Révolution Française

"Allégorie forever", opéra farandole sur la Révolution française - Annonces

Vendredi 12 juin 2009, au Centre culturel Aragon à Oyonnax, création d'Allégorie forever. Cet opéra farandole initié par le Centre culturel de rencontre d'Ambronay a pour objectif d'amener des élèves à s'épanouir à travers une pratique artistique régulière et pluridisciplinaire en les faisant participer à la création d'un opéra. Le livret a été confié à une historienne, Sophie Wahnich et à un metteur en scène Pierre Kuentz, la musique contemporaine à Marie Hélène Fournier. Associés aux enfants, des artistes professionnels (chanteurs, instrumentistes, chef de chœur, metteur en scène, etc.) travaillent depuis deux ans.

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Journée d'étude "Thomas Paine et la Révolution française" - Annonces

Cette journée d’études, organisée par Carine Lounissi à l’occasion du bicentenaire de la mort de Paine, se tiendra à l'Université de Rouen (site de Mont-Saint-Aignan, Maison de l’Université – Salle des associations) le 19 juin 2009.

Programme de la journée et plan d'accès

Les discours de la haine - Annonces

Introduction et table des matières de l'ouvrage dirigé par Marc Deleplace, Les discours de la haine. Récits et figures de la passion dans la cité, Villeneuve d'Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2009.

deleplace discours de la haine

La haine n’est certes pas une passion inconnue des historiens, qui interroge les comportements collectifs et pose au plus haut point la question des conditions de la destruction du lien social, lorsqu’elle s’exprime sans frein, et du rétablissement de l’ordre rationnel de la Cité, par les procédures de contrôle qu’elle implique. Elle n’est pas non plus un objet indifférent à l’historien si l’on s’en tient, parmi d’autres, à un certain nombre de travaux qui ont d’ores et déjà porté leur attention sur ses manifestations sociales, qu’il s’agisse, dans l’ordre politique, de la haine de la royauté dans la république romaine, ou, touchant à l’ordre social, le surgissement de la haine et son contrôle dans l’espace de la commune médiévale. Haine politique ou haine sociale ne sont donc pas des angles morts de l’interrogation historienne, bien au contraire. Mais prolonger la réflexion sur la haine comme objet historique proprement dit invite à poser, à côté des approches philosophiques, psychologiques ou sociologiques du phénomène, les spécificités d’une approche historique. Approche qui peut s’inscrire dans une démarche d’historien aussi bien que de musicologue ou de linguiste, puisque telle est la perspective tracée par le présent colloque qui a souhaité croiser les regards de ces spécialités apparemment éloignées les unes des autres par leurs objets, par leurs méthodes d’investigation, par les langages mêmes qui sont les leurs.

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Républicanismes et droit naturel. Des Humanistes aux Révolutions des Droits de l'Homme et du Citoyen - Annonces

républicanismes et droit naturel

Les actes du colloque organisé par notre séminaire L'Esprit des Lumières et de la Révolution en juin 2008 viennent de paraître aux éditions Kimé (avec le concours du CHISCO Paris Ouest Nanterre, ICT Paris VII Denis Diderot et IHRF Paris I Panthéon-Sorbonne). On trouvera ci-dessous l'introduction et la table des matières.

Républicanismes et droits naturels à l'époque moderne. Des humanistes aux révolutions de droits de l'homme et du citoyen, Marc Belissa, Yannick Bosc et Florence Gauthier (dir.), Paris, Kimé, 2009, 248 p.

Depuis la parution des principaux travaux de Caroline Robbins (The Eighteenth Century Commonwealthmen, 1958), de Zera Fink, (The Classical Republicans…, 1962), de John G. A. Pocock (The Machiavelian Moment. Florentine Political thought and the Atlantic Republican Tradition, 1975, traduit en 1997) et de Quentin Skinner (The Foundations of Modern Political Thought, 1978, en français en 2001) pour ne citer que les plus célèbres, de nombreux historiens ont labouré le champ de l’histoire des idées politiques à la recherche des continuités dans la tradition du républicanisme dit "classique" et/ou de "l’humanisme civique". À partir de ces recherches, des philosophes politiques comme Philip Pettit (1) ou Jean-Fabien Spitz (2) ont également interrogé cette tradition. Les questionnements actuels sur ce qu’il est convenu d’appeler la "crise de la démocratie" ne sont pas étrangers à cet intérêt renouvelé. Ces philosophes n’hésitent pas à revenir aux origines historiques du républicanisme pour y puiser les éléments de réflexion leur permettant de concevoir un nouveau républicanisme social et démocratique.

