l’on peut dire, le 220e anniversaire de la création du Tribunal révolutionnaire et du Comité de salut public, le vocabulaire et les références à la Terreur sont omniprésents dans l'actualité politique française. Mais que savons-nous vraiment de cette période ?"
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Robespierre, un moralisateur incompris : "Qu'il s'agisse de parler de fiscalité ou de transparence, «l'Incorruptible», repoussoir ou modèle, est souvent cité dans le débat politique français. Le plus souvent n’importe comment."
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L'émeute   Séminaire

Séance du séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution du jeudi 31 janvier 2013 consacrée à L'émeute :
Déborah Cohen (Université de Provence) :"Émeutes : Paris, germinal-prairial an III ; Londres, août 2011."
Marc Deleplace (Université Paris Sorbonne) : "Émeute révolutionnaire et ordre républicain au miroir scolaire : l’insoluble question de la violence politique ?"

Avec le soutien du CHISCO-Université Paris Ouest Nanterre-La Défense.
Merci à Agnès Wendling pour le montage et à Olivier Lombroso pour ses conseils techniques.

Le retour des révolutions ?   Actuel

Dossier de Guillaume Mazeau et de Jeanne Moisand publié sur La Vie des Idées. Présentation :
"La révolution serait-elle en train de sortir des oubliettes de l’histoire ? Le mot, réactivé depuis 2010 par le « printemps arabe » et le mouvement des Indignés, utilisé pour décrire les actions des hacktivistes, voit semble-t-il son emploi à la fois élargi et déplacé. Longtemps associée au totalitarisme, la révolution revient en faveur dans les commentaires sur les mouvements sociaux les plus récents. Si des doutes sont exprimés, ils portent moins sur la nature démocratique de ces mouvements que sur leurs capacités à réaliser pleinement leurs objectifs. Comme si l’exigence d’un gouvernement du peuple par le peuple n’était plus menacée par la dynamique révolutionnaire elle-même, mais par la force de ses opposants, et qu’elle redevenait un moteur positif du changement historique.
Que traduit cette nouvelle vision optimiste de « la » révolution, le plus souvent désignée au singulier ? En quoi consiste exactement ce changement de perspective et de quoi est-il le symptôme ? Pour répondre à ces questions, La Vie des Idées a convié des historiens et des philosophes, observateurs plus ou moins proches des mouvements sociaux récents, à réfléchir sur les représentations et les pratiques actuelles des révolutions."

Voir les articles sur La Vie des Idées.

Le retour du "point 89" !   Actuel

Le point retour 89 ?

En décembre 2012, Rue89 avait révélé l’invention par Catherine Deneuve d’un nouveau "point Godwin" (qui "désigne le moment où (…) une discussion sur Internet finit toujours par évoquer la Seconde Guerre Mondiale") en référence cette fois-ci à 1789 et à la Révolution française. Laurence Parisot, la future ancienne dirigeante du MEDEF avait évoqué en parlant de la situation faite aux exilés fiscaux "d'un climat de guerre civile qui s’apparente à 1789". L’article de Rue89 concluait ainsi "Le point 1789 fait rire ; il est aussi le révélateur d’un état d’esprit troublant, qui fait identifier ses auteurs aux nantis de l’époque révolutionnaire, dont ils partagent l’insécurité et les peurs." Il ne croyait pas si bien dire !

Le "point 89" revient ces jours-ci sous la forme du "Point 89" en couverture du journal de droite bien connu Le Point. Dans une image pleine de sens, on voit François Hollande perruqué en Louis XVI, s’inquiétant visiblement des piques, d’un bonnet phrygien et des lueurs d’un incendie éclairant l’arrière-plan de l’image.

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La Révolution française en chansons   En ligne

On connaît le rôle important des chansons dans la circulation des idées et des stéréotypes politiques pendant la Révolution française. Certaines de ces chansons sont elles-mêmes des "événements" révolutionnaires : La "Marseillaise" bien sûr, mais aussi le "Chant du Départ" en l'an II ou "Le Réveil du Peuple" en 1795. Il existe peu d'enregistrements de chansons révolutionnaires disponibles sur le marché du CD. Une anthologie en un double CD était sortie au moment du Bicentenaire, mais à notre connaissance, il n'est plus disponible à la vente. Nous avons selectionné quelques exemples de ces chansons en ligne sur You Tube.

