Revue critique

Par Jacques Guilhaumou, UMR « Triangle », Université de Lyon, ENS-LSH.

Au cours des vingt dernières années, l’approche de la pensée des Lumières s’est singulièrement complexifiée à la suite d’une série de publications, soit généralistes sous la forme de Dictionnaires, soit particulières sous la forme de monographies. Nous avons lu et rendu compte d’une partie, certes limitée, de cette vaste production éditoriale, mais presque toujours dans une perspective propre. Ainsi, au-delà d’un abord non systématique de la pensée des lumières tout en appréciant la cohérence de l’entreprise encyclopédique elle-même, il s’agissait pour nous et il s’agit toujours de mesurer l'ampleur d’une « économie du discours » (Francine Markovits) en matière d’échange, de communication, de langage, mise en place au sein de l'atelier des Lumières, dont l'impact est particulièrement important lorsque se précise ce qu'il en est du travail de l’esprit politique, de ses effets pratiques et de sa dimension naturaliste au cours du premier moment de la Révolution française, les années 1770-1780, avec son point d'aboutissement en 1789 (1).

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