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Pirates de tous les pays - Annonces

Avant-propos de Markus Rediker à l’édition française de "Villains of All Nations" (2004), publié par les Éditions Libertalia, 2008.

rediker pirates

C’est avec grand plaisir que je salue les lecteurs francophones à l’occasion de la publication française de Villains of All Nations. Les mouvements radicaux français ont longtemps eu une dimension maritime. C’est un fait avéré. Des marins originaires de France, ou issus des colonies et des circuits commerciaux français situés dans le monde atlantique ont contribué à la création de ces « équipages bigarrés ». Ils ont navigué sur des bateaux pirates des débuts de la flibuste, dans les Caraïbes, vers 1660 et 1670, jusqu’à la fin de son âge d’or, dans les années 1720. En fait, le nom même de l’éditeur de cet ouvrage – Éditions Libertalia – provient de l’histoire de la piraterie en général, et de celle d’un pirate français en particulier, le très mythique capitaine Misson. Le capitaine Charles Johnson rapporte dans le deuxième volume de son History of the Pyrates, publié en 1728, que Misson et ses compagnons flibustiers avaient établi une base pirate – ou « zone autonome » – appelée Libertalia, à Madagascar, vers 1720.

Les pirates de Misson s’autoproclamaient « gardiens vigilants des droits et des libertés du peuple ». Ces justiciers avaient une conscience de classe. Ils se considéraient comme « des barricades contre les riches et les puissants ». Ils menaient une guerre au nom des opprimés contre les oppresseurs. Ils symbolisaient la justice. Libertalia renvoie donc à l’ancienne prophétie qui annonce que le paradis s’établira sur la côte est de l’Afrique, de même qu’elle préfigure les sociétés fondées sur les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité.

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Le républicanisme des droits - Annonces

Christopher Hamel soutiendra sa thèse de doctorat en philosophie sur Le républicanisme des droits. Vertu civique et droits naturels dans la pensée de John Milton et Algernon Sidney, au Panthéon-Sorbonne, le vendredi 27 février 2009 à 14 h, 12 place du Panthéon, salle 419B.

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Josiah Child et Vincent de Gournay - Annonces

Meyssonnier Child et Gournay

Traités sur le commerce de Josiah Child suivis des Remarques de Jacques Vincent de Gournay, édité et présenté par Simone Meyssonnier, Paris, L’Harmattan, Les cahiers d’économie politique, 2008 


Cette édition des Remarques de Jacques-Claude Vincent de Gournay est une première éditoriale en France. Les manuscrits de ce texte, écrit en 1752 et cité par Turgot et l’abbé Morellet, n’ont été découverts qu’en 1976, à la Bibliothèque municipale de St Brieuc. L’édition par son découvreur, Takumi Tsuda, parue au Japon en 1983, aujourd’hui épuisée, ne pouvait rester sans suite. Elle ne distinguait pas les notes autographes de l’auteur, ni ne reprenait les notes de ses commentateurs, dont celles d’un des membres les plus influents de son groupe, Véron de Forbonnais. En outre, Tsuda interprétait la doctrine de l’intendant dans un sens protectionniste, et le considérait comme « trahi par Turgot » qui aurait accentué à tort son libéralisme. Ceci est contestable : les mémoires des contemporains qui figurent dans le fonds de St Brieuc, le présentaient comme un partisan convaincu d’une politique économique libérale, en opposition à ceux qui se réclamaient de la politique réglementariste de Colbert. De nombreux mémoires autographes de Gournay, autres que les « Remarques », apportent aussi la preuve de cette orientation.

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Rousseau sur la guerre et la paix - Annonces

Rouseau guerre et paix

Blaise Bachofen et Céline Spector (dir.), Principes du droit de la guerre - Ecrits sur la paix perpétuelle, Paris, Vrin, 2008, 342 p.