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Haitian History. New Perspectives   Annonces

Haitian History

Alyssa Goldstein Sepinwall (ed.), Haitian History. New Perspectives, Routledge, collection "Rewriting Histories", 2012.

After the earthquake that ravaged Port-au-Prince in January 2010, foreign media poured into Haiti to record the devastation. Before 2010, Haiti had often been ignored by foreigners (including Americans, despite Haiti's proximity to Florida and the two countries' long and entangled history of relations). Once the earthquake struck, however, Haiti became the subject of 24-hour worlwide news coverage, including a telethon featuring Hollywood stars and pop music icons. Nevertheless, the nonstop attention to Haiti only unduscored foreigners' scant knowledge of the country's past. Those who struggled to understand Haiti's suufreing often referred to it as the poorest country in the western hemisphere, but could not explain how it came to be so.
Certainly, most commentators did not echo televangelist Pat Robertson's declaration that Haiti's plight stemmed from having made a pact with the devil in 1791 (the beginning of a slave revolt that would ultimately lead to Haitian independence). But other comments (for example, that Haiti is poor because its leaders have always been corrupt) were almost as simplistic.

Lire la suite de l'introduction sur le site des Editions Routledge

Les historiens de garde   En ligne

Article de Camille Pollet, "Deutsch, Ferrand, Buisson, Zemmour, Bern : la télé préfère les « historiens » réacs", sur Rue89, publié le 25 mars 2013 à propos de l'ouvrage de William Blanc, Aurore Chéry, Christophe Naudin, Nicolas Offenstadt, Les Historiens de garde. De Lorànt Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national, Paris, éditions inculte, 2013.

"Formé à Sciences Po et à l’Ehess, institutions dont il tend aujourd’hui à se démarquer, Franck Ferrand présente des émissions d’histoire sur Europe 1 et sur France 3. En bien des aspects, il rejoint L. Deutsch et Jean Sévillia du Figaro sur la dénonciation de la Révolution française. Dans un documentaire diffusé quatre fois en moins d’un an sur France 3, « Robespierre, bourreau de la Vendée », F. Ferrand, images de « charniers » et musique lugubre à l’appui, insiste sur les massacres de la Terreur (1793-1794) et donne largement la parole aux controversés Reynald Secher et Stéphane Courtois, qui emploient le terme de « génocide » pour qualifier la répression de Vendée. Les auteurs du livre « Les historiens de garde » affirment que l’historien Jean-Clément Martin, lui aussi intervenant dans l’émission, a été coupé au montage sur ce débat. Tout comme de nombreux chercheurs, ils dénoncent une manipulation télévisuelle, et rappellent que, pour le cas vendéen, le terme de « génocide » est inadapté. Bon nombre d’historiens spécialisés dans la Révolution française (l’IHRF notamment), sans minimiser les violences et les massacres, considèrent au contraire que cette période, plus bénéfique que regrettable, fut porteuse d’émancipation et de progrès. L’idée d’une filiation entre la Terreur révolutionnaire et les totalitarismes du XXe siècle a bien été propagée par François Furet (et Thierry Ardisson) dans les années 1980, et même reprise récemment par L. Deutsch. Pour une majorité d’historiens cependant, cette prétendue filiation relève aujourd’hui d’une historiographie désuète, d’amalgames douteux, et traduit une pensée réactionnaire."

Lire l'article sur Rue 89

La Révolution française : actualité d'une référence   Actuel

Chronique de l'Association pour une constituante diffusée par Radio Aligre dans l'émission Voix contre oreille. Florence Gauthier intervient sur la Révolution française.

