La pensée des Lumières : le travail naturel de l’esprit. - Recensions
Revue critique
Par Jacques Guilhaumou, UMR « Triangle », Université de Lyon, ENS-LSH.
Au cours des vingt dernières années, l’approche de la pensée des Lumières s’est singulièrement complexifiée à la suite d’une série de publications, soit généralistes sous la forme de Dictionnaires, soit particulières sous la forme de monographies. Nous avons lu et rendu compte d’une partie, certes limitée, de cette vaste production éditoriale, mais presque toujours dans une perspective propre. Ainsi, au-delà d’un abord non systématique de la pensée des lumières tout en appréciant la cohérence de l’entreprise encyclopédique elle-même, il s’agissait pour nous et il s’agit toujours de mesurer l'ampleur d’une « économie du discours » (Francine Markovits) en matière d’échange, de communication, de langage, mise en place au sein de l'atelier des Lumières, mais dont l'impact est particulièrement important lorsque se précise ce qu'il en est du travail de l’esprit politique au cours du premier moment de la Révolution française, les années 1770-1780, avec son point d'aboutissement en 1789 (1).

Madame de Staël, Réflexions sur le procès de la reine par une femme (1793), présenté et annoté par Monique Cottret, Les Editions de Paris, 2006, 126 pages.