Une nouvelle édition des textes de Rousseau sur la guerre et la paix vient de paraître chez Vrin sous la direction de Blaise Bachofen et de Céline Spector. L'originalité de cette publication est la reconstruction proposée des "Principes du droit de la guerre" jusque-là édités sous la forme de fragments sans lien entre eux. Les textes présentés ici ne sont donc pas "inédits" à proprement parler, mais cette édition leur donne une nouvelle cohérence et elle éclaire d'un jour nouveau le projet des "Institutions politiques" de Rousseau, comme ses textes de et sur l'abbé de Saint-Pierre. Ce corpus comprend d'une part les "Principes du droit de la guerre" et les "Fragments sur la guerre" tels qu'ils apparaissent dans les manuscrits, puis d'autre part une version "mise au net" des "Principes du droit de la guerre", aboutissant ainsi à un "nouveau" texte de Rousseau. Suivent "L'Extrait de Projet de paix perpétuelle de M. de l'abbé de Saint-Pierre" et le "Jugement sur la paix perpétuelle". Le corpus est accompagné de quatre commentaires substantiels dont on trouvera le titre dans la table des matières à la suite de l'introduction que nous publions ci-dessous.




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La Terreur comme état de siège fictif civil et comme fraternité - Annonces

Extrait du chapitre IV de l'ouvrage d'Anne Simonin, Le déshonneur dans la République : une histoire de l'indignité (1791-1958), Paris, Grasset, 2008, p.263-269

Le déshonneur dans la République

La Terreur, en principe à l’ordre du jour depuis le 5 septembre 1793, et l’instauration du gouvernement révolutionnaire, le 10 octobre 1793, constitue la période la plus controversée de la Révolution, celle qui fera l’enjeu des interprétations les plus opposées, sans que l’on parvienne encore aujourd’hui à s’accorder sur la nature de l’ordre public mis en place. Saturée de commentaires, la Terreur n’en demeure pas moins une « énigme ». La Terreur est le nom générique donné à la période comprise entre le printemps ou l’été 1793 et l’été 1794. Cette époque, asssez brève – en gros, une année – a sa temporalité. On « entrerait » dans la Terreur avec la constitution du « grand comité » de Salut Public, le 10 juillet 1793 ; on « sortirait » de la Terreur avec la mise en accusation, les décrets de mise hors de la loi et l’exécution de Robespierre, de vingt et un députés robespierristes, les 9 et 10 thermidor an II (27-28 juillet 1794), et de quatre-vingt-trois personnes les deux jours suivants. Divisés sur la fin de la Terreur, les historiens ne se sont jamais mis d’accord sur la date de son inauguration : « Il n’existe pas de consensus sur une date ou un événement qui symboliserait le début de la Terreur. » L’indétermination des bornes chronologiques ne trahit pas une obsession positiviste, mais bien plutôt une difficulté à penser la Terreur, et l’étonnante résistance d’une période dont l’histoire ne reste pas à faire, parce que beaucoup a été fait et écrit, mais dont l’interprétation n’est pas épuisée.

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Voir aussi le compte-rendu de Bruno Bernardi dans La vie des idées

Les Lumières, la Révolution française et le monde- Séminaire 2009 - Annonces

Programme du séminaire de Master (HHIM209) de Marc Belissa Paris X Nanterre - CHISCO . Jeudi 13h30-15h30 salle D 202 (bâtiment D, 2e étage).

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Les Républiques-sœurs dans une perspective juridique - Annonces

couverture embrace of france

On trouvera ici l'introduction et la table des matières du volume In the Embrace of France. The Law of Nations and Constitutional Law in the French Satellite States of the Revolutionary and Napoleonic Age (1789-1815), ed. by Beatrix Jacobs, Raymond Kubben and Randall Lesaffer, (Studien zur Geschichte des Völkerrechts 18). Baden-Baden: Nomos 2008. V, 175 S. qui reprend les communications prononcées lors d'un colloque tenu à l'université de Tilburg (Pays-Bas) sur le thème des Républiques-sœurs, envisagé sous l'angle de l'histoire du droit des gens et de l'émergence du droit international.





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Ecrire l'histoire de la Révolution française : une autre histoire du sensible - Annonces

Reporté "pour cause de grève nationale et générale"

Dans le cadre du Séminaire du Laios 2008-2009, consacré aux Politiques du sensible, Jacques Rancière (Professeur à l’Université de Paris VIII) et Sophie Wahnich (Chargée de recherche CNRS/LAIOS) interviendront sur : Ecrire l'histoire de la Révolution française: une autre histoire du sensible.