Pourquoi tant de haine envers la Révolution française ?
En 1945, la Révolution française était une référence positive dans l’histoire du monde.
Après les horreurs commises par nazisme et fascisme, l’idée que l’humanité avait des droits et que les pouvoirs publics devaient les défendre était redevenue une référence majeure. Cette idée renouait avec l’histoire de la Révolution française depuis qu’elle avait été brutalement interrompue, le 9 thermidor.
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen était l’expression même de la Révolution, son Manifeste. Loin d’être réservée au savoir savant, l’idée des droits humains est ancienne, elle date du Moyen-âge et apparut lorsque les paysans se révoltèrent contre le servage. Ce mouvement affirma sa volonté que le pouvoir politique accepte de reconnaître le droit de résistance à l’oppression. Au XVIIIe siècle, la Révolution française se réclama de cette idée.

Ecouter la suite sur Radio Aligre

Aux sources de la démocratie anglaise   Annonces

Aux sources de la démocratie anglaise

Introduction de l'ouvrage de Myriam-Isabelle Ducrocq, Aux sources de la démocratie anglaise. De Thomas Hobbes à John Locke, Villeneuve d'Asq, Presses Universitaires du Septentrion, 2012.

Le libéralisme moderne ne peut se concevoir sans État. Qu’est-ce qui le fonde et le légitime ? Comment se définit la liberté au sein de cet État ? Le pouvoir a-t-il une essence en dehors d’un régime politique donné ? Ce sont les questions que nous posent les penseurs anglais du siècle des révolutions. À une période de l’histoire où la légitimité du souverain à régner en monarque absolu est remise en question, de la façon la plus sévère qui soit, ils théorisent les fondements et les modalités de son institution. Quatre d’entre eux m’apparaissent comme emblématiques de ce moment intellectuel. Deux sont très connus du public français : Thomas Hobbes (1588-1679) et John Locke (1632-1704) sont parmi les plus éminentes figures de la pensée politique moderne. Les deux autres le sont beaucoup moins ; ils ont néanmoins pris une part considérable au débat : James Harrington (1611-1677), qui rêvait de transposer le modèle de la République vénitienne à l’Angleterre , et Algernon Sidney (1623-1683), le « martyr whig ». Ces derniers ont été sources d’inspiration pour les Pères fondateurs américains, mais aussi pour les révolutionnaires français, dans une proportion tout à fait comparable à celle de Locke. La pensée républicaine anglaise du XVIIe siècle a connu un renouveau jamais démenti depuis les travaux de Zera Fink dans les années 1940, de Christopher Hill dans les années 1960 et de John Pocock dans les années 1970. Ces deux pionniers ont ouvert un champ largement inexploré, si l’on met à part ceux de S.B. Liljegren dans la première moitié du XXe siècle. Dans leur sillage, les historiens des idées n’ont cessé d’étudier cette tradition alternative et multiforme que l’on peine à désigner par un adjectif adéquat, ce « langage » empreint d’humanisme civique, éclos en Angleterre à la faveur des bouleversements politiques du XVIIe siècle et qu’on a dit éteint au siècle suivant une fois la monarchie rétablie et rénovée.

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Une lettre inédite de Thomas Paine à Dominique-Joseph Garat (7 nivôse an IX - 27 décembre 1800)   Sources

Thomas Paine est mort en 1809 à New Rochelle (New York). C'est dans cette ville qu'est conservée la collection d'imprimés et de manuscrits de la Thomas Paine National Historical Association (THPNA) au sein de la Ryan Library de Iona College. C'est également à Iona College que s'est tenue la première conférence internationale des Thomas Paine Studies en octobre 2012.
Le fonds Paine est sous la responsabilité de Gary Berton, lui-même enseignant pour les Thomas Paine Studies à Iona College. La Thomas Paine National Historical Association et Gary Berton nous permettent gracieusement de mettre en ligne cette lettre inédite qui est exposée à la Ryan Library, sous la responsabilité de Marc Belissa, Paris Ouest Nanterre et avec le soutien du CHISCO.

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Révolution française : évidences lexicologiques, évidences lexicométriques et interprétations   Etudes

la felicita è un idea nuova in Europa, Vetter et Marin

Par Cesare Vetter, Université de Trieste

Nous publions l'introduction de Cesare Vetter, "Révolution française : évidences lexicologiques, évidences lexicométriques et interprétations historiographiques", à La felicità è un’idea nuova in Europa. Contributo al lessico della Rivoluzione francese, tome II, sous la direction de Cesare Vetter et Marco Marin, EUT, Trieste, 2013, 731 pages. La version électronique de l'intégralité de l'ouvrage est libre d'accès sur l’archive numérique OpenstarTS de l’Université de Trieste. Le volume est également disponible en version papier. ISBN 978-88-8303-470-1.