Jeudi 29 janvier - salle 8 - 105, bd Raspail -de 17h00 à 19h00

Gabriel Bonnot de Mably : état de la recherche - Annonces

Introduction de l'ouvrage de Hans Eric Bödeker et Peter Friedmann, Gabriel Bonnot de Mably. Textes politiques (1751-1783), Paris, L'Harmattan, 2008, 348 pages.

mably harmattan

Gabriel Bonnot de Mably, philosophe, historien et publiciste français, qui travailla un temps au ministère des Affaires étrangères de la monarchie bourbonienne dans les années 1740, fait partie sans aucun doute des plus illustres représentants des Lumières françaises.(1) Sa carrière couronnée de succès en tant qu’écrivain politique s’étend de 1740 jusqu’à la veille de la Révolution française. Mably et ses œuvres apparaissent souvent dans les travaux de recherche concernant les Lumières et la Révolution française. Il est clair que sa notoriété devint plus importante durant la Révolution française que de son vivant. Ses œuvres politiques extraordinairement variées constituent un commentaire continu des crises de l’Ancien Régime et des discours politiques de l’époque allant de Fleury à Necker. Mably n’était pas un penseur spéculatif ; il n’en était pas pour autant un pur pragmatique. Comme beaucoup de ses contemporains l’étude des règles et des valeurs qui constituent une société stable et heureuse le fascine. Et comme eux, il adopta plus ou moins dans un simple processus de réception les positions fondamentales philosophiques et scientifico-théoriques de son temps. Dans le discours politique controversé de l’époque, il fut un critique impitoyable des théorèmes de ses contemporains et se distingua comme penseur sagace des constellations politiques de l’intérieur des crises de l’Ancien Régime tout comme un pronostiqueur de la Révolution française. Déjà à l’époque du développement de la « société bourgeoise » qui naît avec l’installation de l’économie de marché et de l’Etat moderne, Mably émit des doutes et fut sceptique vis-à-vis de cette nouvelle société. Sa pensée politique peut être analysée comme une assimilation intellectuelle des problèmes socio-politiques spécifiques de l’époque. Ses conceptions socio-politiques ne reflétaient pas simplement la réalité, elles rendaient plutôt cette réalité visible et compréhensible. C’est en constituant et en interprétant la réalité que ses idées pouvaient alors offrir une fonction novatrice.

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Festival de films sur l'esclavage - Annonces

9ème édition du FIFET (Festival International du Film contre l'Exclusion et pour la Tolérance) consacrée à l'esclavage, du 5 au 13 décembre 2008 à la maison de l'Unesco.

Voir le programmme

Impact et résonances de la Révolution haïtienne - Annonces

couverture haiti 1804 lumières et témèbres

Introduction et table des matières de l'ouvrage Haïti 1804 – Lumières et ténèbres. Impact et résonances d’une révolution, dirigé par Léon-François Hoffmann, Frauke Gewecke, Ulrich Fleischmann, Iberoamericana/Vervuert (Bibliotheca Ibero-americana, 121), Madrid/Frankfurt am Main, 2008, 288 pages.

Cette formidable expression de l’aspiration de l’homme à la liberté et à la dignité que fut la Révolution haïtienne n’avait suscité à l’époque, dans l’Occident dit civilisé, que l’indignation et la dérision, suivies d’un silence assourdissant. Peut-être ce dernier est-il enfin en train de se dissiper. En effet, à l’occasion des célébrations du bicentenaire de la Révolution française en 1989, puis en 1998 de celle du deux cents cinquantième anniversaire de l’abolition définitive de l’esclavage officiel dans les colonies françaises, les historiens et les hommes de lettres du monde entier ont commencé à accorder à la Révolution haïtienne l’attention que mérite son extraordinaire importance dans l’aventure humaine. Outre son intérêt scientifique, le Congrès International «Haïti 1804-2004», qui s’est tenu à Berlin du 4 au 6 novembre 2004, l’année de la célébration du bicentenaire de l’Indépendance haïtienne, s’inscrit dans cette volonté de contribuer à racheter un tant soit peu l’inexcusable silence de nos aînés.

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