1. Structure du volume : sources, méthodologies, propos

Ce deuxième tome de La felicità è un’idea nuova in Europa suit un fil conducteur bien précis : il permet au lecteur de vérifier à travers des évidences lexicologiques et lexicométriques les plus récents et importants débats qui tournent autour les questions inhérentes à la Révolution française. Les évidences que l’on va proposer ici résultent de la consultation de deux différents corpora informatiques : l’un est le corpus informatique des textes de la Révolution française que nous avons constitué pendant ces dernières années et que nous continuons à implémenter – avec la contribution décisive de Marco Marin - auprès du Département d’Histoire (présentement Département d’études humanistiques) de l’Université de Trieste ; l’autre est le corpus des catéchismes révolutionnaires que Marco Marin a constitué individuellement dans le cadre da sa thèse de doctorat au SUM (Istituto Italiano di Scienze Umane). Le corpus de la Révolution française dont je dispose (pour l’instant on ne peut pas être mis en ligne à cause des contraintes normatives en termes de droits éditoriaux) embrasse la bibliographie suivante : Œuvres politiques de Marat (10 vol., Bruxelles, 1989-1993) et autres écrits de Marat qui précédent la Révolution ;Œuvres de Robespierre (11 vol., Paris, 2000 - 2007) ; Œuvres complètes de Saint-Just (Paris, 1984) ; le journal de Hébert (Le Père Duchesne, 10 vol., Paris, 1969) ; Du Bonheur de Lequinio (20 brumaire an second). Le corpus informatique constitué par Marco Marin se compose de 111 catéchismes, desquels 104 sont imprimés et 7 sont restés manuscrits. La majorité de ces catéchismes ont fait l’objet d’une transcription manuelle, c'est-à-dire que nous n'avons pas utilisé de logiciels de reconnaissance de texte. De plus, Marco Marin et Elisabetta Gon ont transcrit, digitalisé et analysé lexicométriquement la lettre inédite de Robespierre de 1792 récemment mise en lumière (1).

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Les manuscrits de Robespierre aux Archives Nationales   Sources

En 2011, les manuscrits de Robespierre, que détenaient les descendants de son ami Le Bas, sont entrés dans les collections publiques, grâce en particulier à la Société des études robespierriste fondée par Albert Mathiez et à la forte mobilisation des donateurs. Ces brouillons de Robespierre sont accessibles sur le site des Archives nationales. Ils sont regroupés dans 12 dossiers qui couvrent une période qui s'étend de 1791, avec un manuscrit sur les finances de la France, aux fragments du dernier discours de Robespierre le 8 thermidor an II.

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Robespierre, une politique de la philosophie   Annonces

Robespierre. Une Politique de la philosophie. La fabrique

L'ouvrage de Georges Labica, Robespierre. Une Politique de la philosophie, publié en 1990 est réédité par La fabrique. Nous en publions l'introduction.

Introduction : une pensée de l’inédit

Pourquoi ajouter un nouveau Robespierre à une bibliographie qui compte déjà quelques sommes décisives et qui n’a cessé de s’étendre, malgré les réserves récemment encore manifestées, lors de la commémoration du bicentenaire de la Révolution de 1789, à l’endroit de l’Incorruptible ? Tout simplement parce qu’il m’a semblé que la pensée politique de Maximilien Robespierre méritait, en tant que telle, d’être prise au sérieux. Ce livre est donc d’un philosophe à l’écoute de l’un des siens.
Dont il convient d’emblée d’en souligner l’originalité.
Le caractère proprement novateur de la pensée de Robespierre, s’il n’a rien, pour l’époque, d’exceptionnel, puisque le partagent nombre de ses contemporains (Saint-Just, Marat, Grégoire, Couthon, de Gouges, Billaud, Roux, Babeuf, etc.), n’en prend pas moins une valeur emblématique. Il s’agit de penser la révolution au moment même où elle se produit, au moment où, tantôt à tâtons, tantôt avec fulgurance, elle entreprend de maîtriser intellectuellement ses actes, en inventant de toutes pièces sa terminologie. Cela n’a pas de précédent. Il est difficile, et beaucoup plus qu’on ne le croit, de cerner le concept de révolution, même pour nous qui bénéficions du corpus marxiste et d’un siècle et demi d’expériences historiques et théoriques. À plus forte raison pour Robespierre, qui est le produit de la Révolution, littéralement fait par elle, emporté par son mouvement, et s’acharnant, avec une opiniâtreté, cette fois, sans analogue, à la saisir, collant à ses processus, ne l’ayant ni vue venir, ni anticipée, mais la suivant, s’en laissant inspirer au jour le jour et tentant en vain, on le sait, d’en assurer le contrôle.

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Les Anti-Lumières contre la République   Annonces

Humanisme n°297 Dossier Anti_Lumières

Ce texte de Jérémy Mercier présente le dossier de la revue Humanisme, n°297 (octobre 2012), consacré aux Anti-Lumières :

Dès le XVIIIe siècle, au nom du catholicisme, de la monarchie et de la contre-révolution, une guerre fut menée contre les valeurs des Lumières « franco-kantiennes » ayant préparé idéologiquement la Révolution française. Aujourd’hui, au moment même où les concepts de raison, de citoyenneté, de souveraineté populaire, de laïcité et de Nation volent en éclats sur l’autel de la mondialisation et du néolibéralisme, sans parler des dérives fondamentalistes religieuses, cette même guerre continue. Pire, elle s’amplifie tandis que l’espace public tend à se réduire à une sphère de spectacle et d’obscénité, attaquant méthodiquement les constructions politiques et philosophiques de l’Aufklärung. Tandis que les Lumières « franco-kantiennes », dont nous parle Zeev Sternhell, promouvaient la sortie de l’homme de son état de minorité et le combat contre l’ordre existant, ainsi que l’esprit critique, l’instruction publique, l’égalité des droits et l’égalité entre hommes et femmes, la tolérance, la démocratie et l’universalité humaine, le courant des anti-Lumières se développait, refusant tout à la fois ces valeurs et l’émancipation de l’humanité, la critique de l’esclavage, du colonialisme ; or, la République signifiait depuis Rousseau et Robespierre à la fois la démocratie et la justice sociale. Burke et Herder, Joseph de Maistre, de Bonald, Taine furent notamment, en Europe, les tenants d’un tel courant anti-humaniste et anti-jacobin, en menant une guerre acharnée contre les fondements et le legs des Lumières au nom de la toute puissance de l’Église, de la monarchie qui se fondent sur l’inégalité des droits.

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"Robespierre bourreau de la Vendée" : protestation du Parti de Gauche   Actuel

Dépêche AFP : "Selon un communiqué du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon a adressé aujourd’hui une lettre au président de France Télévisions Rémy Pflimlin pour protester contre le contenu d’un magazine diffusé sur France 3 intitulé Robespierre, bourreau de la Vendée ? et selon lui « truffé d’erreurs et dangereusement orienté ». Une copie de la lettre a été adressée à Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), et demande aussi que les historiens puissent bénéficier d’un droit de réponse.
« Pour la troisième fois en moins d’un an, France 3, chaîne de télévision du service public, a diffusé la semaine dernière, une émission nommée “Robespierre : bourreau de la Vendée ?”, épisode du magazine historique “L’ombre d’un doute” », écrit M. Mélenchon, coprésident du PG, dans une lettre cosignée par son secrétaire national Alexis Corbière. « Le contenu de cet épisode est un offensant et grossier plaidoyer à charge contre la Révolution de 1789, truffé d’erreurs et dangereusement orienté vers une banalisation de l’idée de génocide », expliquent-ils. « Nous nous adressons à vous pour protester avec la plus grande fermeté contre le fond et la forme de cet épisode. Avec la majorité des historiens et universitaires, nous le jugeons scandaleux et absurde. Votre attitude est également condamnable lorsque vous conduisez le service public à rediffuser étrangement cette émission malgré sa grande médiocrité. »